Lundi 29 Novembre 2010: soleiltalie (Porto Vado > Bracco)

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Wouhou, une journée qui contraste bien avec celle d’hier. Bin ouai, pas de pluie ni de vent!

Ouf, pas de pluie cette nuit. Mon bricolage pour l’installation de Hubba n’a pas été mis à l’épreuve, et encore heureux! Je me lève de bonne heure, genre 6h30. Le ciel est clair, ça fait plaisir. Il fait frais mais c’est pas la mort, genre mon thermomètre dit 2°C.

On the road again! J’apprécie le soleil matinal derrière mes lunettes fumées. Commence alors l’enchaînement ville-route accrochée à la falaise ou le long de la mer-ville et ainsi de suite. C’est cool en général, mais de temps en temps la ville dure des kilomètres et des kilomètres.

Et ça, c’est clairement chiant. Surtout qu’ici, il y a des tas de scooters. Donc, non seulement je encore moins en sécurité quand je remonte une file, mais surtout, aux feux, je me retrouve au milieu d’une marée de ces sous-deux-roues. Au vert ils crachent tous leur immonde nuage, direct dans mes poumons. Miam!

Je sais pas si ce sont eux les principaux responsables, mais pour l’instant, l’impression que j’ai, c’est que les villes italiennes, ça PUE! Enfin, encore plus que les autres.

D’ailleurs, Genova a à peu près confirmé tout ce que j’en avais entendu. J’ai passé des dizaines de minutes de remontée de files dues à des travaux, le long de zones portuaires-ferroviaires-aéroportuaires. Le bonheur. Sans oublier cette autoroute, au dessus de la grosse rue que je suivais.

Bref, oppressé par l’air irrespirable, le bruit et la mocheté, je ne me suis pas attardé et ai juste perdu un peu de temps à essayer de me connecter à un hotspot wifi qui ne fonctionnait pas. Je me suis pour ça arrêté dans ce qui ressemblait au vieux port, qui était cool.

La banlieue genoise s’étend sur des kilomètres, mais il y a un peu moins de trafic, la route longe à nouveau la mer, et le panorama est appréciable. Surtout quand je m’arrête dans le parc d’un musée fermé, avec vue sur la mer, et du bon soleil qui chauffe…le pied!

Je sais plus exactement quand après Genova, j’ai eu droit à ma première bonne côte de la journée. Ah si, je me souviens, c’est au niveau de Camogli. Il y a une sorte de péninsule à franchir, et ça grimpe un peu! En plein soleil, je chauffe…allez j’enlève une couche! Et je pleure dans la descente…

La route est ensuite plus agréable, en tous cas par rapport à Genova. Quelques exceptions cependant, les longues lignes droites le long de la voie ferrée qui cache la mer…bof.

Pour comprenser, sur certains passages, tiens donc, la route est mouillé. Il fait pourtant toujours beau…ah, bah voilà, c’est la mer qui passe à l’attaque: on reçoit des embruns! Quand je disais qu’à vélo, on sent le pays qu’on traverse.

D’ailleurs, j’ai aujourd’hui découvert une nouvelle chienlit automobile. Bime, un virage, et on a le soleil dans l’oeil. Et là, les véhicules à pare-brise font péter le lave-glace. Douche gratuite pour les cyclistes alentour! J’exagère, mais quand même, le produit de lave-glace, c’est dégueulasse!

Un truc m’a fait un peu rire aussi aujourd’hui. Je vous livre les éléments, et à vous de reconstituer les faits:
-en Italie, il fait beau,
-quand on se sent libre, on ne retient pas ses flatulences,
-beaucoup de gens pratiquent le vélo en Italie, et ont des beaux vélos légers,
-Trekounet pèse ~50 kg,
-les vélos lourds peinent à monter les côtes,
-je regarde rarement mon rétroviseur dans une côte,
-quand il fait beau, on a envie de sortir son vélo,
-à vélo, on se sent libre, même en côte.

Bon, si vous avez pas trouvé…la solution: j’ai quasiment pété sur un mec qui me doublait dans une côte. Mort de rire!

D’ailleurs, je me fais doubler par pas mal de rouleurs, évidemment. Certains lâchent un « ciao », en parfait italien, langue vivante 0. Quand ils ne regardent pas, je réponds une sorte de « tchy à eau », sinon, petit signe de main, genre « no parlo italiano, ciao ». Bref, tout ça pour dire, j’ai pas encore eu de problème de langue.

Mon objectif du jour était le Parco Nazionale Delle Cinque Terre, qui me semblait un peu moins bétonné que le reste de la côte. Je pensais au début longer la mer en empruntant les tunnels…mais en arrivant aux pieds des collines, je me suis dit
que ce serait quand même bien plus cool de « se les faire »: le col est à 617 m, c’est pas la mort…et ça vaut le détour, malgré le fait que tout semble avoir cramé il y a quelques années.

Je réalise un peu tard que j’entre dans le Parco sans assez d’eau pour camper, sans pécu et sans nutella. Heureusement je trouve un robinet un peu plus haut dans la montagne. Pour le reste, on se démerdera…

Finalement, au village de Bracco, quelques kilomètres avant le col, je trouve un spot décent pour camper, un petit carré débroussaillé au sommet d’une petite colline. Si le vent se lève, le site sera tout de suite moins cool, mais bon!

Aujourd’hui, 119 km en 6h16, soit 18.9 de moyenne. Avec environ 1360 m de dénivelé, quand même. À noter que mon cyclomètre a un peu merdé, donc ça doit être un peu plus éloigné de la réalité que d’habitude.

Allez, à la soupe!

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