Lundi 31 Janvier 2011: soleil sarde…enfin! (SS127 km 56 > Pozzo San Nicola)

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Enfin, une journée de vrai soleil en Sardaigne! Ça fait plaisir…

Malgré le ciel clair de la fin de la nuit (quand je me suis levé, on voyait bien les étoiles), quand le jour se lève…un gros nuage couvre à peu près le monde entier. Ça commence mal.

Je prends la route vers 8h, il fait 3°C. Malgré l’abscence de pluie, je monte les premiers faux-plats tout d’imperméables vêtu, pour me réchauffer. Comment ça, je sais vraiment pas ce que je veux? Rassurez vous, ils finiront bien vite sur le porte-bagages, puis dans les sacoches. Un vrai bonheur que de les ranger!

J’emprunte la route 642, qui court-circuite la 127 jusqu’à Sassari. Large, bel accotement, viaducs, tranchées, faible pente: ça roule. Ou pas: je me traîne moins vite qu’un vieil escargot cul-de-jatte. Manque de motivation malgré le beau temps, frustration de ne pouvoir me mettre en danseuse, que sais-je…

Ce genre de route met pas mal de distance entre le pays et moi: j’ai presque l’impression d’être en bagnole, des fois. Mais je profite quand même des nappes de brouillard qui envahissent les vallées, et se dissipent au fur et à mesure que la matinée progresse, des jolis oiseaux, des ombres, des chants des ruisseaux qui coulent quelques mètres en contrebas. (Enfin, c’est un peu du chant métal, après les déluges de ces derniers jours. Ruisseau Corey Taylor, ruisseau Rob Flynn, ruisseau Reuno de Lofo, ruisseau Mark Hunter. Hum.)

Cette route rapide s’arrête quelques kilomètres avant Sassari, en rejoignant une autre grosse route. Mais celle-là, je n’ai pas envie de la prendre: tunnels, double-voie, bof, très peu pour moi. À moi les petites routes pour les 25 km avant la ville!

Argh. La seule petite route relativement directe est barrée. Pis ça a l’air bien barré: une grosse barrière fait toute la largeur de la chaussée, et est complétée par d’autres petites barrières dans les bas-côtés.

Heureusement, je peux passer Trekounet en-dessous! Quelques centaines de mètres plus loin, je croise quelques ouvriers affairés à leurs travaux…mais ouf, je peux passer.

Je descends donc à travers quelques sympathiques petits villages, jusqu’au fond du canyon où passe la grosse route que je ne veux pas prendre. Une bien belle descente, entre les collines rocheuses, parfois en forme de falaises.

D’ailleurs, les parois du canyon au fond duquel je roule maintenant sont évidemment bien raides. Pour remonter jusque Sassari, j’emprunte donc la Scala di Giocca, une jolie route accrochée à la paroi. Presque 200 m de dénivelé à 7%, un bel enchainement d’épingles…et tout plein de chauffards.

Une fois en haut, j’entre dans la ville de Sassari. Marrante cette ville, elle a l’air en pente. Et grosse surprise: il y a un TRAMWAY! Je sais pas combien il y a d’habitants, mais ça n’a pas l’air gros…bref, j’étais un peu sur le cul en voyant ce joli petit train.

J’achète du pain dans une boulangerie où apparemment la fille croit que « heavy » ça veut dire « léger ». Je suis bien content de voir qu’elle parle anglais, mais bien déçu quand elle ne sait pas ce que veut dire « dense ». Anyway, je sors avec du pain-vent et quelques bons biscuits sardes.

Je prends ensuite un bon bain de soleil, mon premier en Sardaigne. (Putain, mieux vaut tard que jamais!) Le tout en mangeant assis par terre, sur une place piétonne pavée toute neuve.

Ah tiens, un truc que j’ai oublié d’écrire hier me revient en tête. Un peu avant Tempio, je me fais doubler par un break VW gris…mais la voiture ralentit pas mal juste après. Et là, le passager ouvre sa vitre, et me prend en photo avec son iPhone 4! Je souris et fais signe. Ahahah! Me voilà victime de paparazzi. Bref, fin de l’anachronisme.

Je reste un peu à prendre le soleil, avant de reprendre la rue pour trouver un endroit d’où me connecter au net. Tentative dans un hôtel ****, siège du rotary club local: niet. Trop huppé, c’était évident. J’aurais dû marcher dans un étron avant de rentrer pour demander! Monde de merde.

Un peu plus tard, je rentre dans un magasin d’informatique/télécommunications…et le mec veut bien que je squatte sa connection! Je peux même me brancher et m’assoir sur une chaise blanche classe…grazie mille.

Envoi de bazar, récupération de réservation SNCM (merci encore Mam!), et tout et tout. Merci aux gens concernés de leurs messages et commentaires, ça fait vraiment plaisir. Les autres, je vous aime quand même. (Mais moins, évidemment! Ahah.)

Je redescends ensuite vers Porto Torres. Je rejoins la route que j’ai empruntée avant-hier, à travers la pinède. Elle est bien plus plaisante sous ce soleil, vous vous en doutez! C’est aussi le cas de la plage et du littoral à l’est de la ville. En ce lundi, tout le monde est de sortie, alors que samedi, tout était désert. Les Sardes sont donc des tapettes de la météo. (Dixit le mec qui campe dans des ruines à la première goutte de pluie.)

Mort de rire d’ailleurs, j’ai pris en photo un papi en train de pisser, alors qu’il n’arrêtait pas de regarder à droite et gauche pour voir si personne ne venait. Moi j’étais pile derrière, quelques mètres en surplomb. Ça m’a rappelé une fois à New York, quand on a applaudi en voyant un mec finalement réussir son créneau. (Cf. article correspondant sur Rémontréal!). Nota: il pissait face au vent, c’est sûr, des gouttes n’ont pas atteint le sol.

Ravitaillement en eau et en nutella, puis je roule vers Stintino, sur la péninsule au nord-ouest de là. Je pensais aller camper au bout, pour éviter d’aller et revenir sur la même route dans la même journée.

Seulement, une douzaine de bornes après avoir retraversé la zone industrielle de rêve que Porto Torres a la chance d’avoir, je vois sur le bord de la route un spot plutôt pas mal: caché derrière des palmiers et autres arbres, un ancien hôtel-restaurant-pizzeria! Accès libre, tout est ouvert.

Comme il est déjà presque 17h et que j’ai pas envie de bourrer pour arriver au cap avant la nuit…autant la passer ici! C’est fou, vu l’état de la bâtisse, je me demande si elle était pas en activité la saison dernière. Un peu de ménage, et hop, je m’installe tranquillement.

Aujourd’hui, 20 km/h pendant 5h13, soit 104.5 km.

Demain, selon quand je me lève, petit tour, puis retour à Porto Torres pour prendre le bateau pour la Corse! D’ailleurs, comme j’arriverai à 18h à Propriano, qu’a priori il pleuvra et fera nuit, si vous connaissez une bonne ruine là-bas, je suis preneur…

Bonne soirée à l’hôtel!

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2 commentaires pour Lundi 31 Janvier 2011: soleil sarde…enfin! (SS127 km 56 > Pozzo San Nicola)

  1. anais dit :

    plus je te lie, plus j ai envi de voyager !!!! surtt qd tu te retrouves à l’hôtel le soir!!! ;) bonne route et si sur le retour la crème chantilly te fais envi!!! hésites pas!!

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