Mercredi 29 Septembre 2010: le plus beau jour…ou le pire? (Borden-Carleton > Sackville)

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Réveillé un peu après 7h. Ah, il fait un temps magnifique, ça fait plaisir! Je me réjouis de ne voir aucun nuage et un ciel tout bleu. Seul détail qui fâche, il fait frais. Je ramasse mes affaires et décide d’enfin me séparer de trucs dont je ne me sers pas ou plus: mon panneau solaire, mes tongs, un antivol, le dernier tome du seigneur des anneaux.

Je vais prendre la navette pour franchir le pont. Le conducteur est très consciencieux de son travail, et arrive promptement. Il est enjoué à l’idée de m’emmener de l’autre côté, et on discute à bâtons rompus pendant toute la traversée.

Une fois de retour au Nouveau Brunswick, le vent me propulse telle une fusée, sur de petites routes magnifiques et très peu fréquentées, jusque Sackville. Là, je suis cueilli par D., mère de famille inscrite sur Warmshowers, qui m’offre l’hospitalité.

Journée parfaite en gros…sauf que la quasi-totalité de ce que je viens d’écrire est l’opposé de la réalité.

Le temps était on ne peut plus gris. Heureusement, quasiment pas de pluie…et une température plutôt douce.

Le mec de la navette a mis genre une demi heure à venir, et parlais moins qu’une porte de prison.

Le vent était fort. Soit en plein dans la face, avec quelques grosses bourrasques latérales (« T’es sur la route? Non, t’y es plus! »), histoire de rappeler qui est le patron, soit de côté-face, tout aussi insupportable.

La route était supermerdique, avec un accotement ridicule même pas digne de ce nom. Limitée à 100 et pleine de camions. Certains font plus d’écart avec le bas-côté pour prendre une trajectoire en virage que pour me dépasser. Cerise sur le gâteau, quelques kilomètres d’accotement d’autoroute.

Bon, par contre j’ai rencontré M., un américain qui m’a filé un bout de chocolat, et avec qui j’ai causé un peu. J’ai été superbien accueilli à l’office de tourisme de Sackville, et encore mieux par D., Z. (trop joli prénom, Z.), et S.. Je suis sous un toit, et vais dormir dans un lit, ce n’est pas négligeable! :)

Sans compter la surprise du siècle: Z. joue de la batterie, yeeha, j’ai pu faire quelques poumtchacs! Bonheur!

Les stats en prennent évidemment un coup, le vent me rappelant vite que c’était déjà pas mal d’être à plus de -40km/h quand j’essayais d’appuyer un peu. 71.6 km en 4h40, soit 15.3 de moyenne. Assez étonnant, vu qu’il me semble n’avoir que rarement dépassé 15 à l’heure!

Allez, une petite Newfie joke pour se remonter le moral après cette journée « pas évident ». Elle est un peu dans la veine « tronçonneuse », mais bon. Un Newfie travaille à St John [capitale du Nouveau Brunswick, sur le continent]. En rentrant à la maison pour le week-end, il offre à sa femme un miroir. Elle regarde dedans et dit « c’est qui ça?! Encore une que tu t’es tapée à St John? »

Rires!

D. me fait écrire qu’elle serait contente d’offrir l’hospitalité à n’importe qui venant de n’importe où…avis aux amateurs!

Sur ce, la bonne soirée, je m’en vas jaser avec mes hôtes.

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6 commentaires pour Mercredi 29 Septembre 2010: le plus beau jour…ou le pire? (Borden-Carleton > Sackville)

  1. papounet proéminent mais c'est pas de ma faute dit :

    Des cales pieds? mais non, des cals aux doigts de pieds, aux talons, oui.
    Des pédales en fer que si tu rates ton coup de pas mal de façons possibles, elles te laissent une marque dans le tibia… Mais ces pédales là étaient rouillées et repeintes avec une joli peinture aluminium qui imitait très bien le chrome si tu étais aveugle et que tu voyais pas tes doigts après les avoir frottés dessus… Et l’aluminium c’est antiseptique, donc tu ne choppais pas le tétanos des os.
    De plus la manivelle gauche était tordue, aussi le pied oscillait à chaque tour selon un mouvement dont la mise en équation relève de compétences que je délègue.
    Au début, je roulais TERROT. Le vélo de ma mère, amené à StQ par le Lucien, quand ils ont déménagé de la graineterie au chalet… Il n’avait pas été monté depuis qu’elle avait été enlevée par le beau Jeannot de Montbrehain.
    Plein de poussière, vélo de mémère, avec ses deux barres parallèles, façon moderne pour pas faire vélo de curé avec un col de cygne(qui a dit: »de croix »), le biclard et ses pneus tout raplapla et tout secs. Il devait être remis en état pour la frangine. MAIS, en sixième, il n’y avait pas que les études et j’avais rencontré un dénommé Vanderbecken qui faisait dans le pratique et dont les frangins et lui-même roulait déja sur des vélos pour pas cher.
    Inventaire: 2 câbles, de l’huile, 2 chambres et ça peut rouler? Rouli, roula, ça roulera.
    On est pas encore à la descente fatale… A suivre

  2. Claire du sud dit :

    merci pour la carte Remi ! Encore une fois on l’épinglera , comme à l’avancée des alliés; là, l’endroit m’aurait bien plu, il me semble…
    bonne journée
    p.s.: tu es sur que c’est bon pour la santé du sportif, autant de nutella?

    Et moi je dis que c’est scandaleux d’avoir bazardé le seigneur des anneaux :@ Pourquoi tu n’prends pas de photos des gens que tu croises ? des bûcherons qui gueulent « Timbeeer », des vieux assis sur un tronc d’arbre à chaque entrée de patelin qui psalmodient sur la jeunesse à velo ? haha :)

    Arnaud

    Arnaud

    • zboud dit :

      Merci des petits comm :)
      Non je suis pas sûr de mon coup pour le nutella…mais c’est bon! :D
      Et les photos de gens…on me l’a suggéré, mais je l’ai pas encore fait.

  3. papounez proéminent mais c'est pas de ma faute dit :

    Damned! Je ne peux corriger les fautes!
    Alors, sur un Terrot tout est beau! magie du dérailleur Simplex 3 vitesses, ça freine pas super des patins secs contre des jantes oxydées, et ce frein derrière le pédalier… C’est pour faire moins long de câble? Qu’importe! il est pas neuf mais à moi l’espace et l’autonomie. Les premières sorties vont vers Hargicourt où les potes avaient des potes mais avec mes petits muscles sur mes frêles guiboles de mes 30kg de carcasse qui ne servaient qu’à faire des tours de cour, j’étais déposé au bout de 10 km avec l’angoisse du retour difficile malgré le goûter pain et chocolat autorisé par la fédération.
    Avec l’usage, les fibres se construisent; je gagnais en autonomie et gérais mieux mes petits moyens. Ainsi quelque temps plus tard, la ligne bleue des Vosges et l’Alsace attirant la famille, j’allais pouvoir attaquer la montagne…

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