Mardi 30 Novembre 2010: Parco Nazionale Delle Cinque Terre, le majestueux [a.k.a. PNDCQT, le pas-plat pays qui est le mien] (Bracco > Marina di Carrara)

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Bin ouai, il est classe, ce parc! Et non, je n’ai pensé à personne en écrivant le titre.

Le vent s’est un peu levé dans la nuit, mais je suis quand même étonnamment à l’abri. Je m’en plains pas, surtout que grâce à lui, Hubba est sèche. Et puis il fait relativement doux, genre 6°C.

Je remballe et redescends vers la route, par un chemin par lequel je ne suis pas monté, et en bas, un panneau dit « propietta privata, entrata interdita », mais en vrai italien. Boarf, j’ai rien fait de mal.

Allez, je continue la montée jusqu’au col de Bracco…sauf qu’en fait, je me plante et redescends prématurément vers la mer. Pas grave, un petit détour champêtre, qui monte, qui monte.

Je ne vais pas vous raconter tous les détails de mes déambulations dans le parc national, juste quelques trucs qui vaudraient le coup d’être retenus, si jamais on s’intéresse à cette journée.

Déjà, c’est côteux en ostie. Ici, c’est simple, y’a RIEN de plat, même les ponts et les tunnels sont en pente. Et quand ça monte, en général, ça monte bien, genre entre 6 et 11% sur des kilomètres, pour se retrouver au final des centaines de mètres au-dessus de la mer.

En fait, on dirait que le mec qui a conçu la côte a glissé en dessinant le plan, et ce qui devait être une jolie pente douce a fini en grosse marche rocheuse.

Sur ces grosses collines trônent des petits villages, parfois entourés de cultures en terrasses, principalement des vignes et des oliviers. Les plus modernes ont même leur petit funiculaire personnel à crémaillère.

Entre les villages, la route est fort pentue, on dirait parfois un escalier bancal avec des épingles à cheveux au bout des marches. C’est assez impressionnant de se faire doubler par un camion vrombissant (petit, le camion, mais quand même!), et le voir quelques secondes plus tard, quelques dizaines de mètres plus haut, vachement incliné, et vrombissant toujours autant.

Entre les escaliers-routes, il y a parfois quelques ponts et tunnels, surtout aux endroits les plus fréquentés. Pour arriver à la ville de La Spezia, il était (d’après ma carte) inévitable de prendre un tunnel, c’est dire si le pays est cabossé.

C’est d’ailleurs en sortant de ce tunnel que je m’aperçois que j’ai un rayon de cassé…heureusement, c’est du bon côté! Atelier changement de rayon-dévoilage de roue, comme d’hab, sauf que je me rends compte que les rayons achetés à Delémont sont bien plus fins que les miens. « Bon tant pis », comme dirait l’autre.

Sinon, j’ai eu la bonne idée de faire les courses avant de me taper la plus grosse côte de la journée. Enfin, c’était rigolo de transvaser le pot de nutella (en verre) dans le pot de noikao vide (en plastique!), sur le trottoir devant le petit supermarché, à côté de papis qui parlaient de foot en italien.

D’ailleurs, ils étaient appuyés sur un véhicule à la fois ridicule, honteux et envers lequel je suis plein de dédain: un scooter-pickup piaggo à trois roues. Ça avance pas et bouchonne en descente, ça pue, ça fait du bruit, ça a un moteur deux-temps, bref, le rêve. J’aimerais trop en voir un finir comme dans Mister Bean, déséquilibré!

Enfin quand même, en gros, aujourd’hui, ça montait, ça descendait, c’était beau, impressionnant, majestueux. En plus, la météo était avec moi. Bon, par contre, j’ai pas avancé des masses, mais ça le fait quand même.

Arrivé à La Spezia, qui a l’air d’être plus sympathique que Genova, je me mets en quête de pain frais. Mais il semblerait qu’ici, les boulangeries soient perpétuellement fermées. Et aussi, tout est fermé entre midi et 15h. Tas de feignants! :D

La traversée de la ville et de sa banlieue contraste pas mal avec les petites routes sinueuses, sympathiques et peu fréquentées que j’ai empruntées jusqu’à présent ce jour. Allez hop, on pédale, on klaxonne les chauffards, on retient sa respiration derrière les vieux diesel et autres saloperies piaggo.

Au bout d’un moment, j’en pouvais vraiment plus de cette grosse route fréquentée, je me dirige vers le littoral, et me retrouve à traverser une sorte de station balnéaire géante, avec aussi quelques zones portuaires. Le soleil commence à décliner sérieusement, je me cherche un coin pour la nuit…et en empruntant un cul-de-sac sans y faire attention, je trouve une sorte de terrain vague-chantier-maison plus ou moins abandonné, apparemment plus que moins. Et dans un coin, un petit préau. Allez hop, ça ira, surtout que quelques gouttes commencent à tomber, et que le ciel se fait de plus en plus menaçant.

Je galère à installer Hubba, mais ça roule…se mettent à tomber quelques averses éparses: si le terrain n’est en fait pas abandonné, j’aurai au moins évité quelques gouttes! :)

Aujourd’hui, 104.2 km en 5h36, soit 18.5 de moyenne, avec 1360 m de dénivelé.

Demain, je verrai la Tour de Pise!

Merci de vos commentaires, (sauf L.M., oui, toi, avec ta voiture dont les jeunes ont entendu parler, c’est bien toi! ^^), bonsoir!

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2 commentaires pour Mardi 30 Novembre 2010: Parco Nazionale Delle Cinque Terre, le majestueux [a.k.a. PNDCQT, le pas-plat pays qui est le mien] (Bracco > Marina di Carrara)

  1. Jmi dit :

    Je sens que ça a balancé dur à Antibes…. non non ne niez pas, je vous vois de là en train de vous bidonner… ça se paiera…. ;-)

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