Jeudi 20 Janvier 2011: campagne sicilienne, en veux-tu? En voilà! (San Cataldo > San Nicola l’Arena)

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Une journée assez désertique, à travers la campagne sicilienne, comme l’indique le titre. Fait marquant de la journée: dans les quelques bourgs traversés, je n’ai pas trouvé de connection sans fil. Pas assez cherché, probablement. Mais j’avoue que j’en ai marre de demander en vain « la connezione senza file ». Alors merci de votre patience. Conseil: lisez un article par jour max à partir d’aujourd’hui! Vous ne serez ainsi plus impactés par mes « retards ». Pis d’abord, si vous êtes pas contents, je vous bannis de ce blog…ahah! :D

Épilogue de l’utilisation du réchaud avec de l’essence: le préchauffage est un peu plus laborieux qu’avec la naphte, la flamme est un peu instable, mais ça marche bien. Pas terrible parce que la bouteille et le réchaud sentent un peu l’essence…mais pour le prix, c’est correct!

Sur ma plateforme, l’air est sec. C’est appréciable: je remballe Hubba sans qu’elle ne pèse trois fois son poids à cause de la condensation. Au petit matin (un peu avant 8h), me voilà sur la route 121, direction Marianopoli.

Je longe une petite voie de chemin de fer. Quand vient le moment de franchir une bonne colline, le train, lui, a droit à un petit tunnel. Et moi, à un col de plusieurs centaines de mètres! Allez allez, le sommet est encore loin, on se tourne les jambes.

Petit point mécanique au passage: Trekounet a maintenant environ 1600+6200+7100=14900 km. Pas mal pour un vélo qui a moins d’un an. Et la transmission actuelle, 14900-7000=7900 km, semble bien prête à tenir encore un moment. Objectif 10000! En revanche, le roulement avant, 14900 km, a au moins besoin d’un réajustement. J’ai la flemme…demain, je le fais!

Sorry about that. À Marianopoli, comme à Vallelunga, Alia, Roccapalumba, Caccamo (eheh) et Termini Imerese, je ne trouve donc pas d’hotel ou de bar assez fancy pour avoir le wifi. C’est un peu comme vouloir se connecter en Creuse, je pense…ah bah non, en France, y’a les hotspots SFR et Free.

La campagne que je traverse est parfois jolie, parfois déprimante. Des fois, ce ne sont que collines rases peu appréciables, alors que d’autres paysages ont des arbres, de la verdure, des éoliennes. D’ailleurs, apparemment, la mafia est mouillée à l’éolien local, je vois plusieurs grafitis du genre « no mafia, no eolico ».

J’ai fini hier soir le Panettone « Motta, Ricetta Originale » de 1 kg, acheté 2€ chez Auchan à Catania. Malheureusement ces superbrioches se font rares…en tous cas dans les toutes petites épiceries. Je me rabats sur les « biscotti per la prima collazione », Mulino Bianco, 2€59 le kg.

Je m’arrête à Vallelunga pour renvoyer les clés de G., que j’avais gardé en partant de chez lui. Encore une fois, j’ai l’impression d’être « l’estranger » à la Poste, c’est rigolo. Et j’ai la confirmation des nouveaux tarifs, depuis le 29 Décembre, c’est deux euros la carte postale hors-€urope. Silvio, enfoiré!

Aujourd’hui, j’ai roulé de belles descentes, dans les vallées plus ou moins désertes. Pour préserver ma jante avant, il faut freiner le moins possible! « Il n’y a que les lâches qui freinent… »

Ah, oui…erratum de l’article d’hier: la grisaille n’était que matinale, ou locale. Mais aujourd’hui, il a vraiment fait gris toute la journée. Pas super agréable, mais bon, il a pas plu, c’est déjà bien!

Pas de sieste au soleil, donc. De toutes façons, le petit parc en friche où j’ai mangé, à Alia, aurait été bien ombragé par ses grands arbres. Alia, où une fois de plus on m’a indiqué, à l’italienne, un endroit d’où me connecter (« à droite après le magasin chinois, un peu après, je sais pas le nom du magasin »). Mamma mia.

À Villelunga, je m’arrête aussi dans une agence de voyages, espérant y booker mon bateau vers la Sardaigne…mais apparemment, le foutu rafiot est déjà plein. Je verrai demain à Palermo si je peux négocier…sinon, les plans de rechange repassent par Livorno, Genova ou Napoli. Merci à ma Môman de les avoir dégotés. Verdict demain, donc.

Juste avant la descente finale vers la mer, à Caccamo, des sales gamins espèrent me surprendre avec un de leurs pétards. Pas de bol, je vois leur manège, et la bombe qu’ils laissent à quelques mètres de moi foire. Graine de taulard, je t’éduquerais tout ça moi. Ahah!

Même le bar lounge le plus lounge du monde, à Termini Imerese, n’a pas le wifi. Le monde est fou.

Alors que je roule vers Palermo, en me cherchant un coin peinard où passer la nuit, je suis rattrapé par un groupe de rouleurs dans une côte, et jase avec l’un d’entre eux. Ils s’entraînent pour la course de Dimanche: Palermo-Catania. Une belle randonnée…oh, là! Un endroit campable! Je m’arrête…ciao!

Je descends alors, à travers de vieilles clôtures, jusqu’à une construction en ruine. Vue sur le chemin de fer et la mer: on entend bien le train, mais c’est agréable quand même.

Aujourd’hui, 120 km en 6h13, soit 19.2 de moyenne. Avec 1720 m de dénivelé!

Demain, direction Palermo, puis on avise quant à la suite du voyage, et on se tape le Monte Pellegrino!

Bonne soirée en ruines!

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4 commentaires pour Jeudi 20 Janvier 2011: campagne sicilienne, en veux-tu? En voilà! (San Cataldo > San Nicola l’Arena)

  1. bouderlique dit :

    Merci rémi pour les photos et les articles en espérant qu’une place te soit accordée sur le bateau.

  2. Cath dit :

    Hé-bé moi j’ai trouvé ça joli cette campagne sicilienne, sous son ciel bas, et y avait même un arbre en fleur ?

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