Samedi 11 Décembre 2010: l’Italie, c’est quand même cool (San Valentino Torio > Rapone)

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Ouai, une belle journée, ça fait plaisir de se sortir de cette foutue mélasse napolitaine!

Je me lève sans aboiement. Les chiens du quartiers dorment…ah, que c’est agréable! Et aucun d’entre eux n’est venu me déranger hier soir ou cette nuit…

D’ailleurs, quelques gouttes sont tombées, mais là il fait plutôt beau, malgré le ciel voilé, les rafales éoliennes et la température fraîche. Tutti va bene!

Dès que je suis sur la route, les aboiements retentissent. Gnaaaah, comme diraient les Sheriff, « ce putain de clébard, je commence à en avoir…plein le dooos, plein le doos-oh-oh-ohh ».

Objectif primordial: mettre un maximum de distance entre moi et cette foutue agglomération napolitaine insupportable avant la mi-journée. Ça commence par quelques dizaines de kilomètres labyrinthiques dans la banlieue…je me trompe plusieurs fois de chemin, mais finis par être enfin sur la bonne voie: la route qui monte vers Avellino.

Ma carte étant parmi les plus pourries du monde, je ne savais pas que ça montait autant. Mais c’est pas pour me déplaire: la route est jolie, pas trop fréquentée et avec un accotement décent. Et puis c’est bien agréable de voir la vallée être de plus en plus en contrebas au fur et à mesure des « tornante ».

Rien de trop extravagant à signaler sur cette route, si ce n’est que je m’attendais à une belle descente…mais en fait j’ai pris quelques centaines de mètres d’altitude aujourd’hui, je crois que je suis en fait sur une sorte de plateau. À confirmer avec un géographe italien.

Enfin, pour arriver à Avellino, ça descend quand même un peu. En entrant dans la petite ville, je suis interpellé par un cycliste, G., avec qui je jase en franglitalien. Il me guide un peu dans la ville, à la recherche d’un endroit où je pourrais me connecter à Internet. Sur le chemin, je trouve un magasin d’informatique-électronique équipé d’une connection sans fil. G. me dit qu’il garde Trekounet en attendant que je fasse mes trucs, alors qu’il me voit sortir mon antivol. Mais j’ai pas trop confiance, même s’il a l’air candide. J’ai lu sur crazyguyonabike l’histoire d’un mec qui s’était fait avoir comme ça…

Je sais pas si ça l’a vexé ou quoi, mais il est parti en me saluant chaleureusement et me souhaitant un buon viaggo (orthographe incertaine). Salut G.!

Dose d’internet…très peu de commentaires, je ne vous félicite pas! Ahah…mais merci de vos petits messages, ça fait chaud au coeur.

Je reprends ensuite la route, direction Montella. Après une petite pause bouffe-épicerie-poste à San Potito Ultra, je roule sur la SS7. Une grosse route, un peu dangereuse a priori: pas mal de viaducs, quelques petits tunnels. Mais en fait, c’était le paradis!

Large, récente, avec la plupart du temps un accotement décent, pas trop de trafic, voire très peu par endroits, des montées, des descentes, des beaux paysages, des viaducs…franchement le pied pour avancer bon train vers l’Adriatique. Sans compter qu’une petite brise est avec moi. Que demande le peuple?

Par contre, plus on monte, plus il fait frais…5°C en plein après-midi, c’est quand même pas énorme! D’ailleurs, la route est salée, l’accotement est parfois couvert d’une fine couche de neige, qui s’étend aussi dans les campagnes et sur les monts alentour, là où le soleil n’a pas eu raison d’elle.

Je flippe un peu en me disant que si ça monte encore, je risque d’avoir un problème…mais je rigole quand même à la vue du panneau « il faut avoir des chaînes avec soi », imaginant les roues de Trekounet enchaînées.

Finalement, je n’ai pas eu de neige aujourd’hui…et si le temps se maintient, je devrais redescendre vers la mer à temps. Si jamais la neige pose problème, on fera du stop!

Je roule donc bon train sur cette route bien praticable, m’arrêtant simplement pour quelques photos, pipis, dévoilage de roue arrière, et un ravitaillement en eau dans une station service, histoire d’avoir de quoi faire cuire les pâtes de ce soir.

Ah oui, bien sûr, ça fait super plaisir de se sentir loin de Naples, de voir de la campagne, peu de monde, des moutons!

D’ailleurs, j’ai oublié d’en causer hier, mais un autre élément fait que je retournerai probablement pas à Naples de ma vie: j’y ai vu deux des trois incidents de la route de ce voyage (le troisième étant à Siena). Rien de grave, mais bon. Un chauffard tourne à gauche, une madame traverse alors qu’elle a le droit, poc, la voilà par terre. Et l’autre m’a fait à vrai dire bien rigoler: une voiture sans permis flambant neuve, dégageant une musique raï-techno horrible, rentre au pas dans le pare-chocs d’une belle Alfa Romeo. Schcrooeeeckk. Mouahahah! Je suis moqueur…

Finalement, c’est juste après avoir quitté la région Campania (enfin!) que je m’arrête pour camper. Je trouve une lisière de bois assez plate pour y planter Hubba, et hop. Apparemment il y a pas mal de chasseurs dans le coin, tâchons de ne pas nous faire tuer demain au réveil. Petit point météo: on sent qu’on est encore un peu en altitude, il fait frais, là mon thermomètre dit 7°C dans la tente alors qu’il est 18h12. La nuit va être fraîche!

Aujourd’hui, roulé 6h01 à 20.2 de moyenne, soit 122 km au compteur. Avec 1524 m de dénivelé, quand même.

Demain, je me baigne dans l’Adriatique! Ou pas…

Bonne soirée à la fraîche!

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16 commentaires pour Samedi 11 Décembre 2010: l’Italie, c’est quand même cool (San Valentino Torio > Rapone)

  1. bouderlique dit :

    Un commentairepour te faire plaisir. C’est pour quand le prochain hébergement au chaud (avec une douche?). On est content que tout se passe bien et que tu es sorti sans incident de Naples dont la réputation n’est pas des meilleures.
    Au plaisir de te lire et bonne route. JC

  2. Shirley dit :

    et ben on en apprend des choses ! alors ce bain dans l’Adriatique ? Tu ne t’ es pas pris un plomb au moins au réveil j’espère ! Bonne route !

  3. Jmi dit :

    Cool bientôt la Grèce !? Pour les clébards je te raconterai à ton prochain passage comment certains poulxois ont supporté la chose… moi ça m’a fait beaucoup rire, mais c’est vraiment pas publiable…. P. de Montpellier m’en voudrait…

  4. Aude dit :

    Vélo: n. m., abrév. de vélocipède, du latin velox, rapide, et pes, pedis, pied. Véhicule à deux roues dont le roue arrière est actionnée par un système de pédales agissant sur une chaîne. Une erreur courante consiste à penser que le vélo est le mari de la bicyclette. C’est faux. C’est son amant.
    A l’origine, le vélocipède était formé de deux roues de diamètre différents: la grande roue à l’avant, la petite à l’arrière, parce que si Jean-Sébastien Vélocipède, l’inventeur, avait fait le contraire, il se serait cassé la gueule à peine hissé sur sa selle.
    Dix ans après l’invention du vélo, le jeune Paul-Émile Bicyclette commet une erreur invraisemblable à la chaîne : il assemble deux grandes roues sur la même machine, et deux petites sur une autre, créant ainsi, tout à fait par hasard, ces deux grands chefs-d’œuvre du génie humain : le grand vélo et le petit vélo. D’où l’expression désormais courante : « avoir un petit vélo » qui désigne le plus souvent les gens qui se mélangent les pédales.
    Tombé en désuétude, en tant que moyen utilitaire de locomotion, depuis l’avènement de Concorde qui permet de rallier New York à Paris sans s’encombrer de boyaux de rechange ou de bidons disgracieux, le vélo est encore utilisé de nos jours à des joutes sportives très connues dans nos régions sous le nom de « courses de vélo ».
    Extrait du, Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des bien nantis, de Pierre Desproges.

  5. bouderlique dit :

    Et merci pour les photos.

  6. fa dit :

    Bien sûr qu’on te suis rémi et qu’on aime tes aventures!!
    Chapeau pour cette traversée hors normes touristiques et climatiques, c’est quand même un privilège, encore faut-il vouloir le faire!
    Sais-tu ce qui est cultivé dans ces énormes serres que l’on voit sur tes photos quasi aériennes? et qui défigurent ce magnifique décor…
    Bon plongeon dans l’Adriatique!!

  7. Julien dit :

    T’as raisons de te méfier, ça sentait le coup fourbe ton histoire!

  8. Gerardo dit :

    Cher Remi, sont Gerardo di Avellino, je suis votre voyage sur le blog parce que je suis également fasciné et je voulais vous dire que je n’ai pas offensé lorsque vous tenu votre vélo, et je comprends pourquoi vous avez raison de se méfier, mais jamais comme cette fois ont été confrontés à un ami … meilleurs voeux et je sais que je vais vous suivre à nouveau!
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