Samedi 16 Octobre 2010: brume et frais (Englishtown > Glace Bay)

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

Réveil un peu plus tôt que les jours précédents: je veux arriver à Sydney le plus tôt possible, histoire d’être sûr de trouver un vélociste ouvert. Je déjeûne puis remballe, sans oublier de manquer de mourir en glissant sur une foutue planche mouillée (les crampons, sur une surface lisse et glissante, ça cramponne pas des masses…la gamelle devait être belle à voir). Première non-mort de la journée.

Il fait doux et plutôt beau, malgré les épaisses nappes de brume. La pluie de cette nuit a fait remonter la température de quelques degrés, on ne va pas s’en plaindre!

Je reprends la route 312, qui me permet de rejoindre la 105. Sur la carte, j’ai vu une épingle à cheveux…en effet, c’est un peu la montagne. Il s’agit de la Montagne Kelly, dont le col culmine à 240 m. En partant du niveau de la mer, c’est un joli échauffement. Pas très pentu, mais plutôt looong. Les deux côtés de la montagne donnent deux jolies vues, on surplombe les nuages!

Je continue sur la 105 jusque North Sydney, d’où part le ferry pour Terre-Neuve…que je ne prendrai pas: je redoute un peu la météo, bien qu’aujourd’hui, il fasse beau, et de plus en plus chaud. Et de toutes façons, il devient de plus en plus pressant de s’occuper de la transmission de Trekounet.

L’accueil touristique de North Sydney est bien sûr fermé. Pas grave, je voulais demander si à tout hasard il n’y avait pas une navette fluviale entre North Sydney et Sydney, mais vue l’affluence sur les quais et la brume à couper au couteau, j’ai ma réponse.

Je continue sur une petite route, qui, agréable surprise, m’emmène quasiment à bon port. Moi qui pensais devoir me taper de l’accotement de voie rapide, je suis soulagé!

Je longe donc les baies embrumées pour finalement arriver dans une zone industriello-commerciale des environs de Sydney. Ah tiens, un marché! Ravitaillement en pommes, concombre, pain aux raisins ultradense (une vraie brique, le truc!), et brownies aux noix.

On the road again, cette fois je suis sur la 4, qui descend jusque dans le centre de Sydney. Au hasard, je tourne à un moment, et tombe sur la rue d’un des vélocistes dont j’ai l’adresse! Je vais voir la boutique…wow, ça ferme à 1h, et il est 12h10. Pas le temps de chercher l’autre, je rentre. Je demande au mec si si j’achète une transmission entière, je peux la changer moi même pour économiser la main d’oeuvre. Il me dit que normalement il ferme à 1h, mais bon, il peut rester un peu plus longtemps. Donc si je prends pas tout l’aprem, ça le fait! Cool.

Par contre, il n’a pas mon second plateau, de 36 ou 38 dents…il n’a que des 32. Bon bah, on moulinera un peu plus. Il n’a pas non plus la série Deore LX, dont Trekounet est présentement équipé. Il a Deore (moins bien, moins cher) ou Deore XT (mieux, plus cher). Allez hop, XT, de toutes façons, grâce à vos dons, je m’en sortirai…ahahah.

Je rentre la machine dans l’atelier, la dépouille de tous ses bagages, et hop, me lance dans la réparation. Démonter le pédalier est un jeu d’enfant. Deux coups de clé allen, un secouage de pédale, un petit coup de maillet, et le tour est joué!

Bon, je vous épargne les détails. B., le gérant, met aussi la main à la patte en me changeant la cassette. Ah, comme c’est beau, des pièces neuves!

L’usure de la chaîne est particulièrement impressionnante: à nombre de maillons égal, la vieille est 10 cm plus longue que la neuve… J’ai gardé la vieille, porte clés en vente bientôt! :D

On finit de réparer, finalement, je sors de la boutique un peu avant 14h, allégé de beaucoup de dollars, mais avec une transmission flambant neuve. Je jase un peu avec B., qui part aider un de ses amis à mettre en place leur local de spinning (vélo fixe) pour l’hiver. Il m’invite à le rencontrer, et me donne l’adresse. Je passerai peut être, selon le temps que me prennent mes affaires à régler en ville!

Direction l’office de tourisme pour un envoi d’article de blog en règle, et autres bazars électroniques. Petit pique-nique, puis courses diverses: timbres, amandes et raisins secs, entre autres. Avec tout ça, l’après midi est bien entamé, et j’ai encore quelques kilomètres à faire pour arriver à Glace Bay, mon objectif de cette petite journée.

Oh, mais je vous ai même pas dit comment c’est cool de pouvoir se mettre à nouveau en danseuse. Bon, les rapports sautent encore un peu: je n’ai pas encore installé les poulies neuves du dérailleur…mais ça change, de pouvoir appuyer un peu sur les pédales, et de se dire que la limite de puissance est fixée par les jambes, et non la chaîne!

En route pour Glace Bay, donc…tant pis, pas d’aprem avec B. et son ami, dommage. D’autant plus dommage qu’il se met à pleuvoir après quelques kilomètres…

Rouleroule sous la pluie. Seconde non-mort de la journée: en descente, alors que je reserre ma manche de veste de pluie, je ne sais quoi (bourrasque/trou/faux mouvement…) me déséquilibre, et je fonce droit sur la grosse bordure de trottoir…adrénaline. L’espace d’un instant je me vois tomber, glisser par terre, et finir à l’hôpital. Je redresse…ouf, la roue avant n’a pas touché. SCHKRRRR fait la pédale, heureusement descendue au bon niveau, contre la bordure. Je « rebondis » et m’éloigne du dangereux béton. Je lâche un soupir de soulagement dans l’imperméale…

Arrivé à Glace Bay, je cherche un préau où camper. J’en trouve un seul, en plein centre, tout près de la route…bof. Mais je profite de cet endroit sec pour installer mes poulies neuves: les rapports qui sautent, j’aime pas ça. Au passage, regardez la photo des deux poulies juxtaposées…plus de 7000 km les séparent!

Bon, le soleil décline dangereusement (17h44 au compteur), et je sais toujours pas où camper…

Je tourne dans Glace Bay, allant de musée en église en [insérer ici un lieu campable]. Rien. Je décide de continuer ma route. Mais en fait, ahah!, je me trompe de chemin, et me retrouve au fond d’un cul-de-sac, où se trouve l’hôpital. Bon, il fait presque nuit, marre de la pluie, je vais derrière la bâtisse et m’installe. Je vais être bercé par le ronron de la ventilation, qui doit présentement me rejeter tous les virus et bactéries qui trainent là-dedans dans les poumons. Boarf, si je suis malade, j’aurai pas à aller loin…héhé. Deux non-morts aujourd’hui, mais j’ai quand même réussi à finir à l’hôpital!

Ah oui, détail angoissant: après changement des poulies de dérailleur, toujours des problèmes…je n’ai refait aucun réglage: j’espère que ça vient de là. Parce que sinon, c’est la roue libre qui est morte, et ça, ce serait la merde…j’angoisse un peu en y pensant, à vrai dire. :/

Les stats d’aujourd’hui sont probablement un peu faussées, puisque j’ai surpris mon compteur en train d’indiquer 81 km/h alors que je roulais pas. Enfin, 97.8 km en 5h06, soit 19.1 de moyenne.

Demain, la forteresse de Louisbourg!

Bonne nuit noeusocaumiale! (orthographe incertaine!)

Publicités
Cet article, publié dans Français, est tagué , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

5 commentaires pour Samedi 16 Octobre 2010: brume et frais (Englishtown > Glace Bay)

  1. Cath dit :

    nosoco ! miale
    Bah non, en principe tu n’attraperas rien.
    Bon, et puis ne tombe pas hein.
    Prends soin de toi, ne prends pas de risque, c’est vrai, arrête toi pour réajuster ton imper ! Aah mais !
    Toujours de beaux ciels sur tes photos, et j’aime bien cette brume effilochée et son reflet dans la baie.

  2. fafa dit :

    j’ai vu se glisser la silhouette d’un joli pont style viaduc de garabit qui révèle bien le coup d’oeil du gars des ponts et chaussées…Le voyage est passionnant, et toi bien courageux de nous le faire partager si abondamment!!!
    Par hasard je suis tombée sur un blog qui parlait d’un événement « grands voiliers » sur le quai du vieux port de Montréal et je me demandais si tu en as entendu parler, de même que du HMS Bounty qui se trouvait aux îles de la Madeleine(où tu étais ,me semble-t-il, il n’y a pas longtemps?) J’ai vu aussi qu’aura lieu le salon du bateau à Montréal du 27 au 31 janvier 2011. Mais sans doute seras-tu déjà loin….????
    Après tous ces grands espaces, notre France va te paraître toute petite…..

    • zboud dit :

      Merci Fafa, ça fait plaisir de te lire!
      En effet, il y avait un gros voilier à Cap-aux-Meules quand je quittais les Îles…mais je n’ai pas fait attention à son nom :/
      Et je ne serai pas à Montréal en Janvier, en effet. Mais la France ne paraîtra pas si petite, il y a tant de fromages à gouter…lol.

  3. Ping : 14 Juin 2014: Cape Breton Farmers’ Market | C'est que du vélo

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s