Mardi 14 Décembre 2010: le jour le plus long (Torre Cintola > Brindisi)

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Pffff, quelle journée chiante! Enfin, l’après-midi, surtout.

Je me lève assez tôt, comme les derniers jours. Je veux être à Brindisi assez vite, histoire de ne pas rater le bateau, si jamais il part en début d’aprem.

Pendant que je remballe, un vieux Renault Express diesel se pointe, avec à son bord deux fermiers/maraîchers. « No parlo italiano ». Quand un des mecs comprend que je suis français, le premier truc qu’il dit, c’est… »Zidane ». OK, chacun ses références. Pas de problème, ils ont pas l’air fâchés.

Il a pas mal plu cette nuit, et ça continue un peu…je roule avec les imperméables. Le vent est encore avec moi! Comme hier, je jongle entre la voie de service de la voie rapide et la petite route littorale…

…Jusqu’à ce que ni l’une, ni l’autre n’existent. J’ai pas trop compris, je suis arrivé à un village privé, avec garde et barrières à l’entrée, par lequel je n’avais pas le droit de passer. Qui voudrait habiter dans un endroit pareil?!

Toujours est-il qu’après avoir perdu je ne sais combien de temps en tours et détours inutiles, je me vois contraint de passer par l’intérieur des terres. Évidemment, au premier bled, je me paume…mais finis par retrouver la bonne route. Le vent dans le dos, hop, ça roule!

En avançant pas trop mal malgré détours et contretemps, j’atteins Brindisi un peu après midi. Je file vers un guichet d’achat de ticket pour me renseigner sur les traversiers.

Je tombe sur un mec moins aimable qu’un mirador, genre j’ai dû le déranger pendant qu’il passait sa journée à regarder des vidéos sur youtube. Enfin il parle un anglais relativement correct et me donne les infos dont j’ai besoin. En gros, deux bateaux partent aujourd’hui:
-Brindisi-Ingoumenista (en Grèce), départ 18h30, arrivée 03h00.
-Brindisi-Vlorë (en Albanie), départ 23h, arrivée 6h30.

Comme je me vois mal débarquer en pleine nuit et devoir rouler dans la foulée, et que Vlorë est à environ 200 km au nord d’Ingoumenista, je choisis la deuxième solution. Et un petit passage par l’Albanie, un!

Bon, j’avoue que ça me fait un peu flipper, rouler tout seul dans un pays « pauvre »…mais bon, je vais pas y passer des semaines, et puis y’a pas de raison qu’il y ait un problème. J’ai quand même survécu à Naples, plus rien ne me fait peur…

Une fois le ferry booké, je me dirige vers le gros centre commercial local, histoire de voir si y’a pas de wifi et/ou de prise électrique là-bas. Finalement, je trouve une prise, mais pas de connection. Je me fais plus ou moins virer alors que je mange en surveillant Trekounet, et mon Archos qui charge, depuis un banc voisin. (« La bici? No entry! »). Je termine mon repas dehors. Fait frais!

Petit passage chez Decathlon pour voir si y’aurait pas un pneu 700×32 et des rayons pour Trekounet. Je sors avec des bouchons d’oreille et du savon biodégradable, normal.

Retour vers le centre de Brindisi pour une petite balade et la quête d’une connection internet sans fil. Évidemment, les hôtels ne veulent pas que j’utilise leurs connections…sympa.

Finalement, la réceptionniste d’un hôtel quatre étoiles dans lequel j’ai débarqué tout crotté (bin oui, il a plu cette nuit!) m’indique un pub qui aurait un accès gratuit. J’y vais…et oui, ça marche! Cool, j’envoie mes conneries…mais ne parviens pas à télécharger le dernier épisode de Dexter, coup dur.

Quelques temps plus tard, je suis en train de faire sécher Hubba sur un banc public. Bin oui, comme je vais passer la nuit dans le bateau, elle ne va pas être déballée cette nuit, et j’ai pas envie qu’elle moisisse!

En parallèle, j’essaye le carburant que j’ai acheté un peu au pif pour mon réchaud. Misère, c’est plus proche de l’huile que de la naphte, le foutu truc ne s’enflamme même pas. Comment allumer un barbecue avec ça?! (C’est une bouteille d’allume-barbecue.)

Bon. Il est 18h30. J’ai une heure pour trouver du carburant potable, avant la fermeture des magasins. Après quelques détours, je trouve une sorte d’Ikea où il y a du diluant à peinture, qui semble inflammable. Allez, on teste…pouah, ça fume dégueulasse pendant le préchauffage du réchaud, mais ça fonctionne. Ça va encrasser le truc comme c’est pas permis, mais ça chauffera l’eau! Enfin quand même, je me demande si du sans-plomb de base aurait pas mieux convenu.

Je me fais donc des pâtharicots sur un banc public, alors que tombent quelques gouttes. Puis direction le terminal des ferries pour l’Albanie: normalement on peut embarquer à partir de 21h.

Je déambule entre les camions qui attendent, pour finalement rejoindre les passagers piétons. Pas mal de gens hallucinent de me voir là, à commencer par le garde du port, qui m’a demandé mon ticket ET confirmation que j’allais en Albanie.

J’attends présentement depuis bientôt deux heures: la police aux frontières checke tous les passagers piétons, puis ce sera mon tour. Sachant que le bateau est sensé partir dans 28 minutes, serai-je à bord?!

Oui! Embarquement: les matelots jouent à Tetris, version albanaise, en se gueulant dessus. Je ramasse mes affaires…et trouve une douche, alleluia! Je m’installe ensuite dans un coin pour passer la nuit.

Aujourd’hui, roulé 3h26 à 22.2 de moyenne, soit 76.6 km jusque Brindisi. Puis 2h50 à 14.9 de moyenne, soit 42.2 km à déambuler/galérer dans la ville.

Demain, on sera en Albanie!

Bonne nuit en mer!

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