Lundi 13 Décembre 2010: vent adriatique (Trani > Torre Cintola)

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Une journée rapide mais facile, avec plein de franglitalien et une rencontre bien sympathique. Racontons!

Il a plu une bonne partie de la nuit. C’était donc ça, le gros nuage sur la mer hier soir! Mon oliveraie est donc un peu boueuse…je prends la route après avoir décrotté mes chaussures. Ça colle!

Il y a un peu plus de trafic qu’hier sur la route qui va vers Trani. (Oui, je me suis arrêté un peu avant la ville, en fait.) Normal, on est quand même lundi matin! Évidemment, sans carte, je me paume et ne prends pas la bonne route à la sortie du bled. Dès le village suivant, j’oublie mon principe « on évite d’engraisser les pétrolières » le temps d’acheter une carte décente chez Esso.

Avant ça, je m’arrête dans un bar qui dit « internet punto ». Mais sans Wi-Fi le punto…quelle misère. Un client, qui a entendu ma requête, me dit qu’à quelques kilomètres de là, un peu avant Morletta, il y a un gros centre commercial avec le sans-fil gratuit. C’est sur la route, et en plus j’ai quelques courses à faire. Allez, on y va!

Petite mise au point: on y va le vent dans le dos. Toute la journée, j’ai été aidé par une brise. Pas forcément en plein dans le dos, mais en tous cas pas contre moi. C’est bien agréable!

J’arrive assez vite au centre commercial en question, en traversant des endroits pas forcément super, mais bon, faut ce qu’il faut. En effet, il y a internet sans fil gratuit…pour les gens qui ont un téléphone portable italien: le login et password de connection au wifi est envoyé par SMS. Évidemment ça prend pas mon numéro français.

Je tente de demander au café du coin. Bilan: une demi-heure à ce que les employés courent autour de tout le magasin pour chercher quelqu’un qui parle anglais/comprend mon problème, pour aboutir à rien. Quelle efficacité…lol.

Bref, je vais faire mes courses en laissant Trekounet à la sécurité. Entre deux rayons (oui, parce qu’après avoir engraissé Esso, c’est au tour de la grande distribution…), j’entends retentir mon klaxon dans le magasin. Mon sang ne fait qu’un tour et j’accours. Finalement, ce n’était qu’un agent de sécurité intrigué par le système. Ah, les enfants, ils savent pas se tenir…

Je repars chargé de bonnes denrées. J’ai craqué et acheté du Ritter Sport alors qu’il était à 1€22, soit presque deux fois plus cher que quand j’en avais acheté une cargaison chez Lidl en Allemagne.

Poussé par le vent, j’avionne jusque Bari, qui est mon objectif de mi-journée. Bloqué quelques minutes à un passage à niveau par trois trains d’affilée, je jase avec un Napolitain. Je lui ai dit que je ne lui dirai pas ce que je pense de sa ville… Il parlait anglais, woho! Jasette habituelle d’où je viens-où je vais. Il me dit que ce que je fais c’est bon pour le [il se tape la tête avec l’index]. Je pense que je confirme.

Les barrières sont levées, buon viaggio! Je galère un peu dans la banlieue de Bari, puis finis par trouver le centre. Ça m’a l’air d’être une ville sympathique. Le castello est impressionnant! Et le littoral plutôt agréable, malgré la pluie. Ah oui, j’ai oublié, il pleut un peu par intermittence depuis que j’ai quitté le centre commercial au wifi merdique.

Je longe la mer à la recherche d’un endroit abrité pour pique-niquer, et finis par arriver à un bar sous une sorte de grosse tente. Je me mets à l’abri sur le côté de la terrasse, sors ma bouffe et commence à manger quand une serveuse sort et m’offre un thé chaud. Ouah, grazie mille!

Deux minutes plus tard, elle revient et m’offre de venir manger avec eux à l’intérieur! Ah bah dis, pourquoi pas, oui…! Me voilà dans le petit bar, désert à part deux clients et mes quatre compères, dont la propriétaire, C., et la serveuse, M..

Jasette en anglitalien, parfois aidé par Google© Translate™. Marrant, quand je dis que pour moi Napoli c’était il inferno, C. me dit que c’est pas que pour moi, et me demande combien de fois je me suis fait voler. Quand je réponds zéro, elle dit que je suis chanceux…probablement, oui.

À part ça, j’ai entendu mon premier « Mamma mia! », quand C. a compris que je roulais depuis Montréal solo a bici, et aussi à des « Ma que?! » (orthographe incertaine) quand elle jasait avec son chum. Trop cool!

En bref, vraiment une rencontre cool. Je laisse mon email, mon blog et maints grazie mille, et ai des adresses et une invitation à revenir en échange. Donc si vous allez à Bari, passez par le Bar Pane E Pomodoro, sur la plage, vous serez bien reçu!

Je reprends la route sous la pluie et dans le vent, direction Brindisi. Rha, évidemment, la seule route est une double-voie interdite aux vélos. Quelle misère…ah?! Non! Ils y ont pensé! Il y a une voie de service, à part, isolée de la grosse route, conseillée aux vélos et cyclomoteurs. Trop bien! Quasiment aucun trafic là-dessus: tous les motoristes sont sur la double-voie! Bon, ça reste pas super champêtre puisque ça longe la grosse route, mais le paysage est quand même agréable, le vent souffle et l’asphalte est bonne. Tout roule!

Lorsque la voie rapide contourne des petits bleds, en général la voie de service disparaît: je vais donc traverser les centre-bourgs, qui sont plutôt agréables en général. Évidemment, faut s’adapter à la conduite urbaine italienne, comme d’hab:
-stop = rien,
-rond point à priorité à gauche = priorité au plus rapide,
-cédez le passage = rien,
-feu rouge = rien (mais on regarde),
-ambulance avec sirènes = on accélère,
-rien = le plus rapide, ou celui qui klaxonne en premier, gagne.
Le pire c’est que c’est quasiment ça…

La fin d’après-midi arrive vite: je suis parti de Bari vers 14h30. Après Monopoli (spéciale dédicace à L.B.!), je me cherche donc un endroit pour camper. Évidemment, la zone balnéaire est déserte, ce qui n’est pas pour me déplaire. Mais je n’ai pas trop envie de squatter le jardin d’un hôtel ou d’un restau…par contre, les oliviers sont ici bien vieux et donnent envie, une fois de plus, de camper à leurs larges pieds.

Je me trouve donc une bordure de champ de je-ne-sais-quoi, avec des oliviers aussi. Un d’entre eux, particulièrement costaud, a assez de place pour accueillir ma tente. Hop, Hubba!

Bon, niveau abri du vent c’est pas non plus un mur de prison, mais c’est déjà pas mal…et puis je vais pas me plaindre du vent alors qu’il était avec moi toute la journée! En tous cas je suis content d’avoir un bon matelas, puisque Hubba est installée sur des noyaux d’olives. Ah, et je suis visible depuis une route aussi, mais bon, personne n’y passe.

Aujourd’hui, 22.2 km/h sur 121.6 km, soit 5h27 de route.

Demain, cap sur Brindisi, qui est à une soixantaine de kilomètres d’ici. Puis traversier pour la Grèce dans la foulée?!

Bonne nuit sur des noyaux!

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6 commentaires pour Lundi 13 Décembre 2010: vent adriatique (Trani > Torre Cintola)

  1. Jmi dit :

    Je vois que tu commences à bien t’acclimater aux coutumes sudistes… et aux italiennes !? Pour les olives, Popé et PY en ont ramassé 90 kg en Ardèche… il faudra faire au moins aussi bien en Grèce !!
    Brindisi et le Traversier pour les Balkans… OuaHHH On dirait Corto Maltese… trop fort !!! Quel exotisme !!

  2. bouderlique dit :

    Salut Rémi. Bonne route en Gréce avec du soleil si possible.

  3. Cath dit :

    ouais enfin des rencontres sympa, et du rire, c’est mieux que des poubelles !
    J’ai aimé le village sur la falaise au soleil du soir, et la grosse forteresse, Ma qué !
    c’est joli !

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