Mercredi 8 Décembre 2010: arrivederci, Roma (Roma > Sabaudia)

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(Désolé, pas beaucoup de photos, pis c’était pas beau.)

Ah, de retour vers un environnement plus sain, plus campagnard, forestier…ça fait du bien!

Après 5h30 de sommeil, je me lève vers 7h. Petite douche et je remballe toutes mes affaires, qui ont fini de sécher pendant la nuit. Elles ont été soigneusement pliées par la tante de S., grazie mille! Je case Trekounet et toutes mes sacoches dans l’ascenseur, et pars sans demander mon reste. Grazie per tutti, arrivederci!

Je roule-me perds dans Rome, déserte en ce matin de jour férié. À moi les feux qui clignotent orange, les boulevards avec très peu de trafic, les ponts déserts. Je m’arrête pour déjeûner dans un parc…miom.

Évidemment, je misère énormément pour trouver la bonne route pour quitter l’agglomération. D’ailleurs, j’y suis pas trop arrivé, j’étais trop à l’ouest, au sens propre…mais en mode « un indien dans la ville », guidé par la rivière et le soleil, je m’en suis quand même pas trop mal sorti: j’ai atterri à deux sorties du périph de l’endroit que je voulais.

Ah, enfin des routes, des champs, du bétail, des serres, des oliviers: toute cette ville commençait à me taper un peu sur les nerfs. Maintenant, au tour des abrutis fous du volant italiens de m’énerver! :)

La route est assez chiante, je dois avouer. Elle est pourrie, et les gens roulent comme des dingues, classique. En plus, je traverse aussi des friches industrielles trop moches, des endroits tout pourris, bref, c’est plus la grosse ville mais c’est pas le paradis non plus.

Ça, plus le vent dans le nez depuis Rome, plus les véritables décharges publiques que sont les bords [gros boum au loin] des routes, plus le fait que j’aie pas beaucoup dormi la nuit dernière, plus le fait que j’ai encore traversé un bois à putes…je dois avouer, c’est un peu la déprime, pour l’instant, cette étape.

Je m’arrête pour manger dans un bled qui a le même nom que mes premières chaussures de skate: Ardea. (La marque, c’était Aeon.)

[Hum, au moment où j’écris ça, j’entends au (relativement) loin une sirène de Carabinieri, et un gyrophare bleu caresse un peu Hubba…je flippe. Ce qui me fait le plus flipper, c’est que ça n’a pas l’air d’être pour moi: personne ne vient toquer à la tente, par contre, j’ai entendu une sorte de gros râle…genre un mec qui se fait menotter?! Quelqu’un en cavale dans le coin, peut être? On va y revenir, j’espère. En attendant, je suis sorti pour aller attacher Trekounet…Opinel et téléphone en poches, évidemment.]

Où en étais-je?! Ouai, donc, Ardea, petit bled pas mirobolant, mais avec des bancs publics convenables.

Après, direction le sud-est et la mer! Pour ajouter du fun à cette journée, il se met à pleuvoir. Après la petite ville d’Anzio, la côte n’est pas bétonnée, et pour cause: c’est un terrain militaire, qui s’étend sur des kilomètres. Pas très sympathique comme endroit.

Par contre, quand le terrain militaire est fini, et que j’ai traversé quelques kilomètres de plage aménagée-restaurants-hôtels fermés, je me retrouve sur une sorte de grosse digue-dune, avec d’un côté la mer, et de l’autre, une sorte de petit lac. En fait, ici commence le Parco Nazionale del Circeo. Et il s’arrête de pleuvoir, cool!

[Plus de sirènes au loin, ou alors elles sont vraiment pas mal loin…j’espère que le fugitif n’en est plus un, ou alors qu’il est loin d’ici, et qu’il va pas venir me trucider dans la nuit.]

La route continue à se faire un peu plus sympathique par la suite. Le moral reprend donc un peu du poil de la graine! Je chantonne mes tubes préférés de Renaud…

Marrant, encourageant, ou déprimant (au choix): je double pas mal de gens typés « avec des turbans » roulant sur des vieux vélos, mais en état de marche. Ils ont l’air assez miséreux, je me demande pour quelle tâche ingrate ils sont exploités. Je me sens con sur mon vélo cher, dans mes fringues chères, avec mon casque cher.

Un peu après 16h, je commence à avoir envie d’arrêter…sur la gauche, depuis quelques kilomètres, une forêt du parc national me tente. [Woho, j’entends maintenant un hélicoptère au loin…] Au bout d’un moment, je craque et m’engage sur une allée forestière. Je continue quelques minutes et arrive à une sorte de maison forestière. Oups, je roule par inadvertance sur une petite clôture électrique, haute de quelques dizaines de centimètres. [Bruit d’hélico de plus en plus fort…]

L’endroit est désert, et il y a des toilettes…je cherche pas plus loin et m’installe. Vous l’avez deviné, l’allée forestière que j’ai empruntée est celle-là même où était la voiture des carabinieri vue en écrivant ces quelques lignes. Je stresse pas mal à l’heure qu’il est. Une bonne bouffe et deux épisodes de Dexter me feront le plus grand bien…

Aujourd’hui, 6h55 en selle à 18.2 de moyenne, soit 126 km parcourus.

Demain, on continue direction le Vésuve! (Si tout va bien cette nuit…)

Bonne soirée de stress.

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