Samedi 27 Novembre 2010: l’Italia con Trekounet, c’est parti! (Antibes > San Remo)

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Remarquez comme ce titre fait un effort d’italianisation. Je parle maintenant couramment italien, bien sûr, vous vous en doutez: j’apprends tellement vite!

Ce matin, pas de réveil…ça fait du bien! Vers 9h, je suis debout. Petit déj avec S., qui part ensuite courir. Je remballe mes affaires, et lorsque je finis mon petit mot d’aurevoir à L., la voilà réveillée. Voilà, j’ai gaché de l’encre, uhuh. Bref, merci L. et S., c’est avec plaisir que je repasserai vous voir, avant Novembre 2013 j’espère!

Un peu avant 11h, donc, on the road again, direction Nice. Ça roule bien, le ciel est bleu, il fait frais mais pas plus que les derniers jours. La route longe la mer, c’est plutôt agréable malgré la circulation. D’ailleurs, il y a aussi beaucoup de trafic cycliste, c’est assez impressionnant!

Tous les clubs de rouleurs sont de sortie. En particulier, un groupe, tout uniformément de fluo vêtu, bouchonne toute une voie la route, en n’avançant pas. On n’a pas idée! Je me mets dans la roue de vrais rouleurs, qui, eux, dépassent les 25 km/h.

J’emprunte aussi parfois une grosse piste cyclable parallèle à la route. Enfin, plutôt une piste multifonctionnelle: rollers, skates, piétons, chevaux, chameaux, on y trouve de tout.

En tous cas, je commence à trouver les traversées de ville pénibles. C’est hallucinant, on dirait que personne n’a jamais vu de cyclotouriste. Je me fais zyeuter de partout, et tout le monde y va de sa petite grimace, de son petit commentaire, ou d’un sourire. Bien sûr, c’est agréable d’être un centre d’attention, et d’échanger regards, signes, etc, mais y’a des fois où c’est un peu lourd.

Enfin y’a des fois où c’est rigolo aussi, genre la petite gamine qui roule sur son tout petit vélo à roulettes, qui dit « oh papa regarde! », ou encore, dans une côte en sortant de Nice, tout un groupe de plusieurs dizaines de coureurs à pieds qui se met à m’encourager. Pouces levés, « allez mon grand! » et autres « ouh putain! » de surprise. Ça c’était trop fort!

À part ça, Nice m’a semblé belle. Pas forcément sur la Promenade des Anglais, mais dans les montées-descentes coincées entre les monts urbanisés et la Méditerranée, qui offrent de jolies vues sur la ville.

Quelques kilomètres plus loin, sur la place de Villefranche, un petit marché. Je fais le plein de fruits et légumes, de fromage et de charcuterie. Le charcutier me demande où je vais et d’où je viens, et je me retrouve très vite une fois de plus attraction locale. J’ai même jasé avec un policier municipal! Enfin, surtout, j’ai payé le jambon moins cher, en tant que « sportif ».

Encore un peu plus loin, je jase avec un cycliste qui me rattrappe dans une montée. D’où je vais, où je viens, classique. J’en profite pour lui demander si selon lui je vais pouvoir camper sauvagement en Italie. Il me répond qu’en France c’est interdit, ce qui m’avance vachement, vous en conviendrez. Puis il me dit ce dont je me doutais fortement: comme ici, c’est super bétonné. Boarf, on verra. Il m’apprend aussi à parler italien: « Si parlare inglese? » (orthographe incertaine!). Allez, salut l’ami, bonne route!

Je traverse Monaco assez vite. Le truc m’impressionne et, en fait, me fait peur. Jamais vu une telle densité d’immeubles, de tunnels, de béton. Pourquoi vouloir venir s’entasser ici?!

Je m’arrête un peu avant Menton pour manger…pile quand il se met à pleuvoir. Au début, seulement quelques gouttes, puis dès que je reprends la route, une vraie averse de ce qui ressemble quand même pas mal à de la neige fondue!

Je retire du fric à Menton, et achète une carte de la côte italienne que je vais suivre. Carte inutile, d’ailleurs: je sais que je longerai la côte jusque Pise. Bon, tant pis.

C’est parti, on franchit la frontière! J’ai affûté mon italien: « No capisco, no parlo italiano. Do you speak english? »

Je continue à longer la côte. À première vue, il va falloir s’éloigner un peu de la frontière pour subir la conduite italienne: apparemment, pas trop de chauffards pour l’instant. On va pas s’en plaindre!

L’urbanisation me semble bien plus continue de ce côté de la frontière: parfois la route me semble être une longue rue commerçante. Les villes s’enchaînent jusque San Remo, où je suis vers 16h. Sur la carte, qui n’est pas si inutile au final, je repère une ruine à quelques kilomètres dans les terres, qui pourrait potentiellement faire un bon endroit pour camper.

Petite précision: depuis quelques heures, je balaye tout du regard pour voir si le camping sauvage dans le coin va vraiment être difficile. Et c’est clair que oui, il y a peu de bons spots…ça m’angoisse un peu.

D’où l’idée de la ruine. En y allant, j’emprunte une super piste cyclable…et là, sur le bord, ouah! Un truc en construction, vue sur la mer, plancher confortable…pas de préau, mais ça semble être un bon spot. On entend plus la mer que la route!

Lorsque je reconnais les lieux, une dame qui promène son chien me fait remarquer qu’à l’horizon…Corsica! On voit la Corse, c’est joli. Mais pas prenable en photo.

Je m’installe derrière le bâtiment en construction, à l’abri du vent et un peu des regards. Tout confort, ce plancher. Comme je me suis installé tôt, je mange pas tout de suite, mais vous écris avant…enfin là j’ai faim, donc hop, à la soupe!

Aujourd’hui, roulé 4h20 à 20.2 de moyenne, soit 87.4 km.

Demain on continue vers Genova!

Bonnes pâtes!

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