Lundi 24 Janvier 2011: on the sea again (Palermo > Civitavecchia)

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Pour la deuxième ou troisième fois du voyage, j’ai mal au crâne. La faute au bateau! Mais pas à la mer hein, la traversée a été calme.

Commençons par l’épilogue de la journée d’hier. Au bout d’un moment, j’en avais marre de glander dans la gare maritime, et j’avais faim…j’ai donc roulé vers une rue piétonne, où j’ai trouvé un endroit abrité d’une éventuelle pluie.

Me voilà donc à cuisiner en pleine rue, sous les regards de quelques passants. L’un d’eux me souhaite un buon appetito. Grazie!

Rassasié, je roule dans Palermo by night, à travers les ruelles, devant quelques monuments illuminés, ou aussi sur des grandes rues. Mais je me lasse assez vite: j’aime pas trop rouler de nuit. Au passage, je me fais arnaquer par une pharmacie nocturne, où je paye 10€ un tube de crème pour les mains. Enfin, vu leur état, ça valait quand même peut-être le coup.

Je retourne glander dans la gare maritime. Évidemment, alors que c’est « vietato fumare », il faut un abruti de service pour venir m’intoxiquer, alors qu’il y a plein de place partout, il faut qu’il se colle à moi. Bref, je change de place et le laisse avec son poison. Sur l’air de « Trois Matelots », de Renaud: « Simple fumeur, brave Mégot, surtout ne m’en veuillez pas trop ». Je vous aime quand même, amis fumeurs.

Vers minuit, le Fantastic accoste sur le quai où se trouvait le bateau de croisières auparavant. Ah, enfin! Je ramasse mes affaires et file vers l’endroit où embarquer.

Eh bah, une bien mauvaise idée que de se précipiter. En fait, je devine rapidement que le navire arrive de Tunis: la douane italienne et la police sont à l’affût. Les portes s’ouvrent…mais personne ne sort. Puis après je ne sais combien de temps, au compte-goutte, les passagers et véhicules sortent. J’assiste là à du grand n’importe quoi.

Plutôt que de débarquer tout le monde dans un endroit dédié, contrôler là tout le monde qui arrive pendant que ceux qui doivent embarquer embarquent, les italiens préfèrent débarquer tout le monde un par un à la sortie du bateau.

Les valises se font ouvrir, les passagers interroger et contrôler, les véhicules inspecter. Des tas de bagnoles pourries sont pleines à craquer, et accueillent sur leur toit des tas de bordel. « Le cul par terre! », comme dirait l’autre.

Évidemment, tout ça prend un temps inimaginable: à 2h30, c’est pas fini. Pendant l’attente, j’assiste assez intrigué à ce stupide spectacle, et en grignotant un peu. Finalement, un peu après 3h, je suis à bord, bien installé sur mon matelas de camping entre des sièges inoccupés, dans une salle calme…

…ou au moins calme jusque 9h30, heure approximative où trois cons ont débarqué en parlant comme si de rien n’était, et ont bien sûr allumé la boîte à conneries. Ou l’écran plat à conneries, bon, OK, c’est pareil. Je fuis donc, et m’en vais petit-déjeûner au grand air frais et marin. Ça fait du bien!

De retour au chaud, j’écris un petit article pour http://altitude-blog.com, et me lis une bonne saga, avis aux amateurs de BD: « Le Cycle de Tchaï », adaptation par Morvan des romans de SF du même nom, par Vance. C’est vraiment bon! Mais je suis un peu frustré: il me manque le dernier tome.

C’est à peu près la chose la plus palpitante de la traversée. (Bon, je censure le moment où j’ai passé par-dessus bord les gamins qui couraient en criant dans le couloir…)

On m’avait dit au guichet d’information que le bateau arrivait à 11h…heureusement que j’avais prévu large pour ma correspondance pour Cagliari: en fait, l’arrivée à Civitavecchia est prévue à 16h30.

Seulement, à 17h15, j’attends encore que la porte d’accès au garage ne soit ouverte. Voyant le coup du blocage quelconque du débarquement qui me ferait rater mon autre bateau, je presse l’équipage et contourne. Je finis par sortir relativement vite, au guidon de Trekounet, à peu près une heure avant le départ vers Cagliari.

Je voulais ravitailler (je n’ai plus de grassucreries!) à Civitavecchia avant de repartir, mais avec si peu de temps, je ne préfère pas prendre de risque, et file directement au quai 14.

Quelques minutes plus tard, alors que mes affaires chargent dans la salle des Sleepers, ces inconfortables sièges, je demande à l’équipage où me doucher. Requête inhabituelle…qui demande un peu de réflexion et recherche, mais finalement on me dégote une douche, planquée au fond du bateau. Ah, ça fait du bien! Bon, y’a que de l’eau un peu trop chaude, mais on va pas faire le difficile.

Me voilà de retour dans la salle des sièges, où un papi regarde la télé. Ou plutôt LES télés: il y en a deux allumées en même temps, avec deux émissions différentes. Mama mia…

Au programme de la soirée: manger des sardines, peut-être regarder un petit film…et, j’espère, bien dormir.

Bonne soirée en mer!

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