Vendredi 22 Octobre 2010: « yesterday…all my trouble seem so far away » (Sherbrooke > East Ship Harbour)

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La chanson des Beatles colle pas mal à la journée d’aujourd’hui. Ou encore, comme le dit je ne sais plus trop quel personnage d’une bédé publiée chez Fluide Glacial (me semble que c’est Soeur Marie-Thérèse des Batignolles, mais j’ai un doute)… »bordel, j’en ai chié ». Retour sur une journée quelque peu…aérée.

Réveillé vers 7h, bien à l’abri, tel un joueur de baseball qui attend son entrée sur le terrain. Le ciel est mi-nuageux, mi-dégagé…pas forcément de bon augure. Une brise souffle. Et contrairement à hier, la direction dominante a repris ses droits: le vent vient de l’ouest.

Ah oui, j’oubliais: je n’ai pas eu d’invasion féline cette nuit!

Je déjeûne et remballe. Petit arrêt-internet à l’office de tourisme tout proche juste avant de prendre la route…

Une bonne brise souffle contre moi…alors que d’habitude, à cette heure, le vent n’est pas autant levé. Allez, on appuie! La première heure de route est plus ou moins normale, le vent dans la face, mais pas trop trop dérangeant. La route est relativement abritée, donc ça va.

Mais plus le temps passe et plus le vent est présent…jusqu’à être, je pense, par endroits et par rafales, le plus fort du voyage. Je pense en particulier à un passage dégagé, au bord de l’eau, où j’étais à 7 km/h, en moulinette, et peinais. Ça décoiffe…

…et ça refroidit, au sens propre! Je roule toute l’étape avec mes super gants Remington de chasse, et une bonne partie avec mes couvre-chaussures. La moindre pause pipi un peu ventée devient une séance de rafraîchissement express. Ça explique d’ailleurs en partie le très petit nombre de photos prises aujourd’hui, dont vous m’excuserez, j’espère: si un arrêt pipi nécessaire est pénible, vous imaginez que je me suis pas arrêté pour le fun de prendre une photo.

Et les photos en roulant…eh bien pour une fois, je me suis concentré sur les objectifs suivants:

-tenter de rester sur le vélo (réussi),

-tenter de maintenir le vélo sur la route, et dans la bonne voie, malgré les rafales (globalement réussi).

D’habitude, le vent m’énerve, mais là, ça allait. En fait il imposait tellement le respect que je me suis juste dit « bon, bah d’accord ». Je me suis battu, et puis voilà.

Heureusement, il y a quand même eu quelques passages abrités, et quelques montées où seul le dénivelé était une difficulté. D’ailleurs, chose plus ou moins drôle: le vent transforme un faux-plat descendant en faux-plat montant…voire en vraie montée. Et autre d’ailleurs: un kilomètre de dénivelé aujourd’hui, avec le vent, ça finit par faire une étape assez sportive.

La route est quand même assez agréable: les petites baies s’enchaînent, le revêtement est en bon état, il y a peu de trafic sur les premiers kilomètres. Bon, après, c’était un peu plus fréquenté, et par pas mal de cons de chauffards…

Je m’arrête pour manger après une cinquantaine de kilomètres, relativement abrité du vent derrière une bâtisse, dans un petit parc à jeux. Je demande pas mon reste: j’ai pas chaud, et si je veux m’approcher décemment d’Halifax aujourd’hui, faut encore rouler!

Tant bien que mal, j’avance. Arrivé à Sheet Harbour, un quidam m’interpelle et m’invite à boire un coup chez lui! Sympa J., et sa femme J. aussi. Jasette, et je repars avec le plein d’eau, une petite bouteille de jus et deux pommes. MERCI les J.! D’ailleurs, marrant, ils me doubleront ensuite deux fois sur la route (en faisant un bel écart).

Je me fixe comme objectif la barre des 120 km, pour être en dessous de la centaine de kilomètres jusqu’à Halifax demain. D’ailleurs, pas de nouvelles de C., la coloc de S….en même temps, j’ai pas dépouillé mes courriels aujourd’hui, ahah!

Bref, les quinze derniers kilomètres sont assez difficiles, je fatigue un peu dans cette lutte perdue d’avance contre Éole. Je suis assez soulagé lorsque le totaliseur kilométrique passe la barre…et, oh! Une église à l’horizon!

Bon, le terrain l’avoisinant n’est pas très accueillant…par contre, un abri de tôle est juste assez grand pour y rentrer Hubba! Apparemment, la tondeuse chrétienne, qui était probablement dans l’abri, a été victime du malin: les portes de l’abri, liées par un cadenas, sont dedans, et plus de tondeuse. Tant mieux, comme ça je peux m’installer dedans, ahah! Il peut pleuvoir…par contre, les rafales appuyant sur les tôles provoquent parfois des gros « beng! », comme quand on appuie sur une boîte de biscuits en fer, mais en pire.

Je sais pas si les bruits me réveilleront après les 120.8 km du jour, en 6h46, soit 17.8 de moyenne…

Demain, encore un bout de route 7, puis à gauche sur la 207, puis galère dans Halifax, et si tout va bien, je dormirai dans un lit le soir.

Bonne *beng!* nuit!

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4 commentaires pour Vendredi 22 Octobre 2010: « yesterday…all my trouble seem so far away » (Sherbrooke > East Ship Harbour)

  1. Cath dit :

    je vois pas bien le vent sur les photos! Des abris en tôles comme ça, on en voit partout, ils étaient vendus en kit, pas par ikéa, avec une notice surement facile à lire et 625 boulons de 6×12… Et ça finit par rouiller! C’est plus facile de mettre Hubba dedans que de monter cet abri tous les soirs…

  2. Juan Altitude dit :

    Maudit vent à marde.

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