Samedi 13 Novembre 2010: eine große Konnerie (Petit-Landau > Lattringen)

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

Ouai, aujourd’hui j’ai fait une belle grosse connerie. Je me confesse direct…engueulez moi, mais ça servira à rien: j’en suis déjà pas fier.

En gros, j’ai pris un tunnel de 3 km de long alors qu’il était en double sens, sans accotement, interdit aux vélos, et qu’il y avait du trafic. En fait j’y suis allé pensant que j’avais le droit…la connerie a été de ne pas faire demi-tour en me rendant compte de mon erreur.

Bref, j’ai sprinté pendant 3 km dans une atmosphère saturée de gaz d’échappement, harcelé de klaxons, et de vociférations germanophones incompréhensibles. Le tout en pensant à Daylight, ce film catastrophe avec Stallone dans un tunnel. À la sortie, les poumons brûlants, j’étais bien content d’être en vie et de ne pas avoir causé d’accident. L’espace d’un instant, j’ai même apprécié les sensations fortes de cette aventure. Quelle honte. Je pense que le niveau de cette connerie dépasse la fois où on avait fait exploser un bidon de toluène avec S., que je m’étais pris le couvercle en pleine face et que mes oreilles sifflaient. Mais j’étais jeune à l’époque…ahah. Bon, finie la confession, je vous raconte cette super journée!

Je suis parti comme hier, ni trop tôt ni trop tard. Dans un premier temps, objectif Bâle! Je pensais rester du côté français, mais bonne surprise: un itinéraire cyclable permet de passer devant la centrale hydroélectrique et les écluses locales sur le Rhin. Je repasse donc en Allemagne…whatever, tous les chemins mènent à Bâle.

J’y arrive assez vite. Pour éviter de perdre trop de temps à tourner en rond dans cette grosse ville, je me sers de mon GPS. Je traverse donc la grande étendue urbaine guidé par la merveilleuse petite machine. Je profite quand même, passant par le centre, admirant les tramways et l’architecture locale.

Je monte aussi une jolie côte urbaine, pour mieux redescendre vers la banlieue Sud, d’où part la route que je vais emprunter pendant tout le reste de la journée.

Petit point cyclabilité: ici, le vélo est considéré dans les aménagements urbains et routiers. Voies réservées, accotements, droits spécifiques, etc, etc. C’est mieux fait qu’à Strasbourg: par exemple, pas de dangereuse piste cyclable sur les trottoirs. Par contre, attention aux rails de tram!

Dans la banlieue baloise, je longe la ligne de train, qui devient ensuite tram. Tout est évidemment concentré dans la vallée. D’ailleurs, ma route du jour était quasi-exclusivement dans le fond de la vallée. Pas de grosse ascension au programme!

Une fois sorti de la ville, la matinée est bien entamée. Et la température a sacrément grimpé…si bien que je me retrouve en tenue estivale! J’ai même trop chaud aux pieds: je porte mes chaussettes en laine mérinos. Merci les générations précédentes d’avoir trop roulé en bagnole…ou pas!

Je prends le tunnel de la mort, puis profite de ces agréables conditions. Ça fait plaisir de sortir les lunettes de soleil, encore une fois! Les petits bleds et les virages s’enchaînent. Comme on reste dans la vallée, les pentes sont douces. Le vent peut par contre se faire bien violent.

Quand la largeur de la vallée le permet, l’itinéraire cyclable sort de la grosse route pour emprunter des plus petites voies. Par contre, piège: c’est pas toujours asphalté. Je sais pas si c’est à cause de ça, mais je casse deux rayons coup sur coup dans un chemin de pierres. Heureusement, ils sont « du bon côté »: pas de pénible démontage de cassette au programme!

Je me donne comme objectif de mi-journée la petite ville de Delémont. Arrivé là-bas, je retire des francs suisses (pas foutus d’avoir l’euro comme tout le monde!), et teste le pain du coin. Il passe haut la main! Je change aussi mes rayons, puis passe par le vélociste local avant de reprendre la route. Il a un distributeur automatique de chambres à air à l’extérieur du magasin pour quand il est fermé! Trop fort…mais c’est ouvert, je peux donc acheter mes nouveaux rayons de rechange et une chambre à air de manière classique.

Je reprends la route. La vallée se fait maintenant un peu plus encaissée, voire carrément bien encaissée! C’est joli, tous ces rochers…mais si je devais chercher un endroit pour camper ici, bonjour la misère.

Il fait toujours aussi beau, c’est le pied. Je finis par franchir le seul col de ma journée (col de Pierre Pertuis), après un bled nommé Tavannes. Emporté dans la descente, je me trompe de direction au carrefour d’en bas. Boulet.

Quelques tunnels (autorisés, ceux-là, mais pas moins flippants pour autant) plus tard, je descends vers la ville de Bienne. La descente est jouissive: on voit les Alpes dans le fond, c’est trop beau! Malheureusement, j’ai pas pu prendre de photo.

Il commence à se faire tard (passé 16h!)…Bienne étant assez étendue, je ne traîne pas: il faut que je retourne vite dans la campagne si je veux trouver où camper. Je prends donc la direction de Ins, un petit bled repéré sur ma carte au Sud-Ouest de Bienne. (Parce que oui, je n’ai pas de carte de la région de Bienne, celles que j’ai s’arrêtent un peu au Nord et un peu au Sud. Nouvel objectif, donc: être sur la carte.) Dommage, ça a l’air cool Bienne: il y a des trolleybus!

Ins est à plus de 20 bornes de Bienne, le soleil décline et j’ai plus de 120 km au compteur…je n’y serai pas ce soir, autant se chercher un endroit où camper dès que possible. Tiens donc, un bois…pas loin des maisons, ni de la route, mais bon, il y a là un coin relativement plat qui fera l’affaire. Allez, Hubba, hop!

Finalement, j’ai roulé 134.8 km aujourd’hui, en 6h52, soit 19.6 de moyenne. Remarquons aussi que la Suisse, c’est plus plat que l’Aisne: à peine 800 m de dénivelé ce jour, contre plus de 1000 lors de mon étape picarde.

Demain, direction le lac Léman!

Bonne nuit au bois! (ahah!)

Publicités
Cet article, publié dans Français, est tagué , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

7 commentaires pour Samedi 13 Novembre 2010: eine große Konnerie (Petit-Landau > Lattringen)

  1. fa dit :

    Tu es quand même sorti de la notre de carte…. je parle du bête atlas routier français!
    Une adresse dans la campagne entre les monts du jura et Genève, t’intéresse-t-elle ?
    Si oui je te la fais suivre et je la préviens…

  2. bouderlique dit :

    Apparement, l’enrée manquait de panneaux? Mais c’est pas interdit aux poids-lourds et autres de ralentir quand un cycliste fait une erreur et de rester derriére un vélo!! On est content tu ne sois pas rester dedans.
    Bonne route jusqu’à Lyon.

    • zboud dit :

      En fait, il y avait seulement le panneau vert avec une auto dessus, mais j’ai pas fait gaffe, je cherchais un « interdit aux vélos »…merci!

  3. Poupa dit :

    Ben si t’avais pas pris l’tunnel, par où donc serais-tu passé ? Par dessus la montagne ?

  4. Ping : Dimanche 1er Février 2015: Chatoka | C'est que du vélo

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s