Samedi 11 Septembre 2010: la Baie des Chaleurs, sous le soleil (Bonaventure > Pointe-à-la-Croix)

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Ce soir, c’est au coin du feu que je vous écris. Le premier du voyage! Précisons aussi que je suis en haut d’une montagne, avec super vue sur la Baie des Chaleurs. Voyons comment je suis arrivé là…

Réveil à 5h40. Il ne pleut plus! Nez dehors: le ciel est plutôt dégagé, et il souffle une légère brise. Je décide de remballer assez rapidement: comme je l’écrivais dans feu l’article d’hier, je campe sur un terrain communal, juste à côté d’un bâtiment tout aussi communal…mais quasiment à la vue de tous: bofbof.

Lever de camp, puis déjeûner copieux au soleil. Je sais pas si je vous ai déjà dit, mais pain aux raisins + nutella + banane = combo. Lubrification et regonflage de Trekounet. Un peu d’air pour mon klaxon aussi, pour faire coucou aux chauffards.

Au moment de partir, un petit vieux vient ouvrir le bâtiment communal en question. Il aurait probalement rien dit, mais bon, je pars quand il faut.

On the road again! Il fait assez frais, surtout avec la brise que j’ai contre moi. Mais ça roule. Et on voit le Nouveau-Brunswick de l’autre côté de la baie: ça fait plaisir, du temps clair!

Je continue sur la 132. Ici, l’accotement est bon, et l’asphalte aussi: ça change de certains passages merdiques. Avec le paysage en prime, la route est vraiment agréable.

Coup de stress à un moment: drôle de bruit à l’arrière…je regarde. C’est une sorte d’agraphe plantée dans mon pneu, qui frotte le garde-boue à chaque passage. Jurons…et ablation de l’intrus. En fait ce n’est que superficiel, pas de crevaison! Inchallelouihah!

Petit croissant et muffin à New Richmond, et quête du graal…ici encore, il faut vendre un oeil pour faire graver quelques pauvres DVD. Et la bibliothèque n’est pas encore ouverte…tant pis.

D’ailleurs, checkez la photo du panneau: on peut vivre à New Richmond…il y a des pompes à essence. D’ailleurs, je pensais. Ici, il y a bien 10 stations-services pour 1 boulangerie. Conclusion: les gens donnent plus à manger à leur auto
qu’à eux-mêmes.

Toujours sous le soleil, tantôt porté par la brise, tantôt freiné par elle, j’arrive à un bled appelé Maria (et oui). Il y a une petite bliothèque…ouverte!

Ils ont des ordis dignes de ce nom, et je peux les utiliser! Yeeha!

En fait, pas si yeeha que ça: les graveurs sont seulement utilisables par les administrateurs. Fuck. Les gentilles bibliothécaires font des pieds et des mains pour trouver une solution, mais en vain. Elles me conseillent de m’arrêter à Carleton, le bled plus loin sur la 132.

Merci merci, aurevoir! Et on the road again.

En arrivant à Carleton, un panneau dit « 11 Septembre, Entre Bière et Mer, quai des arts ». Hum, c’est intriguant. Je vais voir…ça tombe bien, c’est pile à côté de la bibliothèque. Un mini-salon de la bière! Coolcool…10$ le petit verre et deux dégustations. Cher, mais ils prennent les dollars US: je leur refile donc mes inutiles billets verts.

Je goutte deux bonnes bières blanches gaspésiennes, dont une de Carleton même. Miammiom. Jasette avec les brasseurs, plaisanteries sur la bière et le vélo.

Je m’en sors vers 12h30. La bibli ouvre dans une heure, le temps de manger et de faire une petite sieste…au soleil, tout en séchant ma tente. Le pied.

Je vais à la bibliothèque. Ils ont ce qu’il me faut, enfin! Trop cool. Je sors de là avec deux DVD bien pleins.

Je m’arrête x fois dans Carleton, pour retirer du cash, acheter des cartes, etc, etc. Ensuite, route vers l’ouest, sous le soleil toujours. J’ai même chaud à certains moments, ça fait plaisir.

La 132 ne longe pas toujours la côte. Ça fait plaisir d’être un peu plus dans l’arrière-pays des fois! Je suis dévié à un certain moment vers une miellerie qui fait aussi du chouchen…je m’en sors avec un pot de miel en forme d’ourson tout neuf, le mien voyant sa fin proche.

Je traverse la réserve indienne au nom m’échappant. D’ailleurs, la vendeuse de miel semblait amérindienne.

Je rencontre deux jeunes sur des vélos tout merdiques quelques kilomètres avant Pointe-de-la-Garde. Jasette et roulage ensemble. Ils vont jusqu’à l’auberge sn forme de chateau dont on m’a parlé…allons y gaiement, je veux bien voir ça!

En fait, T. est français, ici depuis une semaine. Menuisier tout juste sorti d’apprentissage, il vient aider à la construction d’un nouveau bâtiment-château. E., elle, est allemande et en stage linguistique.

T. me fait un peu voir son chantier. C’est cool…et j’ai droit à une superbe vue sur la baie depuis le haut du château en construction.

Je serais bien resté à l’auberge…mais il fait beau, autant en profiter pour rouler et camper.

Vingt kilomètres plus loin, j’arrive à Pointe-à-la-Croix. Un peu avant d’entrer dans le bled, un panneau indique un belvédère..l’idée d’y camper me traverse alors l’esprit.

Oh que j’en ai chié pour monter. Le chemin est super-raide et en grosse gravel: je suis obligé de descendre et pousser. La loose. Arrivé au stationnsmt du belvédère, c’est pas fini: reste le sentier pédestre. Optimiste, j’y vais en roulant: ça semble faisable.

N’ayant pas eu le temps de déclipper après un dérapage, je me vautre lamentablement dans une épingle en montée un peu raide. Le casque a même failli servir. Trekounet n’est pas fait pour le trekking…

Bref, j’y suis arrivé au final. Et ça valait le coup, regardez les photos!

Demain, repos pour calmer les douleurs, et route probable vers Saint Quentin, Nouveau-Brunswick. Ça va être triste de quitter le Québec…faudra pas que j’oublie de me faire une petite poutine de départ.

Ce jour, 119 km roulés en 5h42, soit 20.8 km/h. Avec une pointe à 66.7 km/h.

Bonne nuit avec vue!

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4 commentaires pour Samedi 11 Septembre 2010: la Baie des Chaleurs, sous le soleil (Bonaventure > Pointe-à-la-Croix)

  1. Cath dit :

    la lumière est bien belle en Gaspésie,
    n’y a pas que chez nous qu’il traine n’importe quoi sur les routes,
    non j’ai pas dit n’importe qui.
    te voilà en Acadie, mais quand donc tu vas flemmarder un peu ?

  2. Guillaume dit :

    La réserve amérindienne est Réstigouche ou Léstigouche, c’est selon. La plus importante nation amérindienne des maritimes (Micmac) y habitent. On y retouve une scierie, mais beaucoup vont travailler aux US.A comme monteur de ligne ou monteur de gratte-ciel étant donné qu’ils n’ont pas le vertige. Une nation amérindienne importante dans l’histoire de la rivalité franco-anglaise au coeur de l’Atlantique, agissant comme corsaire. Ils appuyaient davantage les Français.

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