Samedi 25 Septembre: Îles de la Madeleine, partie 2 (a.k.a. Dès que les vents tourneront, nous nous en allerons) (Grande-Entrée > Cap-aux-Meules)

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(Gnuh, quel long titre!)

Réveil tardif: après mes presque-140 km d’hier, envie de dormir un peu. Il ne pleut plus (il a plu toute la nuit, environ), mais tout est évidemment trempé. Déjeûner complet, c’est à dire qui utilise toutes les tartinades et trucs du genre dont je dispose, à savoir:
-miel,
-nutella,
-beurre d’érable,
-sirop d’érable,
-beurre d’arachides.

Secouage-séchage d’Hubba, repliage. Fait pas chaud…le vent que j’avais dans le dos hier va être difficile à surmonter.

Hein?! Mais non! Le vent a tourné! Yeeha! Bon, je l’aurai pas vraiment dans le dos…mais pas non plus dans la face. Jeovah soit en location.

Petit lube-job à Trekounet, et on the road again. ‘Tain, fait gris! Depuis quelques temps, je commence à avoir un sale jeu dans le pédalage. Ça fait plusieurs centaines de kilomètres que je me dis que je dois changer la cale de ma pédale de droite. Mais pour voir, je secoue le pédalier. ARGH, plusieurs millimètres de flèche au bout de la pédale. Quel boulet, ça fait des jours que je roule comme ça, en sachant qu’il y a quelque chose. Tiens bon Trekounet, on va y arriver!

Je roule peinard, en faisant tous les petits détours possibles. Il y a vraiment de jolis endroits, même par cette grisaille…

Je m’arrête au centre d’interprétation des mines de sel. Fermé, ça n’ouvre qu’à midi. Pas envie de poireauter dans la fraîche grisaille et le vent…pour finalement ne pas visiter la mine. Hop, je trace.

Le vent me pousse un peu vers l’avant, et un peu vers le bas-côté. Il tombe une petite bruine qui ne vaut pas la sortie des imperéables. Je chantonne… »dès que le vent soufflera, je repartiras… »

Détours et détours, je passe par le chemin des Montants, sur l’Île du Havre-aux-Maisons. De la grosse gravel, qui monte…mais qui me semblait en valoir la chandelle. Et en effet, c’est joli, probablement mon coup de coeur des îles.

Sur la même île se trouve l' »économusée » de la boucanerie, qui fait des harengs fumés, entre autres. J’y roule, évidemment. Fermé! G-r-m-b-l.

D’ailleurs, il commence à faire faim. Je cherche un spot pour manger…mais ne trouve rien à mon goût avant Cap-aux-Meules. Je tente de demander si je peux manger ma bouffe dans un café qui a du Wi-fi…négatif, même si leur cuisine est fermée ce jour. Tant pis pour vous, z’avez perdu un client!

Je finis par terre, abrité du vent par un rocher, en mode clochard. Je trippe!

Je vais ensuite demander au guichet des réservations CTMA (la compagnie de traversiers) si je peux camper derrière leur bâtiment, qui semble être le siège. La fille me regarde comme si je tombais de Mars et dit en rigolant que c’est probablement interdit de camper sur les terrains publics.

Ce à quoi je réponds que je pensais que le terrain était à la CTMA, et que c’est pour ça que je viens demander. Elle me dit que « ça prend obligatoirement un hébergement, même les gens (elle a pas ajouté « normaux ») ont pas le droit de dormir dans leur véhicule sur le parking ». Conneries, pense-je. Je rétorque que tant pis, j’irai camper ailleurs. Elle a rigolé moqueusement en se répétant mes mots. Ai-je le droit de penser « cruche »?

Direction Le Pédalier pour faire réajuster mon pédalier. (J’y peux rien, la boutique s’appelle comme ça!) Jasette rapide avec le mec. En sortant, je croise un couple de cyclotouristes américains. Premier truc que me dit le mec en me voyant: « (pas hello, rien) too much stuff, man, too much stuff ».  En français: « trop de trucs mec, trop d’affaires ».

Sur le coup j’ai rien dit, mais ça m’a hanté pendant un moment après. Je vais faire mon susceptible là, ou passer pour un vrai con, un aigri, ou whatever, mais bon, envie de me défouler de son commentaire de merde, surtout après la cruche CTMA. C’est quoi ton problème?! Si je veux trimballer des kilos de bouffe, des fringues de rechange, des outils, de quoi survivre pendant la pluie, de quoi avoir deux jours (voire plus) d’autonomie complète, qu’est ce que ça peut te foutre? Est ce que je te parle de ton vélo moi? Non? Bon alors shut up!

Bref. Jasette habituelle. Eux viennent du Vermont. Ils sont venus en voiture jusque Moncton, et sont à vélo depuis. Ils sont arrivés hier sur les îles mais pensent repartir demain: il fait pas beau. Okay, bonne route, bye.

[Edit-flashforward: en fait j’ai causé un peu plus longtemps avec eux en attendant le bateau, et ils me semblent bien plus cool maintenant. Leçon de demain: ne pas juger quelqu’un sur ses premiers mots, surtout s’il s’agit de pensées tout haut.]

Je continue mon petit tour de l’île en passant par la boulangerie Madelon. Argh, une vraie torture, je ne sais que choisir. Je m’en sors avec plein de bonnes choses (c’est kloug).

Je continue à travers les petits villages, en longeant plus ou moins le littoral. Je finis par arriver à la microbrasserie que j’avais repérée sur la carte. Allez, une petite bière du terroir!

Jasette avec les gens du coin, le barman et un brasseur. Le bar est vraiment cool. Je me réchauffe près du petit poêle. Je rencontre aussi J., un mec sorti de l’ÉTS (autre école d’ingé québécoise) il y a deux ans. Il bosse dans une petite boîte de conseil en éolien à Gaspé! Trop la classe. Et encore plus classe: il a fait Montréal-Gaspé en…kitesurf! Cf. le groupe facebook dédié. Échange de coordonnées: lui aussi aimerait voyager à vélo, mais en Europe! Pap et Mam, vous aurez peut-être bientôt un autre québécois hébergé à votre palmarès! :)

Bon c’est pas tout ça, faut que je me trouve un spot pas loin de l’embarcadère pour pouvoir prendre le bateau à 7h demain matin. Hop, je roule vers le vieux bâtiment de la légion canadienne que j’avais repéré. Pas super-hospitalier, mais bon, ça fera l’affaire.

Petit gros repas du soir. Dès que j’ai terminé, il se met à pleuvoir, et pas qu’un peu! Belle synchronisation.

Réveil mis à 5h pour demain matin, au cas où mon horloge biologique me trahisse. Si je me réveille pas, je suis pogné pour deux jours sur les îles. Gnuh, we don’t want that.

Ce jour, 106.2 km en 5h47, soit 18.3 km/h. Pointe à 49.7 et 654 m de montée.

Demain, traversier, puis un peu de route sur l’Î.-P.-É.. On devrait aussi passer le 5000ème kilomètre de Trekounet!

Bonne courte nuit!

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Un commentaire pour Samedi 25 Septembre: Îles de la Madeleine, partie 2 (a.k.a. Dès que les vents tourneront, nous nous en allerons) (Grande-Entrée > Cap-aux-Meules)

  1. Cath dit :

    Aucun problème, pour les cyclotouristes qui cherchent un hébergement, sauf que chez nous, faut pas trop chercher de curiosités touristiques…enfin ça a son charme quand-même la Picardie !

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