Dimanche 17 Octobre 2010: Trekounet, ce soldat de la garde (Glace Bay > Albert River)

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

Une journée un peu plus « touriste » que « cyclo », pour un coup. Au programme: la forteresse de Louisbourg! On va y revenir.

Il semble n’avoir pas plu de la nuit quand je me réveille…mais je n’ai pas pu le vérifier: pour une fois, j’ai dormi toute ma nuit sans pause-pipi! Bref, Hubba est quand même trempée de condensation. Petit déj et retension de chaîne, puis remballage humide.

Je repars, et me paume encore dans Glace Bay. Après avoir demandé à un quidam qui semblait ne pas connaître les notions de « droite » et « gauche », je suis enfin sur la bonne route. (Le dude arrêtait pas de dire « this way » en faisant des gestes pour indiquer l’itinéraire! Enfin, merci quand même, papi adextre.)

Me voilà sur la route 255, que je pensais prendre hier soir, alors qu’en fait, j’allais tout droit à l’hôpital. Le temps est plutôt nuageux, mais un soleil timide fait de temps en temps une petite apparition. Un bon vent souffle, et porte parfois quelques gouttes. Il est pour l’instant avec moi…

…mais ça ne dure pas: je ne garde ce cap que pour quelques kilomètres. La suite est un peu plus ardue. En tous cas, j’apprécie pleinement le fait de pouvoir appuyer sur les pédales. Rouler est encore plus un plaisir avec une transmission neuve, et la possibilité de se propulser à plus de 20 km/h! Bon, par contre, il semblerait que ma roue libre vive ses derniers instants: quasi à chaque mise en tension, des gros « clangs » résonnent dans tout le vélo, et parfois il faut quelques tours de pédalier dans le vide pour que la chose daigne entrainer la roue. Ça fait chier parce que:
-si elle lâche pour de bon, je peux plus du tout avancer,
-je ne suis pas sûr qu’on puisse la réparer ou la changer,
-et si on peut pas la réparer ou la changer, c’est une roue arrière qu’il me faudra…et là ARGH le prix.

(Désolé pour ceux à qui la mécanique donne des boutons. En gros, sachez ceci: une pièce primordiale et chère de mon vélo risque de lâcher et ça fait chier!)

Je profite des petites montées-descentes de la route pour me mettre en danseuse: ça fait un peu longtemps que j’ai pas pu le faire sérieusement. Ça fait du bien…mais je sens que mes jambes commencent à fatiguer, après plus de 5500 km de voyage. Il est temps de se payer quelques jours au vert sur un bateau pendant une traversée transatlantique…ahah!

Encore une fois, peu de monde sur les routes ce dimanche matin. Tout le monde est encore à l’église (Cf. la photo du parking). Espérons que Dieu pratique la photosynthèse pour compenser toutes les émissions liées à sa vénération.

Je finis par arriver à Louisbourg, mon objectif de mi-journée. Ici se trouvait au dix-huitième siècle une ville fortifiée française, qui a été reconstituée. Avant de s’y rendre, traversée du bled, qui ressemble à une ville morte en ce jour du saigneur. Pause internet à l’office de tourisme, qui est fermé jusqu’en Juin…heureusement, ils ont laissé le routeur allumé. L’éducation (ou plutôt, l’absence d’éducation!) éconergétique américaine a parfois du bon.

Je me dirige vers la forteresse. Youpi, une route en gravel…j’arrive quand même sans encombre. Le lieu historique tourne au ralenti: quelques gardes-guides, mais pas de visite guidée. Petit pique-nique dans l’herbe au pied d’une des bâtisses, puis je passe deux bonnes heures à regarder les expos, me balader sur les remparts, me dire que quand même, si les français avaient eu un autre sens des priorités à l’époque, peut être que les films américains en VO seraient aussi en VF…

Bref, je trippe, c’est marrant tous ces canons, toutes ces histoires, ces vieilles pierres. Détail qui tue aussi, je crois que Tom Cruise visitait en même temps que moi, mais je suis pas sûr, parce qu’il avait de grosses lunettes noires, et aucun paparazzi derrière lui.

Jasette avec une des guides, une dame acadienne qui vient de Chéticamp. Balèze: elle a deviné que j’étais un français qui a passé du temps au Québec. Il semblerait que j’aie un bout d’accent, ou des expressions…moé, Québécois? Enfin, une vraie linguiste, cette guide!

Oh, petit jeu pour vous: cherchez Trekounet, il apparaît dans une des photos prises à la forteresse, en train de monter la garde. Un porte clé « chaîne usée » à la première personne qui commente cet article avec la bonne réponse!

Je quitte les lieux un peu avant 16h. Bon, on va essayer de s’activer pour ajouter quelques kilomètres au compteur de cette journée…

Mais y’a des jours, comme ça…ça veut pas. À peine sorti du chemin qui mène à la forteresse, je suis obligé de m’arrêter: mon pneu arrière est à plat. Grrr…jurons.

Je démonte la roue. Un foutu bout de verre, acéré et fin, s’est planté dans mon pneu Michelin a plus de 40$. La saloperie est difficile à enlever, en plus: elle dépasse à peine dans le pneu, et plus du tout à l’extérieur. Bref, je répare le tube, et utilise ma dernière rustine à pneu. Je remonte le tout…on the road again.

Pendant le temps de la réparation, deux voitures (dont une policière qui me demande si je suis sûr que j’ai assez de bazar) et un marcheur se sont arrêtés. Je crois que c’est parce que cette fois, j’ai couché Trekounet pour enlever la roue. Un vélo par terre, ça fait peur, plus de gens s’arrêtent! Bon à savoir pour du stop éventuel.

Le vent souffle bien. Quelques pénibles kilomètres plus loin, une grosse vibration venant de l’arrière me secoue à chaque tour de roue. Je m’arrête encore.
Ohlala…le pneu sort de la jante. Probablement un mauvais montage: je causais avec le marcheur en remontant le tout.

Dégonflage, remise en place du pneu, regonflage…rah, il veut pas rester là où il faut. Il est presque 18h, le soleil décline, pas le temps de me battre avec ce bout de caoutchouc-nylon. Je sous-gonfle et roule jusque Albert River, un peu plus loin, où je me trouve un spot à peu près abrité du vent au pied de l’église…qui est équipée de prises électriques extérieures! Cet article est donc sponsorisé par Dieu…et je vous écris assis dehors, par ces 9°C, pour profiter de l’électricité paroissiale. Bon, je triche, parce que je me suis replié dans ma tente sans électricité quand de la bruine s’est mise à tomber!

Aujourd’hui, 96 km roulés à 19.8 de moyenne, soit 4h50 en selle.

Demain, je continue vers l’ouest sur la « fleur de lys trail ».

Sur ce, je vais lire la bédé « Soda », ça colle à mon lieu de camping :)

Bonne nuit!

Publicités
Cet article, publié dans Français, est tagué , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

10 commentaires pour Dimanche 17 Octobre 2010: Trekounet, ce soldat de la garde (Glace Bay > Albert River)

  1. Rodolphe dit :

    J’ai trouvé Trekounet! Accoté à la maison aux murs jaunes!

    Au fait, merci pour la carte! Et puis je serai bientôt opérationnel pour t’aider.

    Bonne route et bonne chance avec ta roue-libre.

  2. Arnaud dit :

    Trekounet est au pied de la maison jaune à droite ? ptain par contre le livre j’le trouve jamais ..

  3. jl dit :

    prem’s pour porte clé!! désolé pour le manque de com’s pas le temps avec le boulot! mail moi ici si tu as le temps tontonjl62@gmail.com dis moi quand tu rentres! soda existe encore? faudrais que je me les fasses un de ces quatres! prends soin de toi

  4. Juan Altitude dit :

    Cool, je me souviens de la forteresse de Louisbourg. J’avais visité quand j’étais jeune. Les pneus de notre auto n’avait pas eu de crevaison. Peut-être parce que Dieu savais qu’on allait pas voler son électricité.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s