Samedi 4 Septembre 2010: it’s raining rain (Parc du Bic > Pointe-au-Père)

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J’avais campé la nuit précédente au Parc du Bic en pensant pouvoir m’y reposer/balader ce jour.

Seulement voilà, lorsque je me réveille, il pleut bien. Qu’à cela ne tienne, je redors, j’envoie des textos, je glande. La pluie ne passe pas…et l’appel des besoins naturels se fait sentir. Alors que la pluie est un peu moins forte, je prends mon courage à deux mains et sors de mon antre.

Quel temps de chien…bon, « action », comme dirait l’autre. Déjeuner, remballage de tente, comme d’hab, mais en plus mouillé.

Pistes cyclables du parc, quelques paysages bouchés. Ce que je vois est beau, mais je vois pas grand chose. Donc tous ceux qui m’ont dit que le parc du Bic est beau, je vous crois…

Je sors du parc par l’ouest. Erreur fatale, je suis maintenant au niveau de la mer, et il y a un bon gros caillou à franchir pour rejoindre la route. Vive les raidillons entre 9 et 20 % sous la douche!

Enfin, en haut, heureusement, il y a la récompense: un belvédère avec observation possible de faucons pélerins.

Ah bah en fait non: c’est complètement bouché.

Je continue et reviens sur la route 132. Vous l’avez aimée sèche, vous l’adorerez mouillée! Merci les camions pour les embruns, ça rafraïchit, par cette chaleur sèche accablante. Ou pas!

En pleine ligne droite, un peu avant Rimouski, c’est le drame: pschpschpschpschpsch….comme il y a deux jours. Il fallait s’y attendre:
mon pneu était quand même bien endommagé. J’enlève les sacoches, démonte la roue, fais péter mon super Schwalbe Marathon Supreme de rechange. Je MISÈRE pour le monter: jamais monté un pneu pliant avant. Évidemment, dans ma misère, je pince la chambre neuve: la voilà crevée. Je sors l’autre…et finis par réparer cette foutue crevaison. On the road again…

Le nouveau pneu a trop de la gueule, je trippe.
.
J’arrive aux abords de Rimouski aux alentours de 16h30. Damn, plus qu’une demi heure pour trouver un vélociste qu’a un pneu de 700×32 pliant. Je rentre dans le premier dépanneur venu pour demander où il y en a.

Enfin un truc cool dans cette journée! Lorsque je demande au caissier, le mec qui attend derrière moi, D., me dit qu’un chum à lui tient une boutique. L’heure de fermeture approchant, il me propose de l’appeler pour qu’il m’attende. Ça le fait!

Rendu là bas, je suis accueilli par le chum en question, qui lui aussi s’appelle D., rigolo. Vraiment cool le mec, il me propose plusieurs pneus, et répare le mien avec un patch (je savais même pas que c’était possible). Il me montre comment plier n’importe quel pneu non-pliant, trop fort. Finalement, il me fait aussi un prix sur un Specialized Armadillo, pneu pliant réputé quasi-indestructible. Je sors de là avec mon pneu de nouveau utilisable a priori, et un autre au cas où, et 70$ au lieu de 110 plus léger.

D. m’apprend qu’en fait, le grain d’aujourd’hui, c’est la fin de l’ouragan Earl, qui a frappé la Nouvelle Écosse. Ah, bah ça…

Il commence à se faire tard, D. me demande où je crèche ce soir. J’en sais rien…je lui dis que je vais tenter de me trouver un hôte Warmshowers. Il me dit que lui ne peut pas…et il appelle un de ses collègues, pas dispo non plus. Il me conseille un gîte du centre ville, ou sinon, Pointe-au-Père, quelques kilomètres à l’est. Je redoute les prix du centre ville…et roule donc vers l’est. Ça devient pressant, le soleil est bas…

…mais la pluie cesse, et j’ai même droit à un arc-en-ciel complet! Inchalleluia!

Tous les motels sont bookés, pas de camping potable à l’horizon non plus: à moi le sauvage. Je tourne, je cherche, et finis par tomber sur une sorte de terrain municipal, pas loin d’une église, assez abrité, et avec l’eau courante. C’est bon pour moi.

Je monte Hubba. Évidemment, elle est trempée. De toutes façons, à part celles qui étaient dans mon drybag, toutes mes affaires sont soit humides, soit mouillées, soit trempées. ll y a de l’eau dans la tente et ma serviette sèche. Une paire de chaussettes a servi d’éponge. Pourvu qu’il ne pleuve pas demain…

Bagel-cretons, doubleramen-saucisson-fromage, tarte au sucre, pomme.

Bref, journée de repos pas reposante. 68 km à 19.2 de moyenne, soit 3h31 de route, avec un max de 62.2.

Demain, si tout va bien, je serai en Gaspésie.

Bonne nuit humide!

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6 commentaires pour Samedi 4 Septembre 2010: it’s raining rain (Parc du Bic > Pointe-au-Père)

  1. Christine B. dit :

    Salut Rémi,
    Si dans ton voyage, tu passes par St-Quentin (Nouveau Brunswick), tu peux t’y arrêter.
    Cette ville à une histoire avec notre St-Quentin et le Maire est déjà venu. Ma mère le connait et dit que tu serais certainement très bien reçu venant de St-Quentin. Je lui demanderai son nom si tu veux.
    Bises
    Bonne route

  2. ju dit :

    les ennuis commencent mais on te soutient de tout coeur ! dommage pour le colis je dois avouer que j’ai un peu ch*er dans la colle! bon courage et comme disait le seul et unique didier :
    « J’ai passé tout l’été en Gaspésie
    J’ai passé l’été seul, en Gaspésie
    Ouh oui en pleurant en pensant à toi
    Ouh oui moi qui ne venais que pour toi  »
    si tu passe par chicoutimi danse un twist et filme le pour moi!!
    prends soin de toi

  3. Juan Altitude dit :

    Ouf. Journée difficile.

    Moi, j’adore les Schwalbe Marathon. Les Armadillos, je les trouve pas assez souples.

    Merci pour le terme d’Inchallelouia. C’est fort.

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