Dimanche 6 Février 2011: la traversée du désert (Algajola > Brando)

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Aujourd’hui, « petite » journée pour arriver jusqu’à chez mes hôtes corses: les V., amis de mes cousins, que j’avais pas vus depuis un bon moment. D’appréciables retrouvailles!

Je pars sans avoir subi d’agression sanglière. Ouf! Par précaution, j’avais quand même accroché ma bouffe dans un arbre, mis quelques pierres et une bonne branche à côté de la porte de la tente, histoire de pouvoir tenter de me défendre.

En ce dimanche matin, la route nationale qui me mène au désert des Agriates, que je traverse aujourd’hui, est assez déserte. (C’est le cas de le dire, ahah.). Je profite donc de la large bande d’asphalte, sous un soleil timide: de gros nuages gris pointent le bout de leur nez, mais semblent s’arrêter à la petite barre de montagnes que je vais franchir.

Ouai, premier col de la journée, un peu plus de 300 mètres d’altitude, relax. C’est marrant, une fois en haut, le temps est gris, alors que le ciel était dégagé un peu plus bas. Enfin, le paysage maquisard est quand même bien appréciable.

Dimanche, jour des cyclistes! Je croise plusieurs pelotons qui semblent s’entraîner sur la petite route. Instant mythique quand je croise un groupe un peu gros, et que plutôt de faire plusieurs signes et saluts, je fais un signe sans bouger pendant toute la durée du croisement, et dis « salutsalutsalutsalutsalutsalut… ». Un rien m’amuse, vous l’aurez compris!

Quand personne ne peut m’entendre, aujourd’hui, c’est Parabellum et les Shériff que je chantonne. « Dis Papa, comment tu f’sais, pour monter à l’assaut-oh […] parce que moi quand il pleut, j’hésite déjà à sorti-ir, sous ces gros nuages bleus, j’préfère rester dormir… », etc, etc.

En descendant vers Saint Florent, je rencontre H. et C., deux rouleurs. H. vient de crever. Je m’arrête pour voir si tout va bien, et on jase pendant quelques minutes, de vélo, évidemment, en plus de la discussion relativement habituelle « d’où on vient, où on va ». Sympathiques les mecs! D’ailleurs, si vous lisez ces lignes, j’espère que vous êtes arrivés à bon port sans autre attaque de caillou!

Après être redescendu au niveau de la mer, il est temps de remonter de plus belle, direction le col de San Stefano (368 m). Encore une petite côte sympathique, pas très longue ni trop pentue. Et en haut, un rond-point tout neuf, au milieu duquel je me pose pour un petit pique-nique ensoleillé.

La descente est bien agréable: je passe par le défilé de Lancone. La route est accrochée à la falaise, étroite, sinueuse, vraiment trippante. Une bien belle manière d’atteindre l’agglomération bastiaise!

Bon, par contre, en bas, je dois me taper quelques bornes de double-voie. Heureusement, il n’y a pas trop de trafic, mais je me fais quand même klaxonner. Certains n’ont pas compris que je n’ai pas le choix: il n’y a pas d’autre fucking route!

Je traverse Bastia, en passant par le port où j’espère réserver mon billet de bateau pour demain soir. Mais la madame de Corsica Ferries est occupée à gérer l’embarquement du présent bateau et me dit de repasser demain. Pour la peine, je choisirai une autre compagnie: Moby Lines. (Bon en fait c’est parce que c’était 500 g de chocolat moins cher que je l’ai choisie, mais bon.)

Quelques kilomètres après la sortie de Bastia, je me paye une jolie montée-détour avant d’atteindre la super maison des V., à Brando. Salut C., salut A.! Ah, bin ça fait plaisir, tiens. Je suis accueilli comme un prince: coca, douche, lessive, chambre à moi, et tout et tout. MERCI!

Je booke mon billet de bateau et checke quelques affaires sur le net, avant de jaser devant le petit écran. Truc de fous, l’histoire de cet Américain, qui coincé 127 heures au fond d’une crevasse dans le désert, le poignet écrasé par un rocher, en est venu à s’amputer le bras pour survivre…ah, la télé, c’est formidable. On retrouve ensuite A. et J. pour un bon repas, miam, le sanglier corse! Merci encore les V.!

Quelques demi-heures de jasette plus tard, me voilà en train de profiter d’un vrai clavier pour vous écrire ce modeste article.

Aujourd’hui, 20.7 de moyenne pendant 4h41, soit 97 km. Avec 1328 m de dénivelé!

Demain, le tour du Cap Corse!

Bonne nuit tout confort!

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7 commentaires pour Dimanche 6 Février 2011: la traversée du désert (Algajola > Brando)

  1. Justine dit :

    Et voilà, je voulais regarder 127h, pis je savais pas qu’il s’amputait le bras. Merci Rémi, merci…Ah une question, les gens que tu rencontres, leur donnes-tu une carte de « visite » avec ton blog ou tu le dis comme ça en espérant qu’ils l’aient retenu en rentrant à maison ???

    >.<

  2. bouderlique dit :

    Ca sent la fin des aventures. Dommage.Tu ne peux pas rester tout le temps à faire Stevenson. Beau reportage photo sous le soleil. Etonnant que les sangliers ne t’ont pas trouvé…Bonne traversée.

  3. Cath dit :

    bah tu connais mieux la Corse que nous maintenant !

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