Dimanche 16 Janvier 2011: aux pieds de l’Etna (Milazzo > Zafferana Etnea)

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

Une journée bien sportive, sur les monts entourant ce gros tas de pierres volcaniques qu’est l’Etna. Allez, en selle!

Apparemment, la chasse est interdite sur la péninsule du capo di Milazzo…ou alors ici il n’y a pas de chasseur. Toujours est-il que je ne me lève pas au son des coups de feu, et que je peux faire caca tranquille. Zut alors!

Je redescends vers Milazzo sous quelques nuages, qui se dissiperont assez vite dans la matinée. Je longe cette fois la côte ouest du cap, qui est toute plate et droite. Des tas de coureurs matinaux sont de la partie. J’ai un bon vent dans le nez, mais n’échangerais Trekounet contre leurs paires de baskets pour rien au monde, évidemment.

Pour rejoindre la SS185, qui m’emmènera vers l’Etna, je dois reprendre un peu de la grosse route SS18. Encore aujourd’hui, les cyclistes sont de la partie: je suis rapidement rejoint par deux rouleurs aux T-shirts Campagnolo flambants neufs, puis par tout un peloton aux roues libres Campagnolo. Avis aux non-connaisseurs: Campagnolo c’est une marque italienne de pièces de vélo de route. Et leurs roues libres font un bruit de fous. Y’en a, on dirait des cigales, c’est rigolo.

Je profite de ces ouvreurs de route pour bourrer avec eux, mais sans effort dans leur sillage, jusqu’à ma petite route. C’est marrant les pelotons: tout de suite, les motoristes font moins les malins. On bloque pas l’trafic, on est l’trafic! (Surtout à 35 km/h!)

Évidemment, dès que je ne suis plus sur la grosse route, je me plante…mais finis par retrouver le bon chemin: celui de la montée! C’est parti pour une petite grimpette d’une trentaine de bornes. J’avais lu sur ma carte que le col était à 974 m, mais, surprise!, quand y’en a plus, y’en a encore: en fait, c’est vers 1135 m que j’ai commencé à redescendre.

Comme d’habitude, les vues sont assez époustouflantes, dans la montée comme dans la descente. Mais passé 950 m, je suis dans un nuage, l’air est saturé en humidité, il pleut, le vent souffle bien. Allez, vivement qu’on soit de l’autre côté et plus bas, au soleil, peinard en descente!

Vers 200 m, je suis doublé par une camionnette Citroen C25…avec une plaque française! Je fais un signe et un V de la main, genre « copaiiin! ». Quelques mètres plus tard, je rencontre B., normand bien cool. On jase sur le bord de la route. Lui est venu voir le Stromboli et l’Etna, mais monter tout en haut du Stromboli coûtait trop cher en cette saison. Dommage! B., si jamais tu lis ça, t’as intérêt de commenter, que j’aie ton adresse!

Le dimanche, apparemment, c’est aussi le jour de sortie des motards à la « Joe Bar Team »: à grands bruits, les motos, pilotées par des mecs en combi de cuir avec sliders etc., déboulent sur la petite route. Supermotard ou grosse sportives, ça se tire la bourre. Allez vous tuer si vous voulez, mais s’il vous plaît, ne me désintégrez pas au passage! :)

Passé le col, le soleil brille, la température est clémente, la route agréable, l’Etna on-ne-peut-plus majestueux, bref, c’est une super descente. Je roule jusque Francavilla di Sicilia, vers où il faut remonter un peu pour mériter une bonne pause-bouffe. Je sonne ensuite à un hôtel fermé…qui accepte de me prêter sa connection wifi! Merci bien.

J’ai encore quelques bornes à faire: mon objectif du jour est d’arriver au début de la route qui grimpe sur la façade sud du volcan. Et comme ne l’indique pas ma carte, il y a encore pas mal de dénivelé jusque là!

Par exemple, la montée de Castiglione di Sicilia, un bled à flanc de montagne comme il y en a beaucoup par ici, est assez méchante. Malgré mon amour évident de la grimpe, je suis bien content de voir le col.

La vue sur la vallée est très « énergies vertes » (terme entre guillemets car stupide): panneaux solaires et éoliennes, la Sicile semble faire quelques efforts. Ça contribue, selon moi, à la rendre bien jolie, surtout sous ce soleil qui me chauffe et me fait suer…au sens propre (ou salé) du terme.

Après être redescendu vers Linguaglossa, je me tape la dernière belle montée du jour, sur la strada di vino dell Etna (ou un truc comme ça), une bien belle petite route entre les vignes, et tout. Toutes les parcelles sont clôturées, c’est un peu hostile. Je vois un panneau inédit: « route glissante » avec en-dessous « sables volcaniques »…excellent!

J’avoue en chier pas mal dans cette montée. Faut dire que rien sur la carte ne m’avait mis la puce à l’oreille (c’est moins dur quand on sait à quoi s’attendre, les grimpettes, je trouve)…et surtout, j’ai une centaine de bornes et genre 1800 m de dénivelé dans les guiboles. Profitons en pour les stats du jour: 6h18 à 18.3 de moyenne, soit 115 km. Et 2188 m de dénivelé.

Finalement, j’atteins le but que je m’étais fixé vers 16h30. Je suis bien mort et n’ai pas envie de me prendre la tête pour trouver un bon spot pour camper…le premier venu fera l’affaire. En entamant la montée vers l’Etna, que je me fais demain, je vois sur la droite une sorte de camp sportif désaffecté, avec des super terrasses dans le jardin.

Évidemment, c’est tout clôturé…mais par chance, la porte n’est pas verrouillée! Après avoir shooté dans plusieurs pommes de pin et bâtons, j’ai un joli endroit pour planter la tente. Probablement visible depuis la route, mais bon, à part quelques gens qui vont admirer les feux d’artifice du volcan, il y a peu de trafic. De toutes façons je pense que je pourrais dormir sur une bande d’arrêt d’urgence d’autoroute, après cette journée.

Demain, 1200 m de dénivelé sur la façade sud de l’Etna, j’espère quelques vues volcaniques, puis une redescente, direction Syracuse.

Bonne nuit aux pieds du volcan!

Publicités
Cet article, publié dans Français, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

6 commentaires pour Dimanche 16 Janvier 2011: aux pieds de l’Etna (Milazzo > Zafferana Etnea)

  1. Cath dit :

    AAAH enfin mon feuilleton !

  2. fa dit :

    C’était quoi la montagne enneigée que l’on voit sur la photo, l’Etna?

  3. vargas dit :

    Coucou Rémi,
    Nous t’attendons sans problème en Corse où l’on pourra t’offrir un bon lit … pour une nuit peut-être à Erbalunga petite Venise de la Corse !
    Bon courage à toi !
    La famille Vargas

    • zboud dit :

      Ah bah ça c’est bien sympathique, ça va faire d’autant plus plaisir de vous revoir! Je vous recontacte une fois en Corse :)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s