Vendredi 24 Décembre 2010: théâtre et réveillon-moustiquaire (Korfos > Lilaiika)

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Une belle journée grecque, encore une fois! Au programme: de la côte, des vieilles pierres…

Remballage classique, sous les dingdong des chèvres et les onomatopées des bergers. Je reprends la route sous le soleil matinal, dont la lumière rasante me brûle les yeux…il est temps de faire péter mes super lunettes.

La route est vraiment belle, surplombant la mer. Elle est digne de son surlignage vert! Les grosses descentes et montées s’enchaînent. Un vrai plaisir de bourrer, allongé sur Trekounet, avec en toile de fond un décor pareil. Un autre plaisir de monter tous ces kilogrammes à moins de 10 km/h…

D’ailleurs, à un moment, j’ai le choix entre tracer tout droit vers le site archéologique d’Epidavros par une route à peu près plate et pas surlignée en vert, ou une autre, au contraire, plus « vallonnée » et scénique, qui fait un joli détour.

Va pour la seconde solution! C’est parti pour une vraie belle grimpette, avec en fond la belle côte. Impressionnant de se faire doubler par les gros camions en sur-régime, à seulement quelques dizaines de km/h, et de les voir carrément pas horizontaux quelques centaines de mètres plus loin.

En haut, je suis sur une sorte de plateau pendant quelques kilomètres, sur lequel j’enchaîne quelques montées-descentes entre les oliviers, pour finalement arriver au théâtre antique d’Épidaure.

Je paye le tarif étudiant, normal…3€, ça va encore. Je file voir le fameux théâtre…wouhou, ça vaut le détour. L’acoustique de l’endroit est en effet impressionnante. Et le cadre est vraiment majestueux! Je reste là, assis sur les bancs en pierre, quelques minutes, à m’imaginer une tragédie grecque jouée quelques mètres plus bas, dans « le rond central ».

Fini de rêvasser, je passe par le musée archéologique, où les cartes postales n’ont pas de tarif dégressif. Vous hériterez donc (peut-être) des livres de cartes postales cheap, découpés par mes petits doigts.

Une petite balade pédestre entre les vieilles pierres du site archéologique plus tard, je me prends une petite pause bouffe sur le gazon d’un parking qui, en saison, est certainement plein à craquer. Mais là, pas de problème, je peux faire pipi sur les buissons en paix.

Je descends ensuite au prochain bled, où je fais plein d’emplettes: tout sera fermé demain et après-demain, Noël attitude. Vient ensuite une longue descente agréable vers Nafplio, qui est au niveau de la mer.

J’y rencontre G. et K., deux cyclistes présentement à pieds. Marrant, K. vit à Toronto depuis 25 ans! G. m’apprend que Nafplio est une ancienne capitale grecque…ça a pourtant l’air d’un tout petit bled. Jasette de voyages et de la région, puis ils m’indiquent vers où aller, bien que ce fut assez évident: il faut longer la côte.

L’après-midi est bien entamée, pour ne pas dire commence à toucher à sa fin. Je roule encore quelques kilomètres, histoire d’atteindre mon quota hectokilométrique journalier (oui, je sais, c’est stupide). Entre deux villages, je me trouve un endroit plutôt cool, bien que très rocailleux. Il y a une jolie vue sur la mer!

Le drame survient lorsque je m’installe. Bzzzz…des moustiques! Évidemment, j’ai laissé mon huile à mouches à la maison: elles sont sensées être crevées, ces saloperies. C’est l’hiver! Time to die, fucking vampires!

Évidemment, ils comprennent pas quand je leur dis de me foutre la paix. Alors je m’installe en vitesse et me réfugie dans la tente. Dehors, c’est moustique-land: je ne sais combien virevoltent entre la moustiquaire et le double toit. Alors de temps en temps, je les éclaire avec ma frontale et les écrase, histoire de rétablir l’ordre naturel des choses. Un bon moustique est un moustique mort…

Il me reste à espérer que je n’aie pas franchi aujourd’hui une sorte de limite « moustiques au sud, rien au nord ». Pas envie de me battre à chaque camping des prochains jours, surtout sans huile à mouches. On verra.

Me voilà donc, en ce soir de Noël, installé parmi les cailloux du Péloponnèse. Pour la première fois de ma vie, je ne dors pas en Picardie le soir du 24 Décembre. Évidemment, je me sens un peu con tout seul dans ma tente, alors que tout le monde trippe partout dans le monde, en famille, entre potes, au bar, whatever. Le monde entier me manque, bien sûr…mais en même temps, quelque chose me dit que je ne suis pas tant à plaindre que ça.

Aujourd’hui, 4h50 de route à 20.9 km/h de moyenne, soit 101 km parcourus.

Demain, on continue vers le sud.

Bon réveillon!

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