Mercredi 26 Janvier 2011: la Sardaigne, c’est joli (Torre Budello > Arbus)

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Oui, pour cette deuxième journée sarde, je suis passé à des endroits vraiment pas dégueu. Par exemple, la centrale thermique de Portoscuso, qui vaut le détour…ahahah!

4°C dans la tente quand je me réveille…pfiou, va falloir se motiver pour sortir du duvet (qui n’est pourtant pas fermé: j’ai fait l’erreur de m’endormir en l’ayant fermé, et me suis réveillé trempé de sueur. The North Face Blue Kazoo, je t’aime!). Heureusement, la bonne pluie de cette nuit a cessé. Allez hop, on empile les couches, et on assiste à un joli lever de soleil en déjeûnant/remballant.

Les premières minutes de route sont assez fraîches…allez allez, on mouline pour s’échauffer! Aidé par le beau soleil, je finis par enlever les gros gants et les couvre-chaussures…en ayant au préalable marché dans un étron, bravo.

Les routes littorales que j’emprunte pour l’instant sont plates et droites. J’essaye de bourrer, mais j’ai une petite brise dans la face, je misère un peu.

Je m’arrête à tout hasard à un hôtel pour mendier un peu de bande passante. Je suis accueilli par un ado qui parle un peu anglais et me dit que, pas de problème, je peux utiliser la connection. J’envoie mes articles et regarde la météo…trois jours de pluie et vent en perspective, super! Merci bien l’hôtel!

Quelques kilomètres après avoir repris la route, je vois dans mon rétro un triporteur Piaggo se rapprocher lentement. Je le laisse me doubler…et appuie un peu plus pour rester dans ses roues. Ça pue le « cylindre à trous », mais pour quelques bornes, c’est confortable de ne plus lutter pour fendre le vent. (Remarque mécanique: quelques glissements de chaîne en attaquant pour coller le véhicule à l’odeur rebutante.)

Je roule tranquillement vers Portoscuso, admirant au passage sa centrale thermoélectrique, son aluminerie et son dépôt de charbon. Apparemment tout tourne au ralenti, l’air ne semble pas trop cancérigène.

Le bled en lui-même est sympathique, un petit port tout meugnon. Après un ravitaillement en pain, je me pose tranquillement sur un banc, chauffé et ébloui par le soleil, pour bouffer.

En reprenant la route, je ne pensais pas que l’après midi serait à ce point appréciable, malgré les surlignages verts sur ma carte. Je commence par rouler vers Buggerru.

La route grimpouille d’abord tranquillement le long de la mer, et offre de super vues sur le Pan di Zucchero, un rocher blanc qui a volé son nom aux chutes Montmorency. Vraiment sympathique.

À Nébida, je me rends compte pour la première fois du passé minier de la région, maintenant revendiqué et valorisé touristiquement. En effet, un joli petit trottoir fait le tour d’une petite montagne pour accéder à une ancienne galerie. Mais bon, c’est fermé, bien sûr.

Quelques kilomètres plus loin, après Masua, je me mange une vraie belle côte: du 10-13% sur à peu près 2.5 km, pittoresque entre les pentes abruptes rocheuses. Pfiou, allez, on appuie, on zigzague, on sue, on bave, et on arrive en haut…c’est pas compliqué!

La descente est aussi violente que la montée! Sans avoir mis de lunettes, je pleure de tous mes yeux en battant le record de vitesse maxi de cette balade européenne: 70.1 km/h. (Rappelons pour le fun que le record ultime est de plus de 83, sur une pente gaspésienne!)

Vers 15h, j’arrive à Buggerru, village anciennement minier coincé entre un canyon et la mer. Assez impressionnant! J’achète 40 c€ d’essence pour mon réchaud et ravitaille en eau, avant de me lancer dans l’autre belle montée du jour.

En fait, au début je pensais plutôt m’arrêter avant la montée: je voudrais me trouver une ruine avec un toit pour être au sec demain (puisque la pluie commencera vers 2h cette nuit). Et dans la montée, ce sera un peu le désert.

Mais finalement, je trouve le soleil encore assez haut pour m’attaquer à ce col dès aujourd’hui…et sans imperméables insupportables, la grimpette n’en sera que plus agréable!

Je bourre donc pour arriver en haut avant le crépuscule. Pas trop dure ni longue, cette montée: ~8 km pour 400 m de dénivelé, ça roule, surtout dans ce cadre bien agréable.

D’après ma carte, en haut, il y a une sorte d’ancienne maison de la DDE italienne…qui finalement, n’a plus de toit et est toute naze. Pas envie de m’arrêter là, j’entame donc la descente vers Arbus, en ouvrant bien les yeux pour trouver la ruine de mes rêves. (Phrase bizarre, s’il en est!)

Désespérant devant le peu de constructions et leurs occupations, je me résigne à ne plus chercher qu’un simple spot où Hubba pourra se faire rincer, lorsque…là! En haut de la colline! Ce qui ressemble à la perle rare que je cherche: une maison assez délabrée pour être vide, mais pas assez pour qu’il n’y ait plus de toit.

Le portail n’est pas verrouillé, la porte de la maison vide et poussiéreuse entrouverte. Va bene! Je misère à monter Trekounet jusque là, mais le jeu en vaut la chandelle. Je trouve même une vieille brosse par terre, avec laquelle je peux me dépoussiérer un coin douillet. Me voilà donc au sec pour cette nuit!

Aujourd’hui, 122 km en 6h10, soit 19.7 de moyenne. Avec 1484 m de dénivelé, si jamais ça intéresse quelqu’un. (D’ailleurs si personne n’en a rien à faire des stats, faudrait peut-être me le signaler.)

Demain, toujours cap au nord, avec imperméables cette fois.

Bonne soirée à l’abandon!

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6 commentaires pour Mercredi 26 Janvier 2011: la Sardaigne, c’est joli (Torre Budello > Arbus)

  1. anaîs dit :

    moi j aime bien les stats!!!!;)

  2. Cath dit :

    Tu as une photo de la vieille maison poussiéreuse ?
    Est-ce-que tu t’es fait un petit feu dans la cheminée ?
    et oui, les stats ça m’intéresse !

  3. Cyrille dit :

    Ne change rien, les stats ça me fait rêver…
    Je commente ici car je laisse toujours un post d’avance non lu que je ne lirai que quand tu auras de nouveau donné de tes nouvelles. Chacun sa technique :-))

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