Lundi 17 Janvier 2011: le meilleur et le pire (Zafferana Etnea > Melilli)

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Pfiou, mes aïeux, quelle journée! Une super montagne, et le reste, à vite oublier…je suis fatigué et j’ai faim, donc vous m’excuserez, je vais peut-être pas trop m’attarder.

Bon, cash, les stats, qui annoncent la couleur de cette journée. 6h44 de route, 126 km, soit 18.7 de moyenne…avec en plus, 1768 m de dénivelé. J’ai encore pas chômé. Demain sera plus relax.

Je me réveille bien tôt, et suis sur la route à 7h10. Probablement mon départ le plus tôt du voyage. C’est vraiment cool: je vois le soleil sortir de la mer et de la brume en commençant la montée, et la lumière descendre depuis le haut de l’Etna. Superbe.

Je monte nonchalamment: il y a quasiment 1300 mètres de dénivelé pour environ 18 km…pas envie de me tuer, surtout que j’ai quand même eu une bonne dose de grimpe hier.

Passé les premiers kilomètres, le paysage devient vraiment volcanique, c’est impressionnant. Pierre rouge avec des bulles, cendres…comme dans les bouquins de notre enfance.

La montée se passe tranquillement, il y a très peu de trafic. Le soleil et l’effort me réchauffent…me voilà en tenue estivale, à plus de 1500 mètres d’altitude, à suer à 8 km/h.

Finalement, j’arrive au refuge avant l’ouverture du téléphérique qui monte vers le cratère le plus haut. En attendant, j’achète quelques cartes postales pas hors de prix. Et quand ça ouvre, c’est le drame: 27€50 pour monter. Et apparement, en haut, pas d’activité à voir. Bon. Je laisse tomber.

Marrant, dans la file, devant moi, quelqu’une avec un sac Mountain Equipment Coop…j’attends de voir comment elle parle au mec pour voir s’il s’agit d’une québécoise. Et oui! Jasette ultra-rapide ensuite…elle semble pressée de monter à pieds, ou je pue trop pour qu’on cause plus, ce qui est probable. Je vous laisse compter depuis quand je me suis pas lavé.

Je n’ai pas le courage de monter à pieds: 10 bornes/1000 m de dénivelé en chaussures de vélo dans les cailloux volcaniques, non merci…’tain, si j’avais un vélo de montagne!

C’est donc parti pour la plus longue descente du voyage: je pars de presque 1900 m d’altitude pour arriver presque au niveau de la mer. La partie montagneuse est super: la route est bonne, le paysage et la météo exceptionnels…il faut juste faire gaffe au sable volcanique. C’est trop bon!

Par contre, dès qu’on entre dans l’agglomération de Catania, c’est bien de la merde, si vous me passez l’expression. Les rues sont défoncées et pleines de chauffards, de feux, etc. Rien de plus frustrant qu’une descente dans ces conditions.

Je passe vite fait dans le centre-ville, puis ravitaille en diverse bouffe. Je pensais ensuite me poser peinard pour manger, mais j’ai finalement galéré comme pas permis à la place.

Je vous épargne les détails, de toutes façons, j’ai pas envie de me les remémorer. En gros je me suis retrouvé plusieurs fois sur des autoroutes/voies rapides sans autre choix. Ma carte n’est pas à jour, des routes sont fermées sans être signalées, bref, la merde.

À coups de détours chiants, je finis par me sortir de cette ville où je ne remettrai pas les roues. Et là, je suis sur la bonne route, ouf, mais c’est le désert des coins peinards: que des villages balnéaires fermés, des restaurants désaffectés, bref, encore de la merde. En plus de ça, la route est chiante. Heureusement, il fait beau.

J’ai de plus en plus soif et n’ai plus d’eau… Après des kilomètres de misère, je finis par tomber sur un magasin de matériaux ouvert. J’y cours pour avoir un peu d’eau. Le mec est bien sympa, on cause un peu, et il me file aussi des oranges! Cool, merci merci.

Bon, il est 15h, j’ai pas bouffé, dans une heure je m’arrête…OK, pas de repas de midi aujourd’hui. Je m’enfile quelques biscuits, un peu de chocolat, et hop, on the road again…vers une nouvelle galère.

Après quelques kilomètres, la nouvelle autoroute, qui n’est pas sur ma carte, bouleverse le réseau routier local. Apparemment, la route que je voulais prendre n’existe plus. Une fois de plus je me retrouve sur une fucking autostrada…dont je sors au plus vite pour faire un gros détour, sur fond d’odeur de raffinerie/centrale thermique. Ici, l’air est cancérigène. La fin du détour est (heureusement) un peu plus agréable.

Évidemment, toutes les parcelles sont ici fermées, clôturées, cadenassées. Si un panneau « cyclotouristes, on vous emmerde » existait, ici il ferait un tabac. Je finis quand même par trouver une oliveraie pathétique, labourée entre les arbres, dans laquelle je m’installe. Visible depuis la route et depuis le village perché sur son rocher, j’entends la voie rapide…super. Enfin au moins ça pue pas la raffinerie.

Demain, je prends une douche à Siracusa (j’ai contacté un membre de Warmshowers juste pour ça!), puis je roule mollo vers l’ouest, direction Palermo.

Bonne soirée sans pétrole!

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2 commentaires pour Lundi 17 Janvier 2011: le meilleur et le pire (Zafferana Etnea > Melilli)

  1. Cath dit :

    c’est carrément flippant la fin de cette journée, et plein de gros mots italiano-anglo-bouderliquiens…j’aurais pourtant voulu une belle photo de l’Etna…ouin

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