Samedi 29 Janvier 2011: bon, la pluie sarde, ça va, c’est bon maintenant (Cala Griécas > Castelsardo)

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Oui, le troisième jour de pluie, comme prévu par la météo. Enfin j’ai quand même eu droit à quelques sympathiques éclaircies.

Erratum, pour commencer: en fait je campe à la spiagga Poglina, mais bon, c’est un détail.

Comme les derniers jours, je fais la grasse matinée. Sauf que cette fois, quand je me lève, il ne pleut pas! Ouahouh. C’est juste avant que je prenne la route que tombe une bonne grosse averse…heureusement, j’ai pas fini de remballer plus tôt!

En fait, j’ai de la chance, la matinée est relativement sèche, et je peux apprécier l’arrivée à Alghero sans imperméables. Je fais ensuite un petit tour en direction du Capo Caccia. Mais je ne vais pas jusque là: pas envie de faire un demi tour de 20 km juste pour aller se prendre du vent et de la pluie au bout du cap.

En gros, je fais juste un crochet sur la route de Porto Torres, qui est mon objectif de mi-journée. C’est là que je prendrai le traversier pour la Corse mardi prochain: je vais un peu en reconnaissance.

La route jusque là-bas est assez chiante: droite, rien à voir, bref, chiante. Remarque, je suis content de ne pas avoir de montagne à grimper, étant donné le déluge qui durera jusqu’à la fin de ma pause-bouffe dans la ville.

Porto Torres, ville sacrément pas charmante, d’ailleurs. Classique complexe pétrochimique/centrale thermoélectrique, zone industrielle énorme, pour un centre ville pas exceptionnel, en tous cas en ce jour relativement humide.

En plus, la panetteria est fermée: me voilà encore contraint de me taper du pain de supermercato de merde. Je tombe aussi sur des panettone haut de gamme en promo (10€ le kilo, réduits à 5)…je craque, et j’avoue que comparé à celui à 1€50, eh bin c’est pas pareil.

Je m’abrite sous le barnum d’une terrasse de restaurant fermée pour manger. Pas de banc, c’est la misère, me voilà par terre, clochard attitude!

Quand je remballe ma bouffe, bonheur! La pluie cesse et un beau rayon de soleil vient me sécher/réchauffer. Je reprends la route le sourire aux lèvres, en longeant le littoral vers l’est. Je traverse alors de sympathiques pinèdes et dunes, colonisées par maints campings, villages-vacances et autres bazars à touristes.

Évidemment, la pluie se remet bientôt à tomber. Quand y’en a plus, y’en a encore! Dommage, une fois sorti des pinèdes, le littoral serait évidemment bien plus sympathique au soleil.

Ce n’est qu’en montant vers le château de Castelsardo que je remets les imperméables sur le porte-bagages: il ne pleut plus, et la montée est assez méchante. D’ailleurs, une fois la lubrification matinale de ma chaîne rincée par les grosses pluies, le brave organe mécanique souffre le martyr quand j’utilise des rapports pas assez usés. Crouic, crouic…

…Et en haut de la montée, dans le raidillon final devant l’entrée de la forteresse: CRAC. Tous les bruits de frottements non-lubrifiés m’ont caché un bruit qui était essentiel: celui d’un maillon qui se déforme et accroche les dérailleurs. Résultat des courses, la chaîne qui casse à 6 km/h en grosse charge.

Je sais pas comment je m’en suis tiré sans une égratignure. Dans la demi-seconde de chute suivant le bris, j’ai réussi à déclipper les deux pédales, poser le vélo et mes deux pieds par terre. Pfiou!

Me voilà donc en train de virer le maillon faible devant le vieux château. Heureusement il ne repleut pas encore. Cela dit, cette opération reste de loin celle que je n’aime pas. Toujours peur que ça tienne pas. Surtout quand c’est une chaîne qui a plus de 8000 km…

N’osant plus appuyer sur les pédales, je roule nonchalamment pour me trouver un endroit abrité pour la nuit. En sortant de la petite ville, je repère un truc sur une colline…quelques minutes plus tard, je vois que c’est la terrasse d’une maison.

Apparemment, la demeure est inoccupée: volets tous fermés visiblement depuis un moment, crottes d’oiseau sur la porte. Ça m’a tout l’air d’être une maison de vacances.

Mais sur le côté du portail automatique, une ouverture dans la clôture, apparemment pour les chèvres ou moutons (il y a des crottes et des traces)…donc pourquoi pas pour les cyclotouristes? (D’eux, pas de crotte ni de trace…ou pas encore?!)

Me voilà donc installé sur le plancher de cette terrasse, espérant bien sûr que le propriétaire n’ait pas décidé de revenir dans les 15 prochaines heures. (Enfin, j’ai laissé assez de place pour ouvrir la porte, au cas où!) Et espérant aussi que ma chaîne ne me joue pas d’autres tours demain: ce sera dimanche…pas le jour des vélocistes.

Aujourd’hui, 102 km en 4h57, soit 20.5 de moyenne.

Demain, on continue la boucle qui nous ramènera à Porto Torres mardi matin. En espérant que la pluie cesse enfin…

Bonne soirée de squat!

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