Vendredi 17 Décembre 2010: il neige sur Corfu (Gastouri > Paleokastrista)

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Et oui, aujourd’hui, entre autres, quelques flocons pas trop méchants, et quelques dérapages!

Après un traditionnel déjeûner-remballage, je descends de mon super hôtel (kilomètre 13 de la route entre Kerkyra et Lefkimi, avis aux amateurs!). Je longe la côte vers le sud. Au programme d’aujourd’hui: une petite boucle dans le sud de l’île, puis un retour vers Kerkyra pour rencontrer S. et M., amis d’amis de mes parents installés ici depuis deux ans.

Elle est jolie cette île! Par contre, il fait pas mal gris. Je longe d’abord la mer jusque Messogi. À l’horizon se profilent les monts du littoral grec, sous le soleil matinal qui perce tant bien que mal le coton qui couvre le coin.

Voue le savez, j’ai horreur de revenir sur mes pas, ou plutôt sur mes tours de roue. En plus, je vais probablement avoir une vue décente du sud de l’île lorsque je roulerai sur le mainland grec. Donc je ne continue pas vers Lefkimi quand vient la dernière chance de faire une boucle, et tourne à droite vers Aggios Matheos (ou un truc du genre).

Ah oui, précision importante, ici les gens écrivent et parlent bizarrement…leurs lettres sont mal faites, et ils articulent pas bien. Comment? C’est pas du français, c’est du grec? Et ils ont pas le même alphabet?! Aaah, c’est donc pour ça…

Je roule sur les petits monts de l’intérieur de l’île. Je suis la plupart du temps entouré d’oliviers, c’est bien agréable. Quelques kilomètres après avoir quitté le littoral, je me retrouve sous un bon gros nuage…et il se met à neiger! De la neige-grêle un peu dense, qui finit par mouiller. Allez, on sort les imperméables.

La neige fond en touchant le sol, mais elle met un peu de temps. Comme la pente de la route est parfois relativement raide (8-9%), même bien calé sur la selle, il arrive que je dérape! « Trop d’puissance! », comme disaient V.K. et T.D. au collège…

En descente, même lorsque la neige a cessé, l’adhérence est précaire. Je ne sais pas de quoi sont couvertes les routes ici, s’il y a de l’huile d’olive dessus, dans le goudron ou quoi, mais franchement, ça tient pas! Premières et seules fois que je dérape du voyage. C’est pas faute d’être lourd, pourtant. En tous cas, les équerres (quand la roue arrière dérape, et que tout le vélo sauf la roue avant se retrouve quasi en angle droit par rapport à la direction d’avancement), avec un vélo chargé, c’est bien sportif.

L’adhérence hasardeuse est aussi responsable de mon premier « tout-droit » (quand au lieu de prendre un virage, on continue tout droit) du voyage. Alors qu’en descente, je double une Twingo (jaune pisse, comme dirait Dany Boon), argh, une épingle non signalée. Impossible de la négocier, en freinant ma roue arrière dérape. Bon, bah on va continuer jusqu’au décor! Mort de rire, le conducteur de la Twingo a dû bien se foutre de moi.

Je passe par un musée (Achilion Palace) vers la fin de ma boucle. À peine ai-je franchi le portail que je suis rattrapé par la dame de l’accueil, qui me râle dessus en me disant que je dois faire attention, quand même, c’est un musée, on peut pas rentrer avec un vélo. Comme si j’allais rentrer dans le bâtiment avec Trekounet…n’importe quoi. Bref, juste pour jeter un coup d’oeil autour du bâtiment, fallait payer 5 euros, et comme la gardienne était pas gentille, c’était encore plus hors de question qu’hors de prix. Décidément, les Grecs sont chiants, ou quoi?! Ou je suis aigri, peut-être.

Je termine ma boucle en repassant devant mon super spot de camping, puis en roulant sur une sorte de digue au bout de la piste de l’aéroport local. C’est pas large, y’a du vent, et pas de rembarde…faut faire attention!

J’arrive alors à Kerkyra. J’entre l’adresse de la galerie d’art que tiennent S. et M. dans mon Archos et me laisse guider. Kerkyra semble être une sympathique petite ville, bien qu’un peu dégueu (les containers à ordures rappellent un peu ceux de Naples…).

Je suis arrivé! Rencontre-jasette avec S. et M., qui me confient la clé de leur maison et m’indiquent comment y aller. Grosse pause internet: je squatte l’ordinateur de S. pour mettre à jour la page « Cartes » de ce blog. Je suis assez content du résultat, n’hésitez pas à aller cliquer sur les petits vélos!

Je demande à S. s’il y a dans le coin un vélociste…oui, elle m’y conduit. On regonfle son pneu avant, et hop, on the road again. Coïncidence rigolote: je crève mon pneu arrière environ 50 mètres avant d’arriver là-bas!

Le commerçant, qui parle très bien anglais, me dit dans un premier temps qu’il n’a pas de pneu 700×32…mais en fait, il en trouve un! Un joli pneu tout neuf, d’après lui de qualité, d’une marque hollandaise qui m’était inconnue et dont j’ai oublié le nom. 27€…

Changement de pneu devant le magasin, et dévoilage de roue dans la foulée. Sans vouloir me la péter, je crois que je deviens assez bon: je repère de plus en plus vite les rayons à retendre, et devine de mieux en mieux la tension à ajouter. En même temps je le fais tous les jours. En tous cas, c’est beau, un pneu tout neuf, aux bandes réfléchissantes immaculées, pas déformé…finies les vibrations, quel pied!

Je change aussi la chambre à air de la roue avant de S., qui apparemment a un peu trop d’âge…atelier vélo sur le trottoir! Heureusement, il fait maintenant très beau.

C’est pas tout ça, mais dans 1h30 il commencera à faire sombre, la maison est à 25 km d’ici, et j’ai pas encore mangé! Hophop, on roule un peu, pause bouffe à côté de la mer…

…Puis s’en suit une course contre le soleil, 20 km sportifs pour arriver avant lui. Et heureusement, ça montait pas trop, je suis arrivé suffisamment avant le coucher.

Installation dans la chambre d’amis de S. et M., allumage de feu dans le petit poêle, bonne douche, petit thé, et me voilà à vous raconter cette journée relativement peu active: 3h51 à 18.3 de moyenne, soit 70.7 km.

Demain, boucle dans le nord de l’île, Mont Pantokrator, le tout sur un Trekounet sans tout son fardeau habituel: je passerai deux nuits ici, avant de reprendre la route vers Kalamata.

Bonne nuit au chaud!

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4 commentaires pour Vendredi 17 Décembre 2010: il neige sur Corfu (Gastouri > Paleokastrista)

  1. Cath dit :

    Y a pas de raison que les grecs soient chiants, peut-être simplement qu’ils n’apprécient pas les touristes sans-gêne !! à force d’en voir, des touristes…
    En tout cas les vues de Corfou sont bien belles, merci de nous les faire partager Rem !
    Si tu vas à Athènes, tu pourrais aller voir Delphes, et après Athènes, Epidaure (très beau théâtre antique), Mycène, c’est sur la route, entre Athènes et Kalamata. Enfin je dis ça, mais je ne sais pas si les vestiges de l’antiquité grecque t’intéressent !

  2. Cath dit :

    paleokastriTSA, c’est moins triste, et on trouve mieux sur la carte !

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