Mardi 5 Octobre 2010: repose en paix, Armadillo (Lower Argyle > Jordan Bay)

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Je me lève vers 7h. Il a plu plus ou moins toute la nuit, mais là, ça semble fini…je ne m’en plains pas. Rituel classique du matin, mais lubrification de la transmission de Trekounet avec la « nouvelle » huile, récoltée à Sussex. Elle est bien plus fluide que la précédente, ça fait un peu bizarre.

Il fait gris et frais. Je prends la route, lentement mais sûrement…je suis l’itinéraire côtier, la route des phares. Plutôt cool de manière générale, sauf qu’il n’y a pas d’accotement…évidemment.

D’ailleurs, belle frousse avant d’arriver à Barrington. À cet endroit, la route est sinueuse, et relativement peu large: les autos sont donc obligées de ralentir, et d’attendre d’avoir la visibilité nécessaire pour me dépasser. Mais évidemment, y’a des abrutis partout…un camionneur (53 pieds, le bahut…plus de 16 m de long, sans le tracteur) juge bon de me doubler alors que ça descend (je suis entre 25 et 30 km/h), que ça tourne, et que des autos arrivent en face. Il me frôle en se rabattant, en face, ça pile. Je l’ai pas vu arrêté au village, dommage. J’aurais pu lui expliquer le sens des panneaux « share the road » des bords de route néo-écossais.

Bref. En roulant, je sens une grosse vibration venant de l’arrière. Je m’arrête pour regarder…rien. Bon. Je roule jusqu’à la bibliothèque de Barrington pour une petite pause internet. En repartant, j’inspecte un peu plus ma roue…

Argh, le pneu est tout déformé à un endroit…ce qui explique le déséquilibre. La déformation vient d’une déchirure. Quelle misère, un pneu à 75$! Surcharge, surgonflage par inadvertance, mauvais coup, défaut de fabrication…je sais pas d’où ça vient, mais bon.

J’essaye de récupérer la bande de roulement, pas usée à fond, pour la glisser dans mon pneu de rechange, et renforcer sa résistance…mais le pneu endommagé est trop gros, ça rentre pas. Tant pis, le Michelin de rechange semble déjà pas mal costaud!

En refermant la valve de la chambre, le petit bitonieau me reste dans les mains. Nondidju…redémontage du pneu, changement de tube, et on repart. Passage aux toilettes de la bibliothèque: je me rends compte que je suis défiguré par une énorme bosse-piqûre d’insecte sur le front. Décidémment, cette journée a tout pour plaire!

Je choisis cette fois de prendre la grosse route, plus directe, pour m’approcher un peu plus vite du vélociste qui aura l’honneur de changer le roulement/réajuster le pédalier de Trekounet. L’accotement est moitié moins large que moi, mais a le mérite d’exister. C’est heureux: la limite est ici de 100 à l’heure…

Pause bouffe dans le bois sur le bord de la route. Depuis l’arrêt internet précédent, je pense à la lettre que G. a envoyé à son sénateur, que je viens de lire, et qui fait un peu mon éloge, c’est rigolo. À lire dans les commentaires de la page « contact », il me semble.

Rassasié, je reprends la route. Je vais demander à Shelburne, la prochaine petite ville, s’il y a un vélociste, on sait jamais. La dame de l’office de tourisme me donne une adresse. Bon, la boutique a déménagé. La nouvelle adresse semble assez proche…allons y.

Hum, en fait c’était à presque 10 km de là. Le proprio a déménagé pour le paysage: maintenant, il a vue sur la mer! Il n’a pas l’outil pour mon pédalier: il ne fait plus trop dans le vélo, mais plutôt dans la moto. Il me dit que les gens ici ne font plus de vélo. 31 ans qu’il tient la boutique…il lui est arrivé de vendre 150 vélos par été, mais maintenant il n’en offre même plus. C’est bien triste!

Je repars de là avec un nouveau pneu de rechange et un tube neuf. Je peux crever! :)

Je continue sur la route des phares, sur laquelle se touve Roy’s cycle shop. Déjà 95 km de roulés, et il est presque 5h…allez, je pousse un peu. Oui, il fait beau depuis quelques heures, j’ai oublié de préciser…

J’ai finalement roulé 112.56 km en 5h34, soit 20.2 de moyenne. Je me suis trouvé un terrain inoccupé, où je campe sur le bord du chemin. C’est en pente, et pas lisse. Jamais vu autant de moustiques. Y’en a même un qui m’a piqué à travers les aérations de mes chaussures! Truc de fous!

En plus, ça fait deux heures qu’un con de chien, qui m’a probablement reniflé, aboie sans relâche à quelques centaines de mètres de là. Bref, probablement mon pire bivouac depuis le début du voyage.

Mais je suis juste là pour une nuit…donc pas de trouble. D’ailleurs, passez en une bonne!

Au fait, désolé pour les photos bofbof…je manque d’inspiration!

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13 commentaires pour Mardi 5 Octobre 2010: repose en paix, Armadillo (Lower Argyle > Jordan Bay)

  1. Cath dit :

    je propose que tu nous fasses une collection de photos de chiens néo-écossais, puisqu’ils ont l’air de bien t’aimer.

  2. CMB dit :

    Hey Rem !
    Comment faire pour trouver la lettre de G. à son sénateur ?
    Tu pourrais nous mettre des photos de l’habitat typique de cette région (si c’est différent du Québec) ?
    Bises

  3. CMB et sa compagnie dit :

    De l’huile! ya pas, il vaut mieux en mettre trop que pas assez… Pour preuve, dans le moteur de l’iveco. Je le prête à un gars de confiance en ayant vérifié le niveau: au dessus du mini, donc ça devrait aller vu que je ne sais encore pas où j’ai un bidon…
    éh bé au retour des 400 km qu’ils firent, que je croyais qu’ils en feraient moins, aucun voyant ne s’allumât… Le surlendemain, je veux démarrer: que dalle! à coup de start pilot et de préchauffage, le machin s’anime, pofpofpof, déguisé en deux temps le diesel!
    toutes chances que les pistons n’aient pas appréciés le régime light. Et merde!
    Du coup, je fais de le place, pour pouvoir l’ouvrir.
    Et mon histoire de maudite descente? ça va venir, je te raconterai la montée d’abord, quand j’aurai adapté un double plateau au Terrot des familles; acheté d’occasion chez Verchain (pas Gitorix!), le plus petit vélociste de St-Q, pour 4 sous. 6 vitesses, ouah! qu’est-ce que je vais en faire? Un petit tour en train jusqu’à la gare de Barr pour le biclard et un matin, j’attaquais le versant est des Vosges, jusqu’au camp 1: LE HOHWALD; et je redescendais sans pédaler en doublant un grumier! et pour pas rester trop longtemps là-haut, l’ivresse des cimes, attention.

    • zboud dit :

      Ça devait être sportif de doubler le camion…!
      Et pourquoi c’est pas le mec qui répare?! Il risque de faire encore pire?!

  4. JeanMi dit :

    Reçu ta dernière carte (celle avec le petite flèche :-) ). Merci …
    On pense à toi et on te lit tous les jours.
    A bientôt (au soleil ?)

    Jmi

  5. kiki dit :

    ah, les insectes! tu deviens un homme des bois à camper dans les fougères..
    Mais comment ça s fait que ton bécane il a tjs plein d’embêtmints?
    Merci pour les ptites zîles de la foto num two!

    Merci aussi pour la carte dans ma boîte a

    • zboud dit :

      Ça me fait plaisir! :) Et ouai, j’ai maintenant de la mousse dans le dos…lol.
      Les embêtements, bin…c’est ça la mécanique qui travaille!

  6. kiki dit :

    bonjour futur homme des bois
    merci pour les ptites zîles de la foto number two
    merci aussi pour la carte dans ma boite aux lettres( de papier)
    courage
    bravo
    bisous
    ki

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