Vendredi 3 Décembre 2010: journée de l’inefficacité (Greve in Chianti > Casciano)

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Ouai, aujourd’hui, j’ai pas l’impression d’avoir progressé des masses vers la Grèce: seulement 72.9 km, en 4h25, soit 16.5 km/h de moyenne. Mais c’était sportif quand même: 1356 m de dénivelé, probablement une des pentes moyennes les plus élevées du voyage (à calculer).

Petit déj servi par Paolo à 7h30. Céréales, thé, jus d’orange, 3 toasts, un bout de gâteau et une brioche. Autrement dit pas de quoi rouler 100 km, même avec le petit rab de toasts. Pas de quoi amortir le prix de la chambre non plus…m’enfin.

Je prends la route sous la grosse pluie-grêle-neige fondue et les yeux ébahis de mes hôtes payants. Arrêt au café du coin pour un croissant et une demi-heure de wifi gratuit. Mon archos plante ma réponse à un mail important, trop relou. Je tente de répondre à tout le monde, mais faut aller vite…

Je pars vraiment de Greve un peu après 9h30. Il pleut bien, c’est parti pour une petite grimpette avec les imperméables, j’adore. Pas de danseuse sinon le pantalon descend, et ça devient vite la misère totale. On mouline, on mouline! Plus je monte, plus la pluie se change en une sorte de sale neige fondue dégueu, comme celle qui tombe présentement sur ma tente, vu le bruit.

Dans la première descente, le ciel s’éclaircit. Ah, trop bien! J’en profite pour faire quelques photos du Chianti, ce bien beau terroir que je traverse ce matin. C’était déjà pas mal avec des nuages, mais alors avec un rayon de soleil, c’est magnifique!

La route monte, descend, monte, descend…j’enchaine les centaines de mètres de dénivelé, en petite vitesse, en mode « très inefficace », vu l’inconfort des imperméables, que je garde. Bin oui, les éclaircies et averses se succèdent rapidement, et je crache pas sur une couche en plus dans les descentes.

Au fur et à mesure des petits cols, j’atteins Siena vers midi. Je me fais klaxonner par une abrutie qui n’a pas compris qu’avec un vélo chargé, quand ça monte, on va pas vite. Elle aussi m’a tendu les doigts pour prendre un coup de règle! Une vraie maso.

Je m’arrête pour manger sous des arcades, assis sur les marches d’une grosse porte. Quelques résidents entrent et sortent, et me saluent au passage. Selon le cas, je lache un « bouhonejiourhneau » ou un « t’schihahau »…ou encore « gras d’zihaih », quand on me souhaite un buon apetito.

Je me balade ensuite dans le centre, et sur les remparts de la forteresse locale. C’est bien joli cette ville! Par contre les flics, ou leurs directives, semblent particulièrement zêlé(e)s: je me fais demander par deux fois de descendre de vélo dans les zones piétonnes, pourtant loin d’être bondées. Alors que j’allais prendre une photo, je me fais aussi virer d’une sorte de « zone interdite », sur une sorte de place du marché, pourtant pas signalée comme telle.

Pour quitter la ville, je me retrouve évidemment sur la route que je ne voulais pas prendre…je me vois contraint d’emprunter une route en terre battue pour rattraper le chemin vers la côte que je pensais emprunter. Bien jolie, cette route. Le paysage a radicalement changé par rapport à ce matin: les champs ont remplacé les vignes et les oliviers. On est presque en Picardie!

Sur cette surface, les montées sont encore plus galère. J’ai l’impression de rouler sur un gros chewing-gum, qui accroche à mes roues. Ça et les frottements des imperméables, c’est le bonheur. Cerise sur le gâteau, chtoing!, un rayon rend l’âme. Lorsque j’arrive au village de Radi, je me trouve un endroit abrité pour réparer. Heureusement, c’est encore du bon côté. Mais c’est quand même un contretemps désagréable…

Quand je reprends la route, il est passé 15h. Vus les nuages, il commence déjà à faire un peu sombre. Quelle idée de faire du cyclotourisme en automne, franchement!

Je continue vers la route SS223, que je voudrais rattraper. Ici encore, ça grimpe un peu. Un peu après 16h, je m’arrête d’ailleurs en haut d’une côte sur une petite aire de repos. Ça sent pas très bon et c’est près de la route, mais bon, j’avais pas envie d’aller plus loin, c’est pas trop trop passant et le paysage est joli. Par contre, comme c’est en haut de la colline, fait pas très chaud…là mon thermomètre dit 8°C dans la tente. Heureusement je traîne maintenant une « pee bottle » pour éviter les sorties nocturnes…

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Demain, en espérant un temps plus sec, on roule, ou au moins on essaye un peu plus qu’aujourd’hui!

Bonne nuit au frigo!

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