Jeudi 30 Septembre 2010: « Jalabert est devant, le visage grimaçant… » (Sackville > Hopewell Rocks)

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Ah, quelle belle journée, pour commencer la sixième semaine de voyage! Pour de vrai cette fois, pas d’ironie là-dedans.

Je me réveille un peu plus tard que mes hôtes, qui partent pour le travail ou l’école. Je déjeûne donc tout seul…un peu triste, j’aurais dû lire moins de Y – The Last Man hier soir. Enfin c’est cool quand même. Aurevoirs. Ensuite, ramassage d’affaires, remplissage de gourdes et roule ma poule. THANK YOU D., Z. AND S.! :)

Petit passage par le magasin bio du coin. Rats, ils vendent pas de beurre de peanut en vrac. Pas grave, je ressors quand même avec des amandes, des raisins, un pot de beurre crunchy et deux plaques de chocolat à l’orange. (Après avoir goutté la première, j’en ai racheté une direct!) (J’ai même pas fini la première à l’heure où j’écris, d’ailleurs, wouhou!)

En repartant, un camion n’arrive plus à démarrer. Son conducteur est au téléphone…je me moque intérieurement. Je sais, c’est stupide! Pas d’aide possible: sa batterie est à plat, et je me vois mal pousser un 53 pieds dans une pente pour le faire démarrer. Bref, un de moins qui frôlera sur la route, gneheheh.

On the road again! Je suis la petite route qui longe le littoral. (Maintenant c’est plus la route étoile de mer, c’est la route phare.) Il fait doux et très humide, il y a de la grosse brume. Direction Moncton!

La route est agréable. Peu de trafic, des jolies vues, même avec le brouillard.  D’ailleurs, il se dissipe peu à peu: après une grosse trentaine de kilomètres, il fait plus clair.

J’ai une petite brise dans le dos, mais rien de très propulsif. Ça change de l’enfer éolien d’hier!

Cerise sur le gâteau, des petites montées pas trop raides ni trop longues, en général franchissables en très gros braquet avec l’élan de la descente précédente. (Moyennant un peu d’acide lactique.)

Envie de faire un peu mon geek de vélo. Passez ce paragraphe s’il vous saoule! (Passez ce blog si vous le trouvez pas bien..hum. Nooon restez pitié!) Pour franchir ces creux et bosses, je trouve que c’est rigolo de faire ça:
-se lancer peinard dans la descente,
-vers la fin de la descente, debout sur le vélo en gros braquet, (début du Dirac de puissance)
-pousser-tirer, pousser-tirer, garder le rythme le plus longtemps possible sur ce braquet, (fin du Dirac)
-réduire le braquet et souffler quand on en peut vraiment plus.
(Pour les non-matheux, Dirac=fonction nulle partout, sauf en un point, ou elle explose.)
Je suis sûr que c’est une technique merdique, mais je trippe à devoir pousser-tirer comme un boeuf dans la montée. Je rigolerai moins en cassant une chaîne, ahah!

Tout ça se fait avec dans la tête la chanson des Wampas, « Jalabert ». Aucune idée du pourquoi de la chose, mais je me la chantonne!

À un moment, une voiture qui vient en sens inverse m’arrête. La madame me demande comment retourner vers l’autoroute qui va vers Moncton. Elle rentre chez elle, mais elle s’est trompée, et maintenant elle est paumée. Évidemment, elle me demande ça en plein virage. Je regarde ma carte: elle a plus vite fait de faire demi-tour. Mort de rire intérieurement, je lui dis qu’il faut faire demi tour, après avoir hésité à lui demander si au moins elle sait où elle habite. Je suis le touriste qui indique aux locaux où aller, trop drôle! Elle manque de provoquer un carambolage en manoeuvrant. Trop drôle! (Encore, oui.)

Quand j’arrive à Dieppe (oui oui, Dieppe, comme en France), il fait vraiment beau, c’est cool! Bon, le marché n’est ouvert que le samedi…dommage. Je traverse la ville, qui est collée à Moncton. J’enchaîne avec une petite traversée de Moncton (zones commerciales et centre-ville)…puis vais faire un petit tour sur le campus de l’université. Petit instant nostalgie en me disant que je ne suis plus étudiant! :’/

Je squatte une table de pique-nique sur le campus. Il fait beau et chaud…je mange sans chaussures! Les guêpes sont de la partie. Dégagez, « Rémi doesn’t share food! », comme dans Friends…lol.

Je reprends ensuite la route. Encore un petit tour dans Moncton, qui me semble être une ville plutôt cool: les motoristes s’arrêtent pour laisser passer les piétons! Le jour où on verra ça au Québec…

Petit arrêt épicerie: ici les ramen sont à 39c$, le prix normal! (55c$ sur l’ÎPÉ). Pâtes, beans, cheddar, etc. Au final je m’en tire pour le même prix que dans le magasin bio du matin, mais j’ai 10 fois plus de calories…et au moins 100 fois plus de gras trans!

Je continue sur la route 114. J’ai maintenant la petite brise dans la face, mais rien de bien méchant. Il y a un peu de circulation: on est près de la grosse ville. Il fait beau et chaud, j’ai un citron pressé dans ma gourde, ça monte, ça descend, c’est cool! Maintenant, dans les montées, j’ai « Destroy Everything » de Hatebreed dans la tête, et j’imagine les collines s’effondrer. :)

J’arrive à Hillsborough, après environ 95 km, vers 14h30. Wouah, y’a un musée du chemin de fer! J’ai le temps, allons y, les marées de Hopewell Rocks (on va y revenir) ne vont pas disparaître!

Évidemment, le musée est fermé. Je roulotte un peu entre les wagons stationnés là. Y’a un super chasse-neige pour trains, trop fort!

J’aperçois un petit groupe de personnes qui se dirige vers moi. Trop cool, un des volontaires du musée fait visiter à un couple! Je me joins à eux. C’est une jolie collection de tout plein de trucs liés aux chemins de fer canadiens, et de trains et machines diverses. Le guide et le mec jasent en anglais de vieux de plein de trucs de chemin de fer. Avec le jargon, j’avoue que je comprends pas tout.

Le meilleur est pour la fin: un hangar avec dedans, entre autres, une loco à vapeur! Malheureusement, ils n’ont pas le budget pour la maintenir en état de marche…mais quelle belle machine! Mes yeux brillent.

Bon, c’est pas tout ça, mais il me reste quelques bornes à faire pour arriver à Hopewell Rocks. Là bas, on peut admirer les plus gros marnages au monde, et l’érosion des rochers résultant des marées. J’y arrive vers 17h. C’est une grosse affaire, stationnement énorme, et tout…je sens un peu l’industrie touristique me priver de camping cool et d’une admiration gratuite des rochers érodés par les marées.

Mais…à cette heure, c’est gratos! Je demande à un mec si je peux rentrer à vélo: pas de problème! Et allez, je pousse le vice, et demande si je peux planter ma tente…oui, si je pars avant 8h! Yeeha! On est loin des parcs de la Sépaq (société éidemment pourrie des arnaqueurs du Québec). Trop cool! Je descends vers les rochers et commence un timelapse de la marée qui monte…mais elle est déjà presque haute, et il fait bientôt nuit. Bref, j’oublie ça.

Je rencontre deux français. Jasette sur le coin etc. Ils sont allés à Terre-Neuve! Rha, la chance. Ils m’apprennent que le ferry pour Argentia ne fonctionne plus en cette saison…ce qui pourrit un peu mes ébauches de plans. Enfin, on verra.

Je plante ma tente, me nourris…et vous écris! La routine, quoi :)

Roulé 110.9 km en 5h16 aujourd’hui, soit 21 km/h de moyenne.

La Newfie joke du jour!
Newfie: « Je suis en panne avec mon auto, puis-je rester ici pour la nuit? »
Fermier du coin: « Oui, mais tu vas devoir dormir avec mon fils. »
Newfie: « Zut, je suis dans la mauvaise blague! »

Héhé.

Bonne nuit les petits!

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