Mardi 7 Septembre 2010: de phare en phare (Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine > Cap-des-Rosiers)

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Wouhouh! Quelle belle journée.

Ce matin, un peu l’angoisse en me levant. Gros nuages gris, tente mouillée, quelques gouttes à la fin du déjeuner…pas de très bon augure, mais après samedi dernier, je suis de toutes façons prêt à prendre la pluie! En route, mauvaise troupe, je quitte mon spot vers 8h.

J’ai alors compris ce que voulait dire la dame du camping d’hier, « y’a pas de côte avant Rivière-Madeleine ». Comme dirait l’autre québécois, « eh mon’homme… ». Prenez l’Everest, mettez-y une route. Vous imaginez? Bon bah voilà, vous avez le début de l’étape d’aujourd’hui. Et pas que le début, remarquez: selon mon compteur, aujourd’hui, 2027 m de dénivelé positif. Encore plus qu’au Mégantic!

Faut dire que pour passer d’une anse à l’autre, la route 132, plutôt que de sagement longer le rivage comme avant la Madeleine, maintenant,  elle passe au dessus! Ohla que ça monte. En général, c’est pas non plus très très raide: entre 6 et 12 %. Mais pfiou, c’est long…! Enfin en même temps, c’est souvent trop beau. Surtout que le ciel se dégage de plus en plus…pour finalement être tout bleu et vierge de tout nuage pour la journée entière.

La clé pour ne pas devenir fou avec ces côtes: se laisser monter le plus haut possible avec l’élan dont on dispose, passer en « granny gear » (=vitesse grand mère, en français: très petit braquet), et ensuite, développer les watts sans se tuer les jambes. Attention, je grimpe à la vitesse fulgurante de 7 km/h. Juste de quoi tenir sur le vélo sans redescendre en marche arrière : )

Arrivé à Grande-Vallée, je profite d’un onéreux café internet (2.50$/quart d’heure…mais par ici la haute vitesse ne court pas les rues!) pour envoyer mes conneries. Deux jours sans internet, pfiou, c’était dur! : D

On the road again, je m’arrête aussi à la poste pour quelques timbres. Une mamie attndant son courrier me demande si je suis un coureur. Non mais, j’ai l’air d’un sportif moi?! Je l’ai engueulée en lui demandant si on lui avait jamais appris la courtoisie…

Non, en vrai, j’ai bien ri et lui ai dit que non, je suis juste un voyageur. I’m a poor, lonesome cyclist…

Roulons. À un moment, la 132 rentre un petit peu plus dans les terres, le littoral étant probablement un peu trop accidenté. Yeeha, des éoliennes. Il y a une sorte de siège social de l’exploitant du parc, Cartier. Je toque et demande si des équipes de maintenance sont présentement sur place. Oui…mais pas possible de monter. J’aurais plutôt dû demander où, et supplier les techos de m’emmener…pas assez de culot.

Quelques kilomètres plus loin, je vois un panneau du genre « Site historique Marconi, phare de Pointe-à-la-Renommée ». D’après ma carte, ça fait pas un très gros détour: allez hop.

Gnihah, 4 km de raidillons-descentes dans la grosse gravel pour arriver sur place. Enfin ça valait vraiment le détour: l’endroit est magnifique. Petite visite guidée particulière par une petite Madame cool. Elle faisait partie des gens ayant obtenu le rapatriement du phare sur son site d’origine, alors qu’il avait été exposé à Québec pendant plus de 20 ans. Elle n’est pas peu fière de son coin de pays et fait plaisir à voir. L’histoire du site m’est passionément racontée, et en est donc passionnante. Je vais pas vous gonfler avec les détails, ça doit être quelque part sur le net si vous voulez en savoir plus!

Double-ramen à côté du phare, puis je me rends compte qu’en fait pour repartir, je suis obligé de reprendre le magnifique chemin de l’aller dans l’autre sens. Grmbl.

Je continue ma route et arrive à (bien cerner l’ironie de la phrase, c’est important!) la plus belle ville cycliste du monde, le paradis du vélo, l’apothéose de la cirulation des deux-roues, j’ai nommé: Rivière-au-Renard.

Jamais vu ça. Vous vous souvenez de la voracité des moustiques vers Rivière-du-Loup? Bin là, pareil, mais avec des automobilistes. En l’espace d’environ 2 km, je
me suis fait klaxonner une fois, crier dessus une fois (et pas des encouragements à la pratique du vélo), frôler 3 fois, foncer dessus une fois. Alors que je cirlais juste, sans effraction quelconque. Jamais vu ça!

Le plus drôle, c’est que dans une rue, y’avait un panneau « attention à nos enfants, conduisons avec amour! » avec des enfants et des coeurs dessus. Je l’ai pas pris en photo, j’avais vraiment pas envie de m’éterniser.

Ville de fous…jamais vu ça.

La descente suivante restera dans les annales, pour avoir fait apparaitre pour la première fois un 8 au chiffre des dizaines de mon compteur. 83.4 km/h, yeeha!

Un peu plus loin, sur le bord de la route, un hélicoptère était garé. Truc de ouf! Je vais voir. Jasette avec le pilote, un français au Québec depuis 40 ans. Il attend pour emmener des ingénieurs survoler le chantier de lignes électriques, à quelques kilomètres de là. Il a appris à piloter dans l’armée, puis s’est exilé. Il a près de 10000 heures de vol, a vu les migrations de caribous dans le grand nord, et lui aussi trouve que le peuple américain est victime d’une poignée de salopards.

Pas eu le culot de demander si je pouvais me joindre à l’équipage du vol imminent…tant pis.

J’étais alors proche de mon but du jour: le phare de Cap-des-Rosiers. Les phares, c’est trippant, je trouve. Et il y a souvent un bon spot de camping sauvage à proximité. Présentement, j’entends la mer toute proche…en espérant que du gros temps n’est pas au programme de la nuit prochaine.

Allez, les stats: 19.2 km/h, 6h14, 120 km. Oh, et aujourd’hui on a fêté le 3000ème kilomètre de Trekounet. Que d’émotions!

Demain, si tout va bien, Gaspé!

Bonne nuit les petits.

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6 commentaires pour Mardi 7 Septembre 2010: de phare en phare (Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine > Cap-des-Rosiers)

  1. Cath dit :

    wahou Rémi !
    As-tu pris une photo de la rivière Madeleine ? ça a l’air vraiment pas mal ce coin, j’irais bien lors de prochaines vacances… l’ennui, c’est quand-même qu’il faille traverser l’Atlantique !
    Gaffe aux gars dans leurs chars, reviens-nous intact hein !
    Gaspésie, c’ paisible ? c’ plaisant !

  2. claire dit :

    Super Rémi !!
    Courage pour ta virée, ça doit quand même pas être si évident !! Pour le camping sauvage près d’un phare, tu risques d’avoir plus froid que dans les terres vu k t près de l’eau… Sinon ai plus de culot !! tu t’en fou, t’as rien à perdre !! Moi aussi avant j’osais pas, now j’ose !! lol Et chui pas déçue alors fonces et vis à 100% !!
    J’arrive peut-être trop tard et je ne sais pas où tu en ai now mais profites de faire le parc de Forillon !! Tu es presque sûr de voir des orignaux, ours, castors et si tu as tes jumelles, baleines !!! (l’auberge de jeunesse est super à Forillon !! ya un « guide » pour aller voir les animaux et il connait tout sur tout !! Il est génial !! Il faut que tu y ailles). ;-) Après ya Percé, c’est super aussi !! Quand tu seras plus loin, ya une super auberge jeunesse après Pointe-à-la-garde !! Il faut que tu la fasses aussi (ça te premettra de te reposer entre tes camping sauvages lol). C’est un « chateau » et ya des soirées moyen âge !! A faire !!! Enjoy et takes some nice and good pictures !!
    Good trip !!

  3. Daniel Berthiaume dit :

    Bravo Rémi! Très bien ton blogue. Tu as fait le pire, concernant les côtes et l’absence d’accotement. Coté sud de la péninsule, c’est + plat… Mais vents dominants de face!
    Bonne route, Daniel

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