Lundi 10 Janvier 2011: vroum, la plante du pied (Boncore > Genosa Marina)

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Une journée rapide! Comme les routes sont chiantes et les conditions pas mauvaises, autant bourrer…finalement, 130 km en 5h14, soit 24.9 de moyenne. Sans vent dans le dos, le crétin en moi est content de lui.

Après une grosse dizaine d’heures de sommeil, je me lève vers 6h30 (oui, je me suis couché avant les poules…c’est parce qu’en ce moment je mange des oeufs). Hophop, je prends la route assez rapidement: environ 1h24 pour déjeûner-remballer.

Pfiouuu, il fait gris, c’est plat, c’est tout droit, c’est pas plus joli que ça. Par contre, seule souffle une légère brise contre moi. Allez, on appuie sur les pédales!

Certains passages sont quand même cool, par exemple quand la route passe dans les dunes. Probablement une catastrophe pour les écosystèmes locaux, par contre…

La route est déserte en cette saison. C’est bien simple, dans tous les bleds côtiers que je traverse, tout est fermé. Dans les plus gros, à peine un bar ou deux ont ouvert leurs portes aux quelques « résidents permanents ».

Par contre, plus j’approche de Taranto, et plus le trafic est dense. Je joue du klaxon pour tenter de me faire respecter de tous ces chauffards…

Dans la banlieue de la même ville, je tombe sur un hôtel ni trop miteux, ni trop classe: il a donc une connection internet, et accepte de la prêter. Alleluia est grand!

Je m’enfonce ensuite dans la jungle urbaine. Ça a l’air bien plus grand que sur la carte, cette ville! Je respire un peu quand j’arrive dans la zone piétone. Je trouve là une petite librairie super-charmante…et avec des cartes Michelin revendiquées sur la porte!

Rats, ils ont pas les régionales, juste les 1/400000ème. Pas grave, ils ont une autre édition au 1/200000ème, moins bien que Michelin évidemment, mais ça fera l’affaire. Je revends la roue avant de Trekounet, pour me payer trois cartes: Michelin « sud de l’Italie », et autre éditeur Sicilia et Sardegna. On va travailler le wheeling, maintenant.

Comme j’ai vu sur le net qu’il y a un seul ferry Sicile-Sardaigne par semaine, le dimanche soir…vaut mieux que je puisse un peu planifier mes étapes! Avec ces cartes, ce sera plus facile.

Je m’installe sur un banc en pierre, avec vue sur la forteresse locale, pour une  pause bouffe bien méritée. En repartant, je traverse ce qui semble être le centre historique de la ville. C’est super-triste: alors qu’il devrait être préservé, toutes les vieilles bâtisses sont ultra-pourries, les rues pavées sont goudronnées (bon, j’avoue que ça, je m’en plains pas, sur le coup…), bref, on se croirait pas à Florence ou Sienne.

Je sors de Taranto par une route que j’ai pas vraiment choisi, mais qui n’était pas si mauvaise. Et contrairement à tout mon trajet matinal, j’ai maintenant droit à quelques virages, petites montées et descentes pour me rendre jusqu’à Massafra. Un bourg bizarre, avec certaines ruelles à peine plus larges que moi, et d’un coup, des escaliers en pleine rue.

À partir de là, la route s’est refaite toute rectiligne et plate…mais cette fois, je roule entre les orangeraies, qui s’étendent à perte de vue. Ça sent bien bon! Sauf quand on croise un bon vieux camion diesel, chargé d’oranges évidemment, qui crache un bon gros nuage noir qui envahit ma voie…

Toujours entre les orangeraies, j’emprunte ensuite la voie de service de la SS106, qui est une voie rapide à cet endroit. Encore une fois, on bourre!

Alors que je vais repartir d’une pause-pipi, je suis interpellé par un orangeur sur son tracteur. Il me fait comprendre que de ce côté-ci de la route, la voie de service s’arrête bientôt, et qu’il vaut mieux que je prenne l’autre côté. C’est pas ce que dit ma carte, mais bon, je fais confiance au bonhomme, il a l’air de connaître son affaire. Merci l’ami!

Le défi sportif du jour a été de franchir les 125 km en moins de 5h…défi stupide mais réussi (4h57’42 »). (Bon OK je risquais pas grand chose en me lançant le challenge au kilomètre 117…) Bref, »Les sportifs sont des crétins », comme disaient les Betteraves!

La voie de service est bien pratique…sauf qu’elle s’arrête là où elle serait VRAIMENT pratique: quand la voie rapide emprunte un pont au-dessus de la rivière Bradano. Je suis donc contraint de faire un détour par une petite route complètement démolie, qui a son propre pont à quelques kilomètres en amont.

Mais je m’arrête avant de franchir la rivière en question, lorsque je passe à côté d’une orangeraie relativement abandonnée. Les arbres sont envahis d’herbes, seul a été passé un coup de soc entre eux. Après avoir goûté une orange qui s’est avérée délicieuse, je me trouve un coin sans trop de creux et bosses pour installer Hubba. (Bin ouai, je campe pas dans une orangeraie si les oranges sont dégueu hein, quand même, j’ai des principes!)

Demain, on continue à longer le littoral, tant bien que mal: je vais être obligé d’emprunter de la grosse route, ça va être le fun.

Et détail qui tue: les panetonne, ces gros gâteaux des fêtes, sont en promo dans les épiceries. Je m’en suis enfin acheté un! Verdict ce soir…

Bonne soirée aux oranges!

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2 commentaires pour Lundi 10 Janvier 2011: vroum, la plante du pied (Boncore > Genosa Marina)

  1. Cath dit :

    Bon tu t’es gavé d’oranges alors !
    Et tu es monté en haut de la grosse tour carrée ? Bel ouvrage il est vrai !

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