Jeudi 30 Décembre 2010: olivator

(Désolé, pas de photos aujourd’hui, je me rattraperai demain!)

En fait je triche et vous écris cet article au petit matin du 31 Décembre, alors que le reste de la maison dort encore. Hier soir, j’étais bien trop claqué pour entreprendre quelque écriture que ce soit.

Responsable partielle, ma principale activité de la journée: récolter des olives. « Encore?! », vous entends-je dire d’ici. Bin oui, encore, mais pas pareil. Cette fois, plus de ramassage ancestral peinard entre potes, avec scies et bâtons.

Aujourd’hui, c’est du vrai travail agricole! La tronçonneuse remplace les petites scies, la batteuse à moteur les petits bâtons, la gaule électrique (et son groupe électrogène) la perche servant à faire tomber les olives encore sur l’arbre.

Vous comprendrez donc pourquoi je n’ai pas pris de photo: ici, pas de place pour le tourisme! T., le patron, joue de la tronçonneuse en dirigeant la petite équipe tel un général sur un champ de bataille (mais cool, hein, pas méchant, le général). C’est bien plus rythmé, physique, efficace, productif que nos petits coups de bâtons et de scies.

Allez, pour ceux que ça pourrait intéresser, le processus. D’abord, on étend les filets sous les arbres qu’on va récolter. Il peut ensuite être taillé. Les branches qui tombent, chargées de belles grappes d’olives si l’olivier donne bien, sont ensuite entassées à côtté de la batteuse. Quelqu’un s’y active pour décrocher les petites baies. Ça vole un peu dans tous les sens!

En parallèle, une autre personne, armée de la gaule électrique, fait tomber les olives restées sur l’arbre. Une fois que tout est pillé, on déplace les filets vers un autre arbre. Si le filet contient une quantité respectable d’olives, on verse son contenu dans le gros tamis, appelé aussi trieuse. C’est là la seule étape identique au ramassage non-mécanisé. L’affaire est dans le sac!

Pour garder un bon rythme, il faut arriver à maintenir un flux continu filets-branches-ramassage-déplacement. Un vrai boulot d’équipe: on est cinq, A. et moi, T. le maître olivier, Z., et M. le gauleur. M. et Z., émigrés géorgiens, alias « la team géorgienne », ont une bonne expérience en la matière. Ça envoie.

Finalement, on a ramassé environ 875 kg aujourd’hui. Je suis assez fatigué: c’est physique comme job, transporter des bonnes branches, des filets…et des sacs d’olives! Mais la journée n’est pas finie.

Retour maison après un jus d’orange, au soleil, en terrasse, au bord de la mer. Oui oui, le 30 Décembre. Bonne douche, et je retrouve mes colocs du moment pour descendre à Kalamata. Grosse connection internet: les pages « Stats » et « altitude-blog.com » sont maintenant à jour, jetez-y un coup d’oeil!

On roule ensuite jusqu’à un petit restau de bord de mer. Au programme: salade grecque, feta, huile d’olive, saucisse grecque et calamars grillés, patates frites…le tout arrosé de vin blanc, et couronné par une petite pâte de coing offerte par la maison. Miom! J’ingère quelques milliers de calories, histoire d’avoir un peu plus de bide quand je reprendrai la route.

Retour maison: le boulot et le gras me mettent KO. Je sombre…bonne nuit digestive!

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2 commentaires pour Jeudi 30 Décembre 2010: olivator

  1. Cath dit :

    Les olives, c’est pas comme les cerises, pas de risque d’indigestion en faisant la récolte !

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