Vendredi 17 Septembre: pain perdu et pluie acadienne (Parc de Kouchibouguac > Cocagne)

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Bon, c’est de pire en pire, maintenant mes titres montrent que je suis un morfale. « Grosbouf », m’appelait-on jadis. Je pense que je vais finir par grossir pendant ce trip…on va y revenir.

Réveil vers 7h30. J’entends la pluie tomber sur la tente. Pas violemment, mais pluie quand même. Nez dehors: eh qu’il fait gris! Je me suis acheté du lait hier pour faire du pain perdu…alors allez, au boulot. Corvée de bois sous la pluie, pour faire cuire le tout sur le feu et faire aussi des toasts. Tout est trempé…ça promet!

J’en ai fait, des feux, dans ma vie. Mais je crois que j’ai jamais galéré autant. Il m’a fallu 3 tentatives d’allumage, avec essence à réchaud à l’appui, pour obtenir un truc tenant la route. C’est dire le taux d’humidité…ou dire si je m’y prends mal :)

La clé de la réussite: les amandes! J’avais lu je ne sais où qu’elles font de bons allume-feu. C’était l’occasion de tester…un peu d’essence de réchaud sur quelques amandes, et le tour est joué. J’ai pu obtenir un semblant de pain perdu, au goût mélangeant oeuf cramé, pain carbonisé, lait froid, oeuf baveux. Bref, pas toptop, mais avec le mix habituel peanut/banane/érable, et ma faim après ces 2 heures de galère culinaire, c’était plus que mangeable.

J’ai fini par lever le camp vers 10h30…sous la pluie gentille qui tombe depuis mon réveil.

Rouleroule sur la route qui traverse le parc de Kouchibouguac. Je suis dépassé par plusieurs autos floquées du logo « parcs Canada »…et rit intérieurement en pensant que j’ai campé dans leur camping fermé sans payer. Je n’ai pas de scrupule car je pense qu’un tel service public devrait être gratuit, ou en tous cas, pas vendu à un tarif exorbitant, comme c’est le cas. Oui, je suis un anarcho-parasite à roulettes.

J’arrive à Richibucto. Grosse pause internet à la bibliothèque, histoire d’envoyer mon bazar et retélécharger le « 30 years live » de Bad Religion (que j’écoute présentement en écrivant!).

Pause bouffe aussi…pour changer. J’ai réalisé l’autre jour qu’à certains moments, 3 sacoches sur les 4 principales contenaient un peu, voire beaucoup, de bouffe. C’est mon gaz à moi!

Je redécolle vers 14h30, après avoir fait le plein d’eau au kiosque d’info touristique. 32 km de roulés jusqu’à présent, s’agirait de se remuer un peu pour faire quelque chose de cette journée. Allez les jambes, on pousse!

La pluie finit par cesser…ah, qu’est ce que ça fait plaisir de se débarasser des imperméables, vous pouvez pas imaginer. Je respire!

Le vent n’en faisait qu’à sa tête jusqu’à présent…faut dire que la route était assez changeante. Mais maintenant, ça roule! À moi la route côtière, assez peu fréquentée. Ça sent bon la mer! Il fait toujours gris, mais on peut distinguer un peu de ciel bleu à l’horizon. Ouf, du beau temps me poursuit!

Je profite un peu du vent et roule en chantonnant et sifflotant. C’est rigolo le vent, quand j’évacue la condensation nasale, elle tombe à la même vitesse que moi.

En arrivant à Bouctouche, je pense être tiré d’affaire niveau précipitations. Le ciel bleu arrive…mais non, il se remet à pleuvoir. Je dois encore faire clignoter les imperméables, ça va me rendre fou. 15 minutes de pluie-ounette…et ça y est, il fait beau. Wouhou!

Qu’est ce que ça fait du bien de devoir ouvrir le maillot et remonter les manches…le paysage est bien beau avec ce soleil bas et ce ciel dégagé.

La barre de la centaine de kilomètres s’approche…et les genoux, l’entrejambe et le reste commencent à vouloir s’arrêter. Allez, on cherche un petit nid. Tiens, une école. Tiens, des terrains de sport. Tiens, des buissons. Allez hop, ça le fait!

Petit timelapse du coucher de soleil…en espérant que ça donnera quelque chose. Dose record de pâtes au pesto-cheddar-jambon: je serai probablement plus gros à la fin du voyage.

Vaisselle…et je suis maintenant en train d’écrire.

100.6 km en 4h27 ce jour, soit 22.6 de moyenne. Pointe à 40.

Demain, route vers l’Île du Prince Édouard. Je viens en effet de trouver quoi faire de la suite du voyage: tour de l’Î.P.É avec passage aux îles de la Madeleine, puis retour au Nouveau Brunswick, ou directement route vers la Nouvelle Écosse.

D’ailleurs, si quelqu’un a une piste pour faire Halifax-n’importe où en Europe en bateau, je suis preneur. Merci!

À demain!

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12 commentaires pour Vendredi 17 Septembre: pain perdu et pluie acadienne (Parc de Kouchibouguac > Cocagne)

  1. nico dit :

    merci, grand Rém’, pour ta carte ! ton cyclotour me fait envie grave ! enjoy

  2. Cath dit :

    Tu n’as quand-même pas l’air obèse, du moins sur les photos d’hier…
    ah ben bien, 2 heures pour déjeuner des trucs cramés, j’entends d’ici Claire qui crie au risque cancérigène !

  3. bouderlique dit :

    Merci pour les cartes postales. J’ai l’impression que ça commence à sentir l’automne sans compter peut-être les queues des cyclones sur le Mexique. On espére que tu n’as pas froid!
    Tout le monde lit avec attention ton journal de bord que j’imprime.
    Bonne route et à bientôt.

  4. Guillaume dit :

    Salut mon Rémigne!
    Je viens de me taper ton blog!
    Ca c’est un Rémi en Amérique! Rien ne l’arrête ce Rémigne!
    Picardie; Acadie: même combat (heu…je ne sais pas pourquoi…)

    Je suis déçu que les Gringos t’aient refusé l’accès à leur magnifique patrie (sic), mais en même temps, je t’ai tellement harcelé pour que tu visites le Québec puis, le Canada, que je m’en trouve ravi de lire tes péripéties québeco-canadiennes.
    C’est sur que c’est autre chose et que le climat vient jouer les trouble-fêtes, mais c’est aussi ça l’Amérique!!! Surtout en automne…criss de vent maritime!
    Je ne sais pas si tu comptes revenir sur tes pas, mais j’ai le souvenir que la frontière N.B-Maine (près d’Edmunston je crois) est facile à passer, car les habitants canadiens et us la traversent fréquemment.
    Chèkes ça le gros et bonne continuité.

    • zboud dit :

      Merci merci :)
      Mais si je me fais pogner aux US sans visa, bonjour les grosses emmerdes. Non, l’Europe sera bien plus accueillante…

  5. Thomas B dit :

    Slt pour le feu prend de l’écorce de bouleau qui prend feu trop bien.

    Bonne route !!! :-)

  6. V. et R. dit :

    Bonjour Rémi, nous suivons ton blog religieusement et sommes toujours très surpris par ton périple. Nous nous demandions une questions aujourd’hui. Puisque tu vas à l’IPE, est-ce que tu pourras traverser le pont entre le NB et l’IPE en vélo? V et R, St-Quentin.

    • zboud dit :

      Merci! :)
      Non, comme écrit dans l’article que je viens de mettre en ligne, pas de vélo sur le pont…mais heureusement il existe une navette!

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