Mercredi 6 Octobre 2010: lignes droites et vent néo-écossais (Jordan Bay > Crescent Beach)

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Réveillé un peu avant 7h. Il fait gris…encore, ça semble être une tradition matinale par ici. Pas de pluie à l’horizon, par contre, tout est trempé de rosée. Les foutus moustiques sont toujours là. Hier, pour me venger de toutes les piqûres, j’ai attiré ceux qui étaient pris entre la tente et le double toit dans un coin avec ma frontale, puis je les ai écrasés entre les deux. Je suis un psychopathe! Saloperies.

Je déjeûne donc dans la tente, à l’abri des vampires. Bz bz, ils ne se lasseront pas. Au moment de replier tout, je suis toujours en cuissard. Je me suis mis de l’huile répulsive, mais j’ai oublié quelques spots…je me fais piquer à ces endroits à travers les fringues! Vite vite, on remballe et on file, en jurant d’exterminer ces pourritures. Rien que ça! En vrai, est ce que quelqu’un peut me dire si le moustique a une utilité, à part se faire bouffer par d’autres animaux moins « de merde »?

On the road again. Mon objectif du matin: la ville de Liverpool, à une bonne cinquantaine de kilomètres de là. Je choisis de prendre la grosse route 103: mon pédalier a de plus en plus de jeu…je profiterai des détours quand je risquerai moins de me retrouver en rade. De toutes façons, il y a quelques tronçons où je n’ai pas le choix: y’a pas d’autre route!

Je pense que j’ai battu le record de route chiante! Large, mais un accotement indigne de ce nom. Du trafic rapide. Des bois pas jolis et toujours pareils. Pas de vraie côte ni de vraie descente. Pas de virage, ou presque…

Bon, fini de se lamenter, si t’es pas content, t’avais qu’à pas venir. Je roule donc et regarde défiler lentement les kilomètres au compteur. D’ailleurs, le truc s’est réinitialisé, j’ai dû appuyer sur les mauvais boutons en dormant, je sais pas. Adieu donc les kilométriversaires, à moins que je ne remette la bonne valeur totale.

Bref. Je quitte la 103 à la sortie 20, et suis la route 3, qui ne fait alors pas trop de détours jusque Liverpool. Petit bled sympathique. Ravitaillement en fruits et légumes: carottes, concombres, tomates, oignon, poires. Et en pain et grassucreries: carré aux dattes, brownie sans noix, biscuits à l’avoine. Miom!

Pause internet au centre d’info touristique, et pique-nique…puis je me dirige vers le magasin de plein air local, qui vend aussi des vélos!

Le mec n’a pas l’air de connaître plus que moi le système bizarre dont Trekounet est équipé…Il resserre le truc, mais ça change rien. Verdict: le roulement est probablement mort. Il a quand même dans les 6000 km et a encaissé pas mal de montées. Problème…la pièce n’est pas en stock ici. Le mec me donne l’adresse d’un vélociste qui l’aura probablement, à une cinquantaine de bornes de là. Allons-y, c’est sur la route!

Je repars un peu angoissé, en me disant que ça doit encore tenir jusque là…le jeu est vraiment pas beau à sentir dans les pédales, ça commence à faire « tac » et à gratter, et je présume que du coup, la transmission en prend un coup aussi.

Bon, pas le choix de toutes façons. Roule roule!

Après quelques kilomètres sur la grosse route, je me dis que j’en ai marre de cte route pas cool et dangereuse…je sors et reprends donc la route du phare. Je découvre alors grâce à un panneau l’existence d’un traversier qui fait que le détour sera pas si grave.

Par contre, la route longe le littoral, et le vent est bel et bien de plus en plus fort: c’est maintenant une vraie bataille, à quelques endroits abrités près.

Ah, j’oubliais…j’ai plus de jus! Ma batterie Brunton est vide, celle de mon Archos aussi: trop de blog, de musique, de séries, et de BD! Mon cell est faible aussi…bref, il me faut un endroit avec de l’électricité ce soir.

Et aussi…ah, je me suis pas lavé depuis Sussex, soit il y a..cinq jours et quatre nuits.

En gros…j’ai craqué et je campe dans un camping à 24$ ce soir.

C’est pas l’hôtel pour autant: les entre 20 et 30 mm de pluie attendus cette nuit ont commencé à tomber, et le vent est toujours là. Enfin là je suis dans les toilettes, alors…peinard.

5h59 de route à 19 km/h aujourd’hui, soit 114 km.

Demain, repos-route jusque Lunenburg, où se trouve, j’espère, le futur roulement de pédalier de Trekounet.

Bonne nuit de pluie!

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14 commentaires pour Mercredi 6 Octobre 2010: lignes droites et vent néo-écossais (Jordan Bay > Crescent Beach)

  1. Ju dit :

    Pour les moustiques, justement, Nature se le demande aussi. Je lisais d’ailleurs cela il n’y a pas très longtemps : http://www.nature.com/news/2010/100721/full/466432a.html
    Les commentaires sont aussi très instructifs.

    Cinq jours bahahah non en fait baaaahhhh !

  2. Ju dit :

    Et bien sûr, je crois que je ne suis pas d’accord avec cet article. Et si en tuant les moustiques, des insectes encore « pires » viendraient occuper la niche écologique laissée par ces chers moustiques ?!? Bonjour les dégâts !

  3. Ju dit :

    Et bien sûr, je crois que je ne suis pas d’accord avec cet article. Et si en tuant les moustiques, des insectes encore « pires » *venaient* occuper la niche écologique laissée par ces chers moustiques ?!? Bonjour les dégâts !

  4. bouderlique dit :

    Je t’ai envoyé un texte dans les contacts.

  5. Cath dit :

    Un moustique, à quoi ça sert dans l’Ordre Naturel ?
    **Un moustique, à quoi ca sert ? (d’un point de vue humain je suppose). ben , ca fait comme l’abeille, ça pollinise. Le mâle se nourrit entre autres de nectar et la femelle également : quand elle pique et pompe le sang, c’est pour assurer la maturation de ses oeufs. Il « sert » également à nourrir ses prédateurs et entre ainsi dans de nombreuses chaines alimentaires. Comme dirait l’autre : tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. (enfin presque (toujours d’un point de vue humain)) Et j’ai une question également : ET L’HOMME A QUOI CA SERT DANS L’ORDRE NATUREL ?**
    Je précise que j’ai pompé ce texte, de ** à**, merci wikipédia

  6. nico dit :

    wiki dit :
    Contribution des moustiques au fonctionnement des écosystèmes :
    Les adultes mâles et femelles se nourrissant de nectar de fleurs, ils participent à la pollinisation des plantes, au même titre que les papillons, par exemple.
    D’autre part, les moustiques, à leur stade de développement larvaire ou adulte, sont une source de nourriture pour de nombreux prédateurs. Cependant, ces espèces se développant en grande quantité par phases cycliques, elles ne peuvent être à la base d’une chaîne alimentaire, et le moustique n’est donc indispensable dans aucune chaîne alimentaire, et supprimer le moustique ne fera pas disparaître de prédateur.
    De plus, certaines larves filtrent jusqu’à 2 litres par jour, et les larves de moustiques participent donc à la bioépuration des eaux marécageuses.
    Par contre, les espèces de moustiques vecteurs de maladies évoluent déjà en milieu urbain, et ne sont donc pas utiles à la pollinisation ou à l’épuration des eaux. Intervenir sur ces espèces-là ne fait donc pas peser de risques sur les écosystèmes.

    wiki mis à part, je suis à 100% avec toi, c’est vraiment la pire invention, ces moustiques, et je suis maintenant un adepte de la moustiquaire, je jubile rien qu’à les entendre tourner en rond sans aucun bout de ma chair à se mettre sous la trompe.
    J’espère que tu vas réussir à résoudre la « pédalite » de Trekounet et que la pluie va se calmer un peu !
    Vas-y Louison !

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