Dimanche 2 Janvier 2011: salut, Kalamata, salut, tout le monde (Kalamata > Pilos)

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Comme je l’écrivais hier, aujourd’hui, l’objectif, c’est de reprendre la route!

Comme d’habitude ici, je me réveille trop tôt et avant tout le monde. Je regarde un peu dehors: grosse grisaille. Rien de plus motivant pour remonter sur Trekounet…

Essayant de rester discret, je commence à rassembler mes affaires. Alors que je prends furtivement mon petit-déjeûner, de la grosse pluie se met à tomber, accompagnée de coups de tonnerre plutôt méchants, du genre « comme sur Corfou ».

Bon, me voilà repu, mais la foudre, elle, ne semble pas rassasiée. Flemmard, je me dis alors que je vais attendre le réveil de mes compagnons pour me doucher et partir. J’éviterai ainsi de réveiller toute la maisonnée par mes ablutions, et garde une chance de voir le mauvais temps se calmer pour mon départ. Allez, j’entame un tome de Blake et Mortimer.

Je ne le finirai pas ce matin: il est onze heures, Kalamata (ou plutôt, notre logis), s’éveille! Et réclame des pancakes, cool alors. Allez, je remets ça, version meilleure que la veille! J’enchaîne avec un léger brunch pancakien.

Bon, c’est pas tout ça, mais faut se bouger! Alors que le temps semble se faire un peu plus clément, je me rase, me douche et harnache Trekounet. Quand je suis prêt à partir, un joli rayon de soleil illumine la région, et un bon vent souffle vers où je vais: c’est le bon moment pour prendre la route!

Avec l’aide de J., je remonte Trekounet jusqu’au chemin, qui ne descend pas jusqu’à l’entrée de la maison. Merci J.! Aurevoirs, aurevoirs…c’est toujours une drôle de sensation. On se reverra, là ou ailleurs.

À destination des gens concernés: merci pour ces jours bien agréables. Merci pour les coups (à boire ou à manger!), les bonnes bouffes, la bonne ambiance, les histoires, débats, les récoltes, les rigolades. Je suis bien content d’avoir (re)fait votre connaissance!

Hop, un petit coup de klaxon d’aurevoir, et me revoilà cyclotouriste solitaire. C’est toujours un moment ambivalent que de quitter, partagé entre l’envie de kilomètres et d’aventure, et le fait de laisser du monde, du confort, d’autres plaisirs, derrière. Allez, pour se motiver, on ne retiendra que ça: quel bonheur de rouler à nouveau!

Le soleil fait briller la route détrempée, le vent me pousse. J’évite les grosses flaques et ré-entraîne ma voix à crier sur les chiens et les motoristes abrutis.

Évidemment, je m’arrête à Kalamata pour une pause internet. Je redécouvre les regards médusés des gens. Oui oui, c’est bien un mec à vélo, chargé en criss, et non non, il fait pas beau.

Je prends la direction de Pilos. C’est un peu dommage: la route que j’emprunte est celle qu’on a pris hier pour aller vers Koroni. Elle n’est franchement pas super, malgré quelques passages dans les oliveraies.

Lorsque je bifurque vers Pilos, j’entame une jolie montée pour franchir la colline locale. C’est un peu plus sympa comme trajet! Par contre, il se met à pleuvoir suffisament pour que je doive sortir mes imperméables. Ah, une montée « trempé froid dehors, trempé chaud dedans », comme je les aime.

Ça monte gentiment, et c’est plutôt court: une grosse vingtaine de kilomètres pour la montée-descente. J’y vais relax…avec les imperméables, dur dur d’être efficace.

En tous cas, le cadre est bien agréable. Les nuages et le soleil bataillent, et les montagnes font l’arbitre, ce qui donne lieu à de bien beaux horizons. Malheureusement, dur de les photographier sous la pluie…

J’arrive en vue de la baie de Pilos un peu avant 17h. Pas si mal, vu que je suis parti un peu plus de 3h plus tôt. La vue est magnifique: les îles et la mer se sont joints au précédent tableau. Avec en prime, des gros bateaux! La descente est donc bien agréable.

Je songe à me trouver un endroit abrité des intempéries pour la nuit quand je vois une petite église, en haut d’une colline sur le bord de la route. Son parvis est abrité par un petit préau!

Évidemment, m’y voilà donc installé. J’ai eu un peu de misère à planter les sardines dans le béton, mais je suis au sec! J’ai même pu assister à une belle averse lorsque je m’installais, sans recevoir une goutte. Le pied! Par contre, je suis visible, et pas très loin de la route…mais j’ai fait pire. (Englishtown, par exemple.)

En cette journée de reprise, 55 km en 2h36, soit 20.9 de moyenne. Demain, on roule vers le nord.

Bonne nuit sur le parvis!

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4 commentaires pour Dimanche 2 Janvier 2011: salut, Kalamata, salut, tout le monde (Kalamata > Pilos)

  1. Jmi dit :

    Bonne nuit… les aventures reprennent : chic !!
    Même si les olives c’était très intéressant…

  2. fa dit :

    Bonne année Rémi ! qui commence bien pour toi !
    J’aime bien quand tu expliques tes impressions…
    Nous avons mis Noami dans l’avion de Sao paulo hier soir à Roissy,
    …encore une autre qui va voir du pays.! ce nouvel an est bien mouvementé…

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