Jeudi 13 Janvier 2011: à la recherche de la jante perdue (Scalea > Amantea)

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Ce qui aurait pu être une journée de rêve se termine en galère stressante…ah, quel pied!

D’abord, un bilan-réchaud: j’ai trouvé la source de l’incendie, une fuite de carburant due à un petit joint usé. Une fois le truc changé (il y en avait un de rechange avec le précieux ustensile…), tout fonctionne comme avant. Après un bon thé (et 2000 calories), la journée commence par une crevaison à l’avant. Et comme le petit embout de ma pompe est de plus en plus usé, je casse la valve en essayant de gonfler. Heureusement que j’ai acheté une chambre neuve hier.

Je prends la route sans frein arrière (sinon la jante cassée frotte dessus)…pas super-rassurant, surtout avec une telle charge. Heureusement, la plupart de la journée sera plate.

L’objectif majeur du jour est donc de trouver une jante neuve. Évidemment, je prends la route trop tôt pour que le vélociste de Scalea soit ouvert. Mais il fait bien trop beau pour attendre, et puis ça tiendra bien quelques kilomètres de plus. On the road again!

Je carbure bien, motivé par l’idée de trouver la jante de mes rêves, mais en même temps super-stressé par cette avarie arrière de plus en plus grave. Je tente ma chance à Cetraro, où deux minuscules vélocistes n’ont pas la moindre roue de 700 en stock. Je perds là un temps qui s’avérera ensuite plutôt précieux…on va y revenir.

Sur cette route côtière, plusieurs éperons rocheux sont franchis par…des tunnels, youpi! Encore plus stressant que d’habitude, puisque la perspective d’un crash majeur de ma roue arrière, en plein milieu d’une galerie non-éclairée, n’est pas des plus rassurantes…vous en conviendrez. Et c’est d’autant plus exaspérant que plusieurs de ces tunnels ne sont pas sur ma carte. Enfin, apparemment, j’en suis sorti vivant, et sans causer d’accident.

Arrivé à Paola, tous mes espoirs reposent sur le vélociste local, que je galère à trouver. Au palmarès des mauvaises indications, celles d’un tabagiste, qui m’a fait grimper vers un carrossier auto. Youpi, une grosse descente sur une route défoncée, avec seulement le frein avant, de gagnée. Le trip…

Enfin arrivé chez le vendeur de vélos de la ville, c’est le drame: pas de jante en stock. Et une pauvre roue de 700 qu’il me faudrait rerayonner pour qu’elle convienne. Su-per, je sors de là plus heureux que l’homme le plus heureux du monde. Heureusement, un mec essayant de deviner d’où je viens à la sortie du magasin me remonte le moral: il a fait tous les pays d’€urope avant de déclarer forfait et que je ne lui dise « Francia ».

Faute de mieux, me voilà maintenant avec l’adresse d’un vélociste à Amantea, à environ 25 km de là. Il est passé midi, mais avec la petite brise qui souffle et la platitude de la route, en bourrant, j’espère y arriver avant la fermeture, dont je ne connais pas l’heure.

Je roule donc bon train jusque là, en espérant constamment que ma jante tienne le coup, ce qui s’est heureusement passé. Mais j’arrive trop tard…fucking arrêt inutile à Cetraro! Et le magasin ne rouvre qu’à 16h: me voilà bon pour deux bonnes heures de glande.

Je commence par manger: 94.5 km en 3h58, soit 23.7 de moyenne, ça creuse. Comprenez par cette annonce anticipée des stats que je n’ai plus bougé d’Armantea de la journée…on va y revenir.

Je fais ensuite un petit tour dans le bled, espérant trouver un endroit d’où me connecter au net. Je trouve enfin un hôtel classe mais cool, qui m’autorise à squatter sa connection, le tout au soleil et branché à leur prise extérieure. Merci l’hôtel.

Ça y est, 16 h, enfin! Je file chez le vélociste. Je vous écris d’ailleurs depuis sa cour, entre les palmiers, les cactus et les nains de jardin. Ouf, il a de quoi m’aider…mais j’ai le choix entre la jante un peu plus « course », qui est un peu plus étroite que la mienne, et la jante « ville », qui est plus large, et qu’il faut rerayonner (10€ plus cher). 30€ la jante, 10€ le montage…vue la chienlit du truc, je préfère payer le montage, surtout que le gars semble bien connaître son affaire.

Présentement, j’attends donc ma nouvelle roue. Mes affaires chargent, branchées aux prises du magasin. La nuit tombe: d’habitude, à cette heure, Hubba est plantée, ou en cours de plantage, dans un coin tranquille. Mais là, je m’en vais acheter de la confiture de fraises et du beurre de peanut.

Bon, pas de beurre de peanut au Carrefour local…tant pis. Mais quand je reviens, Trekounet est sur ses roues! Vision de bonheur. Je remets le frein dans son état normal et suis bientôt prêt à partir. Bien sûr, il fait nuit…je ne vais donc pas aller loin.

Je me dirige vers la plage…et au fond de la rue, qui fait une sorte de gros U coincé entre la mer et le chemin de fer, je trouve mon bonheur. Ou à défaut, un truc qui devrait faire l’affaire. Dans le creux du U, une sorte de terrain vague avec des bambous. L’endroit ressemble pas mal à un ancien repaire de péripatéticiennes. Ce qui semble être une ancienne cabine de passes sur laquelle la nature reprend ses droits m’abrite donc. J’entends pas mal la route, et le train, n’en parlons pas. Mais c’est à l’abri des regards…

J’espère juste que ce terrain n’est plus utilisé pour ce triste « commerce » qu’est la prostitution, et qu’un maquereau méfiant ne va pas venir me déranger. Mais en même temps, qui va aux putes le jeudi soir, franchement?

Ah, j’allais oublier l’oubli du jour: je suis parti de chez Cicli Cima en oubliant mon téléphone, qui chargeait. Je m’en suis rendu compte en voulant y accrocher le petit ruban qui faisait partie de l’emballage du panettone que j’ai dévoré (et qui n’était pas si terrible). Heureusement, c’est pas loin…aller retour express en laissant Hubba seule, et ouf, je récupère l’important appareil.

Demain, en espérant le même temps qu’aujourd’hui, on roule! Pour rattraper le temps pas gagné en attendant les ouvertures, et autres réparations. Parce que si je ne m’abuse, dans ces conditions, cette journée aurait pu être une journée à 150 bornes.

Allez, sur ce, bonne soirée sans prostitution!

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8 commentaires pour Jeudi 13 Janvier 2011: à la recherche de la jante perdue (Scalea > Amantea)

  1. bouderlique dit :

    Une journée qui finit quand même pas trop mal et Trekounet réparé pour continuer.

  2. Cath dit :

    Attention Rémi, jamais 2 sans 3, la prochaine fois tu oublies l’appareil photo…

  3. devillers rudy dit :

    salut remi comment vatu ?bonne fete a+bon courage

  4. Cath dit :

    Pour faire durer la jante, des patins tendres? Nettoyer la jante de tout abrasif potentiel avant de freiner… Très fastoche… Déplacer les patins en fonction de l’usure constatée de la circonférence vers le centre, chose possible avec une jante comme celle que tu as maintenant qui justifie ses 30 €??? Elle doit être plus rigide mais ce qu’on voudrait , c’est que les flancs soient plus épais. Quels sont les défauts de longévité des freins à disques? Le son est moins bon à la longue… Ouais ben, à la longue, je suis toujours aussi cong… Question stat technique, c’est pas en nombres de tours qu’on devrait compter, c’est en énergie dissipée et en secondes de freinage… ça existe cette mesure? Ouaip, pour arrêter les gros navions, faut être sérieux avec les calculs! Les avions à pédales, on se concentre plutôt sur les moyens de les maintenir en vol…

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