Samedi 18 Décembre 2010: à l’assaut du Pantokrator

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Rassurez vous, aujourd’hui je ne me suis pas battu contre un robot en forme de locomotive…dommage, ça aurait probablement pimenté un peu!

Réveil à peu près en même temps que mes hôtes, et déjeûner-jasette, avec des toasts, ouah, le luxe…merci S. et M.! Enfin, petite précision, j’ai été réveillé par un énorme coup de tonnerre: gros orage, grondement de pluie et foudre au programme.

La journée s’annonce assez agitée, devriez-vous penser à la lecture de ces lignes. J’hésite pendant quelques temps à ne pas vraiment rouler aujourd’hui, et rester ici à bichonner Trekounet et glander. Mais bon, il ne fait pas si mauvais une fois l’orage passé. Je débarasse donc mon vélo de son fardeau, et c’est parti pour une nouvelle boucle sur l’île…on the road again!

Je suis chanceux, il ne pleut pas…mais il vente plutôt violemment. Premier objectif du jour: le petit village de Lakones, quelques mètres au-dessus de la maison de mes hôtes. Ça grimpe pas mal, mais à vide, j’ai l’impression d’être un peu une fusée. Une fois le bled atteint, je pousse jusqu’à Angelokastro, une ancienne forteresse trônant sur un gros rocher au dessus de la mer.

Évidemment, c’est fermé, mais en escaladant un peu, je peux passer au-dessus de la porte et déambuler ainsi sur les vieilles pierres du fort. Depuis les remparts, la vue sur les rochers avoisinants, et le surplomb sur la mer, sont bien impressionnants, surtout avec les méchantes rafales qui soufflent.

Comme il ne fait jusqu’à présent pas trop mauvais, je décide de continuer mon chemin vers le nord. Je grimpe ainsi jusque Troumpeta (marrant, comme nom, non?), pour mieux redescendre au niveau de la mer, à Roda. Encore une station balnéaire déserte, je trippe.

Il est maintenant temps d’attaquer les choses sérieuses: je roule vers l’est, pour atteindre le début de la route qui monte en haut de la montagne locale, le Pantokrator, 907 m d’altitude, quand même.

Ah, tiens, un vélociste! Je m’arrête pour savoir s’ils n’ont pas de Chamois Butt’R (ma « crème à cul », comme dit J.-P.), et des rayons de rechange. Je fais alors la rencontre de K., frère du gérant du magasin. Supercool le mec! Jasette de vélo, de voyage, etc., et je repars avec 5 rayons au prix imbattable de zéro euro. Merci!

K. m’a indiqué le chemin pour monter au Pantokrator. Allez hop, j’y roule! Il m’avait prévenu, il y a un bon passage bien raide: la pente descend rarement en dessous de 10% sur un peu moins de 5 km. C’est assez sportif, je suis content d’être à vide: je ne trimballe que les outils, un peu de bouffe, et mes imperméables. Sur les dix derniers kilomètres de l’ascension, c’est moins raide, sauf pour la montée finale, on va y revenir.

Plus je monte, plus il fait frais et venteux, c’est classique. Mais se pose après une dizaine de kilomètres de montée un problème bien plus primordial: j’ai faim! Je m’arrête sur la terrasse d’un bar fermé pour de bonnes sardines agrémentées d’une carotte, et de pain albanais à 70 Leke.

Je termine ensuite la grimpette. La montée finale vers le sommet aux antennes est pas mal raide; à certains endroits, la route n’est même plus en asphalte, mais en gros béton super-rugueux pour faciliter l’adhérence.

Je suis en haut! Wahou, c’est impressionnant. Il vente à fond, j’ai vue sur de gros nuages, parfois percés par quelques rayons. Il commence à se mettre un peu à pleuvoir…alors que trois personnes prennent ridiculement des photos sans même sortir de leur voiture, je fais péter le pantalon imperméable. Quelques minutes plus tard, c’est l’apocalypse, et je descends en essuyant de la grosse grêle. C’est vivifiant!

Le reste de la descente est assez physique. Comme la route est étroite, la pente raide, et le revêtement parfois huileux, je freine quasiment constamment. Les bras souffrent bien plus que les jambes! Je passe ici par le plus long enchaînement d’épingles à cheveux du voyage (à regarder sur google maps).

D’ailleurs, je pensais blaguer hier en disant qu’il y a de l’huile d’olive sur les routes grecques…mais en fait, c’est ça! Les olives qui tombent sur la route sont écrasées par les véhicules qui y passent, et le tout doit former une couche relativement grasse, qui ne facilite évidemment pas l’adhérence.

Bref, me revoilà au niveau de la mer…il était temps que la descente finisse: je ne peux plus bloquer mes roues, mes leviers de frein butent sur le guidon avant. Une retension s’impose, mais ma pince est restée à la maison. Je longe le littoral jusqu’à retomber sur la route qui relie Kerkyra à Paleokastritsa, sur laquelle j’ai sprinté hier.

M. m’a indiqué où trouver près d’ici du beurre de peanut: petit détour en allant vers Kerkyra, pour acheter du Skippy extra-crunchy à 4€76 les 340 grammes. L’arnaque! Mais il me faut ma came…

Je rentre ensuite vers la maison, où je retrouve mes hôtes qui sont en train de manger leur repas du midi: il est quand même passé 16h. On partage le dessert, de la bonne brioche grecque, miom!

Jasette, douche, et me voilà en train de squatter l’ordi de S. pour rédiger cet article, que je transfèrerai ensuite sur mon Archos. Toute une technique!

Aujourd’hui, 18.4 km/h de moyenne sur 97 km, soit 5h16 de route. Avec quand même 1842 m de dénivelé!

Demain, je sais pas trop, probablement une journée glande-maintenance de vélo-petit tour, ou alors, je reprends la route direction Kalamata, on verra.

Bonne soirée!

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6 commentaires pour Samedi 18 Décembre 2010: à l’assaut du Pantokrator

  1. devillers rudy dit :

    slt belle vu sur les photos ,beau paysage ensuite tu va continuer vers ou?bon courage et bone route slt a+

  2. Cath dit :

    bravo pour la grimpette sportive, et je vois que tu t’es fait bichonner… !
    C’était donc une bonne adresse, je le savais !

  3. Jmi dit :

    Les photos sont à tomber …. c’est trop beau …

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