Mardi 19 Octobre 2010: so long, Cape Breton (Grande Greve > Boylston)

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Bon, bin en voilà, une belle journée! J’ai quitté l’île du Cap Breton, ça y est. Que d’émotion!

Je me réveille un peu avant 7h. Il fait frais dans ma maison en ruine…et il n’y a pas un nuage dans la pénombre pré-lever de soleil. Déjeûner triste sans banane ni nutella: la journée « sauvage » d’hier est tombée pile quand je venais à bout de pas mal de mes denrées. D’où la plus importante mission aujourd’hui: ravitailler!

Je prends la route sous un soleil éclatant. Je suis un peu déçu en voyant que le centre d’accueil de touriste de St Peters était très proche, et qu’il aurait fait un bon spot pour camper, avec vue, table de pique-nique, électricité et internet! J’hésite à rester ici rien que pour y camper le soir, ahah.

Petit point internet, puis je reprends la route dans la fraîcheur. Je suis la grosse Highway 104, d’abord parce qu’il y avait un passage obligé par un bout de cette route, puis parce que j’ai merdé et pas repris la route 4 quand il fallait.

Enfin ça va, il y a peu de trafic, et la plupart des motoristes font un bel écart. Je leur fais de grands signes quand ils passent trop près, (début de l’instant « haine du monde ») et me gêne pas pour gueuler quand ils ont trois kilomètres de visibilité, DEUX voies en plus de la leur pour faire un écart (américaines, les voies!), mais qu’ils se bougent à peine! (Fin de l’instant « haine du monde »)

Le vent, de face évidemment, est relativement fort. Je prends mon mal en patience, en me disant que c’est de ma faute si y’a du vent. En effet, j’ai choisi cet itinéraire en sachant bien que les vents dominants de Nouvelle-Écosse soufflent vers l’est. Et comme maintenant, « je reviens de l’est »…eh bin, j’ai le vent dans le nez, mais je l’ai bien cherché. Alors ma gueule, avec le vent!

J’ai parfois la grosse route pour moi tout seul, c’est assez impressionnant. Je trippe!

J’arrive vers midi à Port Hawkesbury, où je me jette sur la première épicerie venue pour mon saint-ravitaillement. Pour ceux qui se demandent, oui, je suis déjà passé par là, mais c’est normal: la partie nord-est de la province est une île, reliée au reste par un pont-digue…et la plus grosse ville au bout du lien est Port Hawkesbury. La boucle est bouclée, en gros.

Bon. Le ravitaillement. Je manque quasiment de tout, donc il me faut…quasiment tout. Je m’en sors avec la plus grosse facture d’épicerie du voyage, mais c’est de la bouffe, donc ça vaut le coup!

Je continue ensuite vers Port Hastings, où se trouve le pont. Qui rencontre-je en chemin?! Je vous le donne Émile, Bernie, de Bernies Bicycle Repairs! Jasette au bord de la route. Bernie fait signe à quasi-tout le monde: ici tout le monde se connaît. Allez, salut Bernie!

Je m’arrête au bureau d’accueil des touristes pour un pique-nique au soleil abrité du vent…ronron! J’en repars en ayant volé un rouleau de pécu et demandé une nouvelle carte routière: suite aux multiples déchirures, il me manque le bout vers lequel je vais, ce qui est fâcheux, vous en conviendrez.

Hop, on the road again! Je franchis le pont, et prends la première sortie: la route touristique « Marine trail », qui longe la côte. Juste après le pont, sur cette route, en voilà justement une, de côte! Avec les pleins d’eau et de bouffe faits, hophop, on mouline pour arriver en haut…

Elle est sympathique, cette petite route. Un enchaînement de montées-descentes plus ou moins raides, des virages, quelques couleurs, quelques vues…malgré le soleil peu brillant de cet après-midi déjà bien entamé, c’est bien agréable.

Bon, j’avoue que j’en chie un peu quand même. Je sais pas pourquoi, mais en ce moment, j’avance pas! Plus de jus, pourtant j’en ingère, des calories! Demain je me repose, puisque c’est comme ça.

Je finis par arriver à Boylston, l’objectif que je m’étais fixé en voyant le panneau « Boylston 26 ». Je suis bien fatigué et j’ai faim. Pas envie de chercher des heures un endroit où camper, je file directement à l’église. Installation sur le dense gazon, engloutissement de souper, et écriture de ces lignes par 8°C dans la tente. La sortie pipi de cette nuit va être pénible! :D

Aujourd’hui, 6h08 en selle à 17.8 de moyenne, soit 109.6 km parcourus.

Demain, repos en suivant la route touristique.

Bonne (fraîche) nuit!

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11 commentaires pour Mardi 19 Octobre 2010: so long, Cape Breton (Grande Greve > Boylston)

  1. Juan Altitude dit :

    Bonne idée de faire reposer ton corps.

  2. Rodolphe dit :

    Repose toi bien demain. Tu dois gérer ton effort. Tu arrives peut-être à un petit creux de régime, mais avec un bon repos ça va revenir.

  3. Antoine Langlois dit :

    Ça doit bien te durer maximum trois jours, 60 $ de bouffe à ce rythme?

    Au moins, le sirop d’érable n’est pas trop cher là bas, ça c’est bien!

  4. Cath dit :

    Sur son vélo à roues de 500, Gruyelle, en fin de primaire avait un compteur de vitesse et kilométrique, la classe! J’en ai toujours rêvé; je dois en monter un que j’ai récupéré je ne sais plus où mais sur un vélo. ça marche avec un flexible qui reçoit la rotation de la roue et entraine les molettes graduées au guidon… Bientôt j’aurai plus qu’à le monter sur un fauteuil roulant…
    Pour le Terrot, j’eus un temps un compteur de km; une étoile entrainait les molettes, l’étoile faisait une fraction de tour à chaque passage d’un ergot fixé sur un rayon…
    Tac,tac,tac,tac, à la fréquence proportionnelle à la vitesse. Fallait pas essayer de le lire en roulant vu qu’il était en bas de la fourche… Mais les on guette toujours le passage des centaines, des doubles, des triples…
    Qu’est-ce qu’on en a à faire de compter, de mesurer? L’intérêt, c’est le voyage! Oui, mais l’homme est un roseau pensant, une fois le vélo inventé, faut qu’il invente d’autres trucs…
    Alors unVRAI cyclo-touriste de mes deux roues de 650, c’est un inscrit à la fédé, qui se tape les rando brevetées, les centaines de cols, les concentres, les diagonales, et qui se fait mettre des tampons partout où il passe si jamais on doute… Des barjes quoi!
    Mais il y en a plein d’autres qui ne sont pas du club…

  5. Cath dit :

    Sur son vélo à roues de 500, Gruyelle, en fin de primaire avait un compteur de vitesse et kilométrique, la classe! J’en ai toujours rêvé; je dois en monter un que j’ai récupéré je ne sais plus où mais sur un vélo. ça marche avec un flexible qui reçoit la rotation de la roue et entraine les molettes graduées au guidon… Bientôt j’aurai plus qu’à le monter sur un fauteuil roulant…
    Pour le Terrot, j’eus un temps un compteur de km; une étoile entrainait les molettes, l’étoile faisait une fraction de tour à chaque passage d’un ergot fixé sur un rayon…
    Tac,tac,tac,tac, à la fréquence proportionnelle à la vitesse. Fallait pas essayer de le lire en roulant vu qu’il était en bas de la fourche… Mais on guette toujours le passage des centaines, des doubles, des triples…
    Qu’est-ce qu’on en a à faire de compter, de mesurer? L’intérêt, c’est le voyage! Oui, mais l’homme est un roseau pensant, une fois le vélo inventé, faut qu’il invente d’autres trucs…
    Alors unVRAI cyclo-touriste de mes deux roues de 650, c’est un inscrit à la fédé, qui se tape les rando brevetées, les centaines de cols, les concentres, les diagonales, et qui se fait mettre des tampons partout où il passe si jamais on doute… Des barjes quoi!
    Mais il y en a plein d’autres qui ne sont pas du club…

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