Samedi et Dimanche 30-31 Octobre 2010: Montréal, ça déménage (Montréal > Corsair 901)

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Et oui, je n’ai pas écrit hier, honte sur moi. Mais j’ai une bonne excuse: je n’ai pas glandé une seconde cette fin de semaine. Dormi moins de 12h en deux jours, et passé la sécurité aéroportuaire après l’heure conseillée. Putain, quelles journées! Résumons.

L’angoisse majeure de cette fin de semaine, encore plus que ces derniers jours,  était d’emballer proprement Trekounet pour qu’il puisse prendre l’avion en sécurité. Pour ça, il fallait dans tous les cas trouver une clé à pédales, pour débloquer les fameuses pièces qui ont subi plus de 7000 km de pédalage (environ 7800, en fait). L’autre problème majeur était de déterminer comment j’allais aller à l’aéroport, ce qui conditionnerait la façon d’emballer le vélo.

Les trois solutions que j’avais pour rejoindre ce cher Pierre-Éliott Trudeau:
-le vélo. Avantages: j’y vais à vélo, et tout ce que ça implique. Problèmes: trouver de quoi protéger ma monture à l’aéroport, la fraîcheur québécoise, la première neige, et le fait de ne rien pouvoir ajouter comme bagages à mon vol (je peux en profiter pour rapatrier quelques affaires, puisqu’on vient finalement me chercher à Orly!)
-le bus, 747 express, depuis Berri-UQAM. Avantages: aucun. Problèmes: plein!
-la voiture, puisque cette fin de semaine s’est déroulée en compagnie de F., à qui l’offre d’hospitalité a été prolongée. Avantages: rapide, me permet d’emballer Trekounet à la maison. Problèmes: j’y vais en voiture, et tout ce que ça implique.

Finalement, ce sera en auto que j’irai à l’aéroport. Je gagne ainsi un peu de temps montréalais, et surtout, je peux mettre Trekounet en boîte tranquillement…et heureusement, parce que c’est pas une mince affaire.

Comme je l’écrivais un peu plus haut, il faut démonter les pédales, et trouver une boîte…chouette, il y a un vélociste pas loin. Un dollar pour une boîte pourrie, et… 7$ pour le démontage des pédales?! Hein?! En plus, le prix est annoncé antipathiquement, et aucune négociation n’est possible!

Donc, si jamais vous avez besoin d’un vélo, ou d’une réparation, n’allez pas chez le vélociste au coin des rues Saint-Germain et Ontario. Le patron semble être un vieux con, et je pèse mes mots.

Heureusement, à quelques centaines de mètres de là se trouve une boutique qui vend des articles de cirque, appellée Saltimbanque. Le plus gros revendeur de monocycles de Montréal, paraît-il! Le mec est cool et me déverrouille mes pédales gratuitement, amicalement. Il est jongleur/acrobate pour le Cirque du Soleil, la classe!

Me voilà donc avec un Trekounet aux pédales libres, et une boîte flambante pourrie. Allez, c’est l’heure d’aller boire un petit verre avec mon bon pote P., ça fait plaisir! Puis il fait faim…testons le restau indien habituel de ma E.S..argh, mais qu’est-ce que c’est que ça, qui tombe du ciel?! Mais oui…c’est de la neige! La première de la saison. Il est temps de quitter le pays…!

F. nous accompagne, et on passe le repas à discuter de tas de trucs, dont la on-ne-peut-plus-triste situation en Iran. Vous avez pas idée…

De retour auprès de Trekounet, je commence à préparer le vélo pour voler. Bordel, c’est petit, cette boîte! En plus de l’évidente roue avant, il faut que je démonte le garde-boue avant, le porte-bagages avant, le guidon, sortir la selle, et tout, et tout! Pfiouuu…heureusement que je me suis pas tapé ça à l’aéroport.

Il me manque pas mal de trucs pour emballer proprement mon fidèle destrier (remarquez s’il vous plaît les efforts pour diminuer les répétitions). Quelques heures de sommeil et un déjeûner plus tard, direction Canadian Tire et l’épicerie locale, pour acheter de l’isolant pour tuyau, du ruban adhésif, de l’autre ruban adhésif, trouver du carton, et autre rembourrage.

Au détour d’une maison, ouah! Des vieux coussins à la poubelle…on peut difficilement rêver mieux comme rembourrage. Bon, ils sont peut-être pleins de puces, mais whatever.

De retour à la maison, on commence le gros emballage. Renforcement des coins de la boîte, placement des différentes pièces, attache de tout ce qui a été démonté au cadre, prévision de rembourrage…c’est distrayant comme activité, mais assez stressant. J’angoisse en imaginant mes pauvres roues écrasées, mes leviers brisés, ma fourche tordue. Allez, on fait confiance, et puis j’ai bien écrit dessus que ma boîte contenait un vélo, et dit merci aux manutentionnaires. Pourvu que ça marche…

Le porte-bagages arrière est un peu haut et fait une bosse sur le haut de la boîte. En déformant, ça ferme quand même, allez, hop, ça devrait aller.

Tout finit par rentrer dans la boîte, avec un peu de rembourrage, et tout. Ça protège pas des masses, mais c’est déjà ça. Ce qui me fait le plus peur, c’est les roues…surtout que je viens de claquer une fortune dans le changement du moyeu arrière.

Il reste un peu de place dans mes sacoches. J’en profite pour rapatrier des Spirou qui n’attendent que de rejoindre leurs collègues sur mon étagère, me prendre un peu de sirop d’érable (j’en consomme environ un demi litre par semaine en ce moment…va falloir changer mes habitudes alimentaires!), et de la Boréale Dorée en commande spéciale. Avis au destinataire: t’as de la chance qu’on vienne me chercher à l’aéroport!

Il est l’heure de partir aider P. à déménager…c’est maintenant presque une tradition entre nous: c’était la cinquième ou sixième fois qu’on faisait un déménagement ensemble, en ces quelques années montréalaises. Détails sur http://remontreal.blogspot.com, pour ceux qui n’ont pas suivi, et que ça intéresse.

On profite de la grosse voiture que F. a loué, et de son aide. Il est trop cool, ce F.! Vraiment, en cherchant à faire du covoiturage entre Halifax et Montréal, je pensais pas passer trois jours à me faire un nouveau pote.

Impressionnante, la bagnole: en repliant les sièges, on peut rentrer deux divans emboîtés dedans! Un quasi-camion. Par contre, le sommier ne rentre pas. Qu’à celà ne tienne, on le porte sur le kilomètre qui sépare les deux logements. Le voisin, un pétard à la bouche sur son vélo, nous souhaite bon courage.

Mon vol partant à 19h50, je voulais partir pour l’aéroport vers 16h. Manque de bol, le déménagement a pris plus de temps que prévu…et à 16h30, je ne suis qu’en train de charger Trekounet dans le tank. Il me reste encore à me doucher.

Finalement, j’arrive un peu tard à l’aéroport. Alors que je réfléchis à enrober mes sacoches de film plastique, j’entends une voix dire « Rémi? » derrière moi. Je me retourne, et qui est là? A., l’ancienne coloc de P.! Ah bah, c’est marrant ça alors! Petite jasette, et direction l’enregistrement, en ayant pris soin d’ajouter une corde autour de mes sacoches.

Mes bagages font chacun plus de 23 kg. Heureusement, ma carte d’étudiant me permet de monter la limite à 32 kg. Pas de surpoids au programme!

Trekounet est bien sûr un bagage hors dimension: direction le comptoir spécial. La boîte doit passer dans le gros bazar, sinon, le bagage n’est pas accepté. On pose le gros carton sur le tapis roulant. Ça rentre…puis bloque. La bosse du porte-bagages arrière. Argh.

Je me vois déjà devoir tout déballer pour démonter ce foutu porte-bagages. Gros, gros stress…et finalement, en diagonale, la boîte passe. Pfiouuu, soulagement. Parce que oui, il est 18h05, et je suis sensé passer la sécurité avant 18h20. Autrement dit, l’opération aurait été impossible. Donc…OUF!

Direction la porte B. Relativement tristes aurevoirs: F. est un joyeux drille, et sait redonner le sourire, même quand de longs mois solitaires sont à prévoir. « C’est marrant! »

Contrôles de sécurité, puis je passe une bonne heure à vous écrire. On embarque un peu en retard. L’avion est loin d’être plein: il me semble avoir entendu 213 tonnes sur les 397 maximales. Espérons que Trekounet soit bien à bord, et pas plié…

Je continue à vous écrire, jusqu’à un petit moment après le décollage. Petite pause amuse-gueule: le repas d’avion.

Il est maintenant temps de dormir. Demain (ou plutôt, tout à l’heure, à 2h30 am, heure biologique), on atterrit, puis coucou à plein de famille.

Bonne nuit volante!

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7 commentaires pour Samedi et Dimanche 30-31 Octobre 2010: Montréal, ça déménage (Montréal > Corsair 901)

  1. CARON Catherine dit :

    Hiya,
    Did you have a good trip?and your Trekounet, no problems, we hope so!!You must be feeling the jetlag .We were glad to read that you didn’t have to cycle back home. You must be quite tired. Happy to be back in Picardy?Your family must be glad to see you again.
    Well,enjoy your rest,the food and the ch’ti accent.Looking forward to reading your next adventures.Cheerio. YVES & CATHERINE & CATS

    • zboud dit :

      Hey!
      Yeah, the trip was OK, and so is Trekounet…what a relief. It’s good to be back in the picard fog…more details soon on that blog :)
      Thanks for your comment, cheers!

  2. Juan Altitude dit :

    Au revoir cher Rémi! Tu continues le blogue ici où quelque part d’autre?

    • zboud dit :

      Je continue ici! Histoire de ne pas perdre de vue que quand même, le projet d’origine, c’était plus de 20000 km autour de l’Amérique du Nord…

  3. claire dit :

    C’est super Rémi ton trip !!! J’adore !! Et elle me mets même la larme à l’oeil : et oui je sais, il m’en faut peu… lol chui vraiement en train d’imaginer l’histoire et de me mettre dedans sans difficulté. Génial !!! I will be happy to see you in my flat : you are welcome !! ;-)

  4. Ping : Anonyme

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