Mardi 21 Décembre 2010: c’est l’hiver…ou pas (Loutsa > Astakos)

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Aujourd’hui, c’est l’hiver! Résultat, je crois que j’ai un petit coup de soleil sur les bras.

C’était donc une belle journée! Pourtant, ça commençait pas top, puisqu’au moment de partir, le pneu arrière est encore à plat. La crevaison est indécelable…j’ai probablement mal patché le trou en réparant hier. Je cherche pas plus longtemps et sors mon tube de rechange.

Quelques minutes plus tard, je me monte la première côte de la journée, 5% sur quelques kilomètres. Ça échauffe, bien que je n’en aie pas plus besoin que ça: il fait très doux! J’ai carrément pris la route en tenue estivale, et ai eu trop chaud cette nuit dès que mon duvet me touchait.

La route côtière, jusque Preveza, n’est pas folichonne sous ces gros nuages. Peut-être mérite-t-elle son surlignage vert quand le temps est radieux, mais là, bof. Ça plus le trafic qu’il y a dessus…ce début d’étape n’est pas le plus sympathique du voyage! Enfin, j’ai connu bien pire, je vais pas me plaindre, non plus.

Je pensais, au sud de Preveza, prendre un pont. Manque de bol, les panneaux m’apprennent qu’il s’agit en fait d’un tunnel…quelle misère! Je continue quand même, gardant l’espoir qu’il soit cyclable.

Évidemment, ce n’était pas le cas. Ne voulant pas réitérer mes exploits suisses, juste après les panneaux d’interdiction, je décide de faire du stop. Vingt minutes ont passé, avec plusieurs pick-up et camionnettes vides qui auraient pu m’emmener. Je commence donc à perdre espoir, lorsqu’arrive un employé de la société qui gère le tunnel, lui-même dans un petit pick-up. Il m’emmène, trop cool! Un péage se trouve à la sortie du tunnel…peut-être une partie du pourquoi mon stop a été infructueux? En tous cas, pour moi, c’était gratuit!

Quelques kilomètres plus loin, je me ravitaille en pain dans un bled, alors que défile une véritable procession de gamins portant des bonnets de Noël, qui chantent tous en grec en tapant sur leurs petits triangles. Assez rigolo!

La route est maintenant bien plus sympathique. Une grosse montagne sur la gauche, des oliviers, des « agrumiers », de l’eau et de la montagne au loin sur la droite…vraiment une jolie vallée.

Je m’arrête pour manger à Palairos. Les sardines, c’est bon! Le chocolat, aussi…

Vient ensuite l’apogée de cette journée: la route entre Palairos et Astakos. Elle, elle mérite son surlignage en vert! D’un côté, la montagne, de l’autre, la mer: un classique. Mais les cailloux omniprésents, et les jolies petites îles, donnent à ce tronçon une atmosphère particulière. Par contre, le vent rend ce passage un peu pénible…j’avance pas!

À un moment, alors que je me suis arrêté pour prendre quelques photos, je tombe sur une décharge sauvage. Ici se trouvent des kilos de salades préparées, toutes dans leurs emballages en plastique. Beuark…probablement un grossiste peu scrupuleux qui devait se débarasser de ses trucs périmés. En tous cas, c’est dégueu.

Plusieurs fois aujourd’hui, je me suis trouvé roue-à-cornes avec des troupeaux de chèvres ou de moutons. Le trip! Par contre, chose triste (je trouve), ici les bergers sont à scooter ou en voiture. J’ai même vu un berger obèse…comme quoi tout arrive.

Sur cette jolie route, peu de monde circule, et c’est un peu le désert: une bonne cinquantaine de kilomètres avec seulement un gros village au milieu, des bergers et des fermes piscicoles. Le reste, en majorité, c’est du caillou! Je ne suis donc pas gêné par le trafic, ça fait plaisir.

J’atteins Astakos un peu avant 17h. Je m’avoue assez fatigué par les 125.5 km en 6h18 (soit 19.9 de moyenne) d’aujourd’hui, et cherche donc un endroit où camper. C’est pas évident: il n’y a pas énormément de terrain plat, et les oliveraies sont clôturées.

Je ne cherche néanmoins pas très longtemps: je tombe sur une maison en construction abandonnée, surplombant la route, dont le portail est ouvert. Je pousse Trekounet sur la petite route en béton super-raide et encombrée pour accéder au chantier en ruine. C’est plutôt pas mal comme spot, même si je ne peux planter les sardines dans le béton, évidemment…bon OK, le bruit des avions n’est pas des plus plaisant, mais il n’est pas trop fréquent.

Demain, on atteint le Péloponnèse!

Bonne soirée en béton!

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2 commentaires pour Mardi 21 Décembre 2010: c’est l’hiver…ou pas (Loutsa > Astakos)

  1. bouderlique dit :

    Salut Rémi. Ca a l’air sympa la Gréce (mieux que l’Italie?). Bonne route.

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