Vendredi 12 Novembre 2010: in Deutschland hab ich gefährt (Kork > Petit-Landau)

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Bin oui, aujourd’hui, j’ai passé une bonne partie de l’étape en Allemagne! Je ne suis pas sûr de la justesse du titre, mais bon. Ich kann kein Deutsch.

Réveillé vers 6h15, après une nuit relativement courte. Je déjeûne avec mes chers hôtes-famille, plus ou moins écoeurés par le mélange beurre de peanut-banane-sirop d’érable. Je me vois offrir un tas de denrées, et même une subvention apparemment irrefusable (si ce mot n’existait pas encore, voilà, il existe!). Merci encore les B.-M.!

Tout le monde est déjà parti pour l’école ou le travail quand je quitte la maison. Aujourd’hui, la météo disait gros vent, et pas mal de pluie. Un peu après 8h, quand je prends la route, le vent n’est pas encore levé, il fait gris mais ne pleut pas.

L’objectif à partir de maintenant, c’est de descendre vers le sud le plus directement possible. Pas de Forêt Noire au programme: le risque de neige me dissuade un peu. J’emprunte donc la route B36, ou son pendant cyclable, qui remonte plus ou moins le Rhin.

Et oui, dans ce coin d’Europe, beaucoup de routes ont dans le bas côté une petite route annexe, réservée aux vélos. Ah, quel beau pays!

Toujours pas de pluie. La route est agréable, mais le vent se lève assez rapidement. Que la fête commence! Ça va, à part quelques rafales, il n’est pas apocalyptique, juste gênant. On se bat et tout ira bien.

Je traverse la plaine, cernée aux horizons Est et Ouest respectivement par la Schwarzwald et les Vosges. Les sommets ont la tête dans les nuages bas, je me dis que je suis pas si mal sur ces routes plates et dégagées.

Par contre, la plaine finit par être un tant soit peu monotone, malgré la densité importante de jolis petits villages.

Je m’étais donc fixé comme objectif de mi-journée le mini-massif de collines appelé Kaiserstuhl (emplacement du H incertain!). Et oui, bizarrerie de la nature, en plein milieu de la plaine à cet endroit, il y a quelques collines. Je pouvais passer à côté, rendant du même coup mon itinéraire plus direct, mais l’envie de côtes et d’un petit détour l’ont emporté. Sans compter la suggestion de M., qui m’avait conseillé l’endroit.

Avant d’entamer l’ascension que j’ai choisie, je m’arrête devant un panneau d’information dans le petit village au pied de la colline. Aïe aïe, un petit papi vient me causer en allemand. Je baragouine que je comprends pas et que je parle pas allemand, mais il insiste. C’est con, je comprends tout ce qu’il dit (ou presque), mais je suis pas foutu de répondre comme il faut. J’ai un peu honte…si mes chers profs d’allemand savaient ça! Enfin c’était cool quand même d’échanger avec ce papi.

Reprenant la route, je me paume dans un dédale de petits chemins asphaltés dans les vignes, si bien que je sors le GPS. Je finis quand même par retrouver la route, et la côte que je voulais me faire. 900 m entre 10 et 15%, puis un kilomètre entre 4 et 8%. Allez, on sue!

La descente est plutôt sportive, sur cette toute petite route. En effet, le coin vaut vraiment le détour. Arrivé en bas, pause bouffe, ça fait quand même plus de 70 km que je roule!

Je reprends ensuite la route, en suivant l’itinéraire cyclable vers Breisach, où j’emprunterai le pont vers Neuf-Breisach, en France. Mais avant de sortir du territoire allemand, il faut que je fasse le plein de Ritter Sport, ce chocolat carré aux multiples parfums tous meilleurs les uns que les autres…

Promo chez Lidl: 65 sous les 100g. Je prends une tablette de chaque sorte que je trouve…1.6 kg au total. Comment ça, pas raisonnable?

Je passe donc le pont la conscience tranquille. Mais pourquoi passer par la France, vous demandez-vous probablement. Eh bien parce que de ce côté du Rhin, il y a une route départementale qui pique plein sud vers Bâle-Mulhouse, alors que de l’autre…non.

Je traverse Neuf-Breisach, où je me fais traiter de connard par des gamines d’environ huit ans. (Je lui ai planté mon Opinel dans l’oeil.) Impressionnante cette ville, des double-remparts style Vauban!

Me voilà donc de nouveau dans la plaine d’Alsace. Grosses parcelles de maïs, peu de bois: le sud de la plaine me semble bien différent de ce que j’avais vu entre Andlau et Straßburg.

L’influence allemande est bien palpable: je suis encore un itinéraire cyclable. Par contre, ils ont oublié les pare-vent: la plaine étant bien dégagée, ça souffle bien. J’avance pas!

Je finis par passer Fessenheim, célèbre pour sa super centrale nucléaire. La plus vieille de France je crois…peut être la première catastrophe nucléaire française? J’ai aussi traversé un tas d’autres bleds finissant en « heim » dont je ne me rappelle pas le nom. Ah oui, il y a aussi une grosse usine chimique pas loin, trop bien.

De temps en temps, il se met à pleuvoir quelques gouttes…mais rien de bien méchant, les imperméables restent au placard. Et puis il fait super doux, je me vois mal rajouter des couches, alors que j’ai pas froid.

Finalement, lorsque la nuit commence à tomber, j’arrive à Petit-Landau, que j’avais envisagé comme objectif du jour. Ça roule! Sur le bord de la route, les terrains de sport du village se font refaire les lignes par l’employé de service, nommé F.

Voyant quelques spots plutôt pas mal dans les environs, dont les tribunes du terrain de football, je m’en vais lui demander si je pourrais camper là ce soir. Pas de chichis, pas de question, il me dit que oui, et que si quelqu’un me demande quelque chose, j’ai qu’à dire que F. m’a autorisé ! Trop cool: l’endroit est bien abrité du vent et de la pluie.

Petit casse-tête pour installer Hubba: difficile de planter les sardines dans la dalle de béton. Je bidouille avec un banc, des tendeurs et des galets, puis fais la bouffe. Super surprises du soir: mes oeufs sont cassés dans leur boîte depuis un moment, miam, et mon tube de sauce tomate est éventré, remiam. Enfin je mange bien quand même, rassurez vous!

Là, des mecs s’entraînent sur le terrain d’à côté, alors que mon abri tremble et crie sous le vent, et que je vous écris que ce jour, j’ai roulé 129.6 km en 7h11, soit 18 de moyenne.

Demain, on va en Suisse…bonne nuit!

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2 commentaires pour Vendredi 12 Novembre 2010: in Deutschland hab ich gefährt (Kork > Petit-Landau)

  1. Juan Altitude dit :

    Excellents achats!

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