Jeudi 9 Décembre 2010: vroum, Napoli (Sabaudia > Napoli)

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Ouai, vroum, parce qu’aujourd’hui, on a bien roulé, 150.4 km en 6h55, soit 21.9 km/h de moyenne! On va y revenir…

D’abord, petit épilogue de l’épisode policier d’hier: le reste de la soirée a été calme, j’ai bien dormi, sans boules quies, sans sirènes, et sans fugitif! Tutti va bene, quoi.

Le ciel est clair quand je me lève, on voit plein d’étoiles. Mais il ne fait pas trop froid pour autant. Quand le jour arrive, par contre, une brume assez dense imprègne tout. En fait, l’air a été super-humide tout au long de cette journée: pas très agréable, l’impression perpétuelle de coller!

Les rayons du soleil matinal percent tant bien que mal ce brouillard, ce qui donne lieu à de jolis tableaux. Je suis sur une grosse route, avec un peu de trafic, mais il y a un bon accotement, donc ça va.

Après Gaeta, le littoral se fait un peu plus raide, du genre gros rochers plantés dans la mer. Jolis virages, petites côtes et tunnels en perspective. Comme les tunnels sont plutôt courts, pas de problème, je trippe!

Par contre, les bords de route sont toujours aussi dégueulasses. J’ai pas beaucoup voyagé, mais l’Italie est de loin le pays le plus crade que j’aie jamais vu. Il y a des saloperies partout, ou presque! On atteint l’apothéose avec Naples…on va y revenir (encore).

En plus de ça, de manière générale, il semble qu’il y ait ici, dans cette partie du pays, bien plus de misère que dans le nord. On m’avait prévenu…mais c’est assez impressionnant à voir. Plein de trucs sont délabrés, abandonnés. Plein de gens semblent pauvres, par exemple, le genre de bougre à vélo dont je causais hier.

Enfin bref, aujourd’hui il fait beau, donc j’ai pas la mort dans l’âme pour autant…et je roule bien. Comme je suis parti assez tôt (un peu avant 8h), le total kilométrique de la journée devrait être respectable.

D’ailleurs, vers 11h30, après ~70 bornes, je commence à avoir bien faim. J’arrive alors près de Minturno, où se trouve un site archéologique d’importance. Allez, je mange sur le parking et donne 2.50€ aux bonnes oeuvres de l’histoire italienne, pour une petite visite.

Assez impressionnant, toutes ces vieilles pierres! En marchant avec mes chaussures de vélo sur la Via Appia, je comprends pourquoi les romains portaient des sandales. À l’époque, Trekounet n’aurait pas fait long feu sur les routes! Profitons-en pour signaler qu’il a maintenant plus de 11 mégamètres, dont 9.7 pris pendant ce voyage.

Après un semblant de discussion en franglitalien avec deux guides, je reprends la route. Me voilà maintenant dans la région Campania!

Qui dit changement de région dit besoin d’une nouvelle carte…mais les endroits où je me suis arrêté pour en acheter n’en avaient pas. Enfin de toutes façons, je me fais sous peu doubler par deux rouleurs, qui eux aussi vont vers Napoli. Dans un premier temps pas, j’étais pas trop motivé pour rester dans leur roue…mais ils m’invitent! Ça ne se refuse pas…surtout qu’il y a un petit vent de face dont je me passerais bien.

Nous voilà donc roulant bon train, vers 30 de croisière. Cool! Un d’entre eux tente de discuter…jasette habituelle, d’où on vient – où on va, mais en franglitalien. Petite mise au point: comme avec les guides, mon interlocuteur ne parle qu’italien…

On enchaîne ainsi quelques dizaines de kilomètres vers Naples. Ils me laissent en m’indiquant le chemin. Buon voyaggio-Grazie mille, ciao! Sur la lancée, je continue à bien avancer pendant un petit moment. Instants de bad, avec encore des bois à putes et des endroits vraiment miséreux, mais sinon, la route est décente, avec quelques grosses collines (le Vésuve, peut être?! Difficile d’en être sûr sans carte…) en arrière-plan.

Je finis par arriver à Naples vers 16h…heure à laquelle je commence à me chercher un endroit pour la nuit. Me voilà bon pour mon premier camping sauvage urbain!

Alors, le problème des déchets napolitains n’est pas un mythe: les containers à ordures sont quasiment tous pleins, et débordent tout autour d’eux d’immondices à la sale odeur. Miam!

À la Obélix, je me dis « hum, il doit y avoir une belle vue de là-haut », en étant au pied de la colline locale. J’y grimpe donc. Et en effet, c’est joli, surtout avec ce soleil déclinant de fin d’après-midi!

En haut se trouve un gros parc, avec plein de spots décents pour camper, malgré le vent de fous qui balaye le sommet. Voulant m’éviter de potentiels ennuis, je vais demander aux gardes si je peux camper là…et non, évidemment. Je ne tente pas de me faire enfermer dans le parc pour la nuit, pas envie de me faire réveiller par un vigile à 1h du matin. Remember Cavendish Beach!

En montant, j’avais repéré un bar-restaurant fermé qui semblait avoir un peu de place discrète…j’y redescends donc. En effet, l’endroit semble désert, et donne sur quelques vignes. Impossible de trouver un propriétaire ou responsable quelconque, malgré une voiture présente sur les lieux, derrière la barrière verrouillée.

Boarf, je m’installe hors de vue, juste à côté d’un gros groupe électrogène qui pue le gasoil. Une nuit cancérigène en perspective. L’endroit, bien que près de la route, est hors de vue, et plutôt calme: il y a peu de trafic.

Il n’y a plus qu’à espérer que la nuit, aucun groupe de mafiosi ne se retrouve ici…ahah!

Bonne nuit au gasoil!

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2 commentaires pour Jeudi 9 Décembre 2010: vroum, Napoli (Sabaudia > Napoli)

  1. Cath dit :

    Ouh la la c’est palpitant l’Italie…!

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