Jeudi 2 Décembre 2010: Firenze, wouhou (Montopoli in Val d’Arno > Greve in Chianti)

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Bon. Je dois commencer par confesser un truc. Je pense qu’au moins 4 des 6 derniers articles ont été écrits en écoutant l’album live « Les 2 doigts dans la prise », des $heriff. C’est juste trop bon, je vous invite à découvrir ça si vous ne connaissez pas. (Rassurez-vous, c’est écoutable!). Allez, on y va! « Soleil ou pas soleil, c’est tout le temps pareil! »

Enfin, sauf que pas vraiment. Cette nuit est ponctuée par nombreux éclairs, coups de tonnerre, et autres averses de l’enfer. Heureusement, Hubba tient bon…mais j’avoue avoir eu un sommeil relativement peu tranquille, quand même.

Problème: le chant du coq est lui aussi rythmé par les coups de tonnerre. Boarf, à l’aise, je déjeûne et remballe entre les averses. Je prends la route avec mes imper sur le dos. D’ailleurs, j’ai oublié de le préciser hier, le petit raidillon que j’ai grimpé pour atteindre mon spot du soir s’appelle la via dell’inferno. L’enfer de ceux qui n’aiment pas grimper, j’imagine.

Je commence la journée par ma première averse de grêle du voyage. Heureusement, c’était assez gentil, et court. Et surtout, après ça, le ciel a enfin commencé à se dégager! Ahhh, trop cool.

Je continue sur la SS67, direction Firenze. La route est pas mal fréquentée. En fait, je crois maintenant que la conduite italienne est clairement pire qu’ailleurs, plus nerveuse, rapide. Mais plus fluide aussi, j’imagine. Bref, je suis maintenant habitué à tous ces malades qui doublent n’importe comment, et tout. Mais dans certains cas, ça craint pas mal quand même, on va y revenir.

Après Montelupo, la route tournicote un peu, donc la plupart des motoristes va s’amuser sur la voie rapide. Ah, un peu moins de monde, ça fait du bien. Et le coin est relativement sympathique, donc je trippe.

Comme d’habitude, sentiment ambivalent en arrivant en grosse ville, en l’occurence, Firenze. D’un côté, « cool, plein de civilisation, de monde, de trucs à voir, etc. ». De l’autre, « pfff, plein de monde, de scooters, de circulation, de vendeurs à la sauvette, plus de buissons pour pisser, etc. ».

Bref, me voilà en train de tourner autour de la grosse forteresse locale, sur une grosse trois voies. Il faut que je me gare, j’en peux plus de tous ces chauffards. Je suis maintenant dans la droite de la voie la plus à droite, prêt à me garer au prochain passage piéton. Un abruti en break BMW veut me dépasser. Y’a clairement pas la place, en plus, ça culotte devant: sa manoeuvre est ultra-stupide. Mais il tente quand même. Pour vous dire comme il était près, j’ai mis une grosse claque dans son rétro de droite en ayant le coude plié à 90°.

J’aimerais bien connaître le sens du geste qu’il m’a fait quelques secondes plus tard, quand j’étais enfin en sécurité au milieu des bipèdes, alors que lui était encore un tueur en puissance: le bras un peu levé, avec tous les doigts joints, comme si il attendait un coup de règle en fer. Peut être s’était-il rendu compte de son tort et attendait sa punition?

Allez, j’enchaîne avec l’autre abruti du jour, qui est cette fois une abrutiE. Je suis sur une voie cyclable. À une intersection, je dois céder le passage aux motoristes. Je suis donc arrêté, pied à terre. Une bagnole tourne lentement, probablement sans avoir regardé, et me frôle au point de dérégler mon rétroviseur, et de susciter des soupirs de frayeur des piétons. Heureusement je venais de regonfler mon klaxon. Je lui ai aussi vociféré une bonne leçon de français avant qu’elle ne déguerpisse sans se soucier de rien.

Désolé de vous balancer tout ça, mais ça me soulage! Allez, finies les joyeusetés routières. Allons slalomer entre les bipèdes, sur les vieux pavés chaoteux des « area pedonale ».

Tout le bien qu’on m’avait dit de Firenze me semble justifié. La ville ne pue pas, puisqu’elle reste relativement petite, et que tout le centre est piétonnier. Les monuments sont vraiment impressionnants, et plutôt jolis. Le bicolore, c’est classe!

Je profite d’ailleurs d’une grande place devant l’un d’entre eux pour pique-niquer, en chassant les pigeons qui sont à l’affût. Je profite de l’arrêt pour aussi remplacer les patins des freins de Trekounet, qui étaient au bord de l’ultime usure, qui fait frotter du métal sur les jantes. Maintenant, c’est tout beau, tout neuf! Pendant la réparation, relativement longue, je me paye un pipi à soixante centimes…

Je déambule ensuite dans le centre, de monument en monument, à travers les petites ruelles. Je revends ma maison pour acheter quelques cartes postales, puis sors de la ville. Direction Siena, à travers le Chianti. Oliviers et vignes au programme, la route monte et descend et monte, vraiment agréable.

Comme je le disais hier, il me faut de l’électricité ce soir, sinon, mon journal sera discontinué, ce qui serait très peu cool. Il n’y a pas d’hôte Warmshowers dans les environs. Arrivé à Greve in Chianti, le soleil se faisant de plus en plus timide, je me cherche donc un lieu public avec une prise extérieure…

…ce qui s’avère impossible à trouver, après avoir tourné pendant un moment dans le bled. Bon. Allez, on craque. Direction un B&B. 55 euros, bime. Tout ça pour les beaux yeux de ce blog. Enfin même pas, puisque je suis pas foutu de mettre le tout en ligne.

Mais j’avoue que ça fait quand même plaisir, une douche. Je re marque d’ailleurs sur mes mains fripées deux cals qui n’étaient pas là avant, et qui correspondent aux appuis sur les cocottes de Trekounet! « La bosse de la prépa », version cyclotouriste. (« La bosse de la prépa », c’est cette malformation du doigt qui se forme pendant les deux ans de boulot avant de passer les concours…)

Présentement je suis assis sur mon lit King Size, toutes mes batteries chargent de partout, et Hubba sèche près du radiateur. Demain, petit déj à 7h30. Je m’en vais te rentabiliser les 55 euros, tu vas voir ça!

Aujourd’hui, 19.3 km/h pendant 4h46, soit 92.3 km.

Demain, direction Siena, puis retour vers la côte ouest.

Bonne nuit au lit!

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10 commentaires pour Jeudi 2 Décembre 2010: Firenze, wouhou (Montopoli in Val d’Arno > Greve in Chianti)

  1. bouderlique dit :

    Trekounet a-t-il dormi dans la chambre?

  2. S.A.C. dit :

    hey dude, juste un ptit comm pour te souhaiter bon courage dans tes aventures hivernales ! si jamais t’as un doute sur les engelures ..n’hesite pas = gnôle obligatoire !!

    prends soin de toi, a vite!

    S.

  3. Cath dit :

    allez c’est normal de vouloir dormir au chaud de temps en temps !

  4. Cyrille dit :

    Pour la conduite des italiens sur la route, tu vas trouver pire en descendant vers le sud.
    Ahhh les Sheriff, est-ce que je t’ai dit que je les ai vu maintes fois sur scène???bon OK, t’étais pas né!!! -:-)))

  5. Julien dit :

    Ma cosa vuoi? Littéralement Mais Qu’est-ce tu veux toi mais j’utiliserais plutôt Qu’est-ce t’as toi?

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