Ich bin ein Berliner.

Ces derniers lundi et mardi, comme vous le savez peut-être, j’étais à Berlin. But du voyage: rencontrer B.T., ce petit fabricant de trains. Vous vous doutez bien que je n’y suis pas allé sur mon vélo, puisque ma monture n’est toujours pas prête. Non, c’est un vélo à assistance fossile, qui vole et monte à 900 km/h, qui m’a emmené. B.T., compagnie cool, a bien voulu me prendre un billet qui rentrait deux jours plus tard que prévu, soit jeudi soir. Merci B.T.! Allez, on décolle.

J’ai commencé par me rendre « businessly correct », à savoir, me raser la barbe et me préparer psychologiquement à mettre une chemise.

Parti de bon matin de chez mes cousins parisiens (merci les B.!), je suis aussi à l’aise dans mon costard qu’un chat qui vient de tomber dans la baignoire. Direction Orly dans le RER bondé de l’heure de pointe: que du bonheur.

Rien à signaler, le voyage se déroule sans encombre: un peu avant 11h, je fais connaissance avec F., C. et A., d’autres candidats rencontrés à l’aéroport. Le chauffeur de la navette a transcrit nos noms en son propre dialecte hiéroglyphique sur son petit papier.

Un peu plus tard, on va bouffer chinois, en allemand dans le texte, après avoir déposé nos affaires à l’hôtel. Puis on va retrouver les autres candidats à l’usine de B.T., à quinze minutes de marche de là. C’est trop fort, sur les douze candidats, huit sont francophones! M’est avis qu’un des managers de l’entreprise est un souverainiste québécois qui veut que l’entreprise soit le plus francophone possible. Peut-être étofferai-je un jour cette théorie.

La visite était vraiment cool, c’est assez fascinant de voir comment c’est fait, un train. On est ensuite allés se prendre une petite bière en terrasse, tous ensemble, en gang de candidats. Le temps était magnifique, pas un nuage…un temps à être en cuissard plutôt qu’en costard, si vous voulez mon avis.

Bref, retour à l’hôtel, puis on a eu droit à quelques présentations relax (où on a aussi joué avec un petit train en bois, c’était rigolo), et à un repas-échange avec les pros. Pas mal, mais pas mal artificiel aussi. Pfiou, il commence à se faire tard, hop, tout le monde au lit, demain, les choses sérieuses commencent…

J’ai franchement pas très bien dormi, et pas très longtemps, en plus. C’est un peu en vrac que la journée d’entretien commence. En plus, je me tape un croissant au pâté au déjeuner. Fail.

La première épreuve, un entretien de 1h30, s’est pas mal passée. Par contre, le reste, on oublie. Je serai pas embauché, dommage, mais c’était une bonne expérience quand même.

Une fois dans le train qui m’emmène en centre-ville à la fin de la journée, je tombe le pantalon en synthétique relativement insupportable, et fais péter un confortable pantacourt. Normal!

Après une bière avec quelques collègues d’entretien (oui, encore, je suis pas venu en Allemagne pour rien, que je sache), je marche dans la ville, direction une auberge de jeunesse recommandée par A., candidate qui, elle, a passé quelques jours à Berlin avant l’entretien.

Au détour d’une rue, je tombe sur une voiture qui roule…à la bière. Des gens qui pédalent, joyeusement, en picolant, et en criant dans la rue. Trop fort!

Non, je ne me suis pas perdu en route. J’arrive finalement à l’auberge, claqué. Quelques sardines, et au lit, avec une bonne nouvelle dans la tête: mon nouveau cadre est en route vers la France!

Encore une fois, du mal à dormir. Des rêves d’entretiens et autres exercices…un peu bizarre. Mais je me réveille reposé quand même. C’est parti pour une journée de balade dans Berlin, et il fait beau!

Le vélo loué à l’auberge est un peu un tas de boue. Une seule vitesse, trop courte, une maniabilité indigne de ce nom, une position de papi dans son fauteuil, des pneus superlarges, un freinage à rétropédalage insupportable, bref, la misère. Mais ça roule, c’est le principal!

Berlin est vraiment une belle ville. Tout est vert, il y a des vélos partout, l’architecture semble bien plus riche que n’importe où ailleurs. Il y a des tonnes de trams, de trains, j’adore. L’urbanisation semble ici vivable et peu dense.

On sent aussi le passé, au détour des restes du Mur, de la Brandenburger Tor, du Reichstag, et tout et tout. D’ailleurs, je prends un temps assez conséquent pour lire en intégralité l’expo « Topographie des Terrors », qui retrace l’histoire de la ville entre 1930 et la chute du Mur. Je prends aussi un coup de soleil, au passage.

Bref, franchement, si vous avez l’occasion de visiter Berlin, n’hésitez pas, ça vaut le coup!

Le soir, je suis encore une fois bien mort, les huit heures de vélo sous le soleil m’ont bien fatigué. Une bonne nuit de sommeil, et je remets ça le lendemain, sauf que je rentre bien plus tôt, histoire d’avoir de l’avance pour aller à l’aéroport. J’en avais un peu trop, d’ailleurs: j’arrive à là-bas deux heures avant le décollage. Accessoirement, j’oublie de mettre mon Opinel dans mon bagage enregistré, et dois encore une fois l’envoyer par la poste. Boulet!

Alors que l’avion est en bout de piste, un gros orage est de la partie. On attend quelques minutes, puis le pilote dit un truc du genre « bon, bah ça s’est à peu près calmé, on va y aller, ça devrait passer ». Vachement rassurant.

Bref, tout s’est bien passé, et quelques heures après, mon pote P. m’accueillait chez lui, avec sa vue sympathique sur le port de plaisance de Paris. Merci P.!

De retour en Picardie, je devrais si tout va bien réceptionner demain mon nouveau cadre, qui donnera ensuite lieu à la naissance d’une nouvelle monture prête à de nouvelles aventures. Alleluia…enfin, ne crions pas victoire trop vite non plus.

Bonne nuit d’attente!

Publicités
Cet article, publié dans Français, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

8 commentaires pour Ich bin ein Berliner.

  1. fa dit :

    C’est sûr qu’on a du mal à te reconnaître dans ton costume!!
    Se sentir à l’aise dans ses pompes ça aide pour se faire embaucher… alors ce n’est que partie remise! Bravo pour ton petit voyage à cette occasion!

  2. S.A.C. dit :

    ahaha vraiment super cet article; la ptite vidéo du rasage m’a bien fait poiler aussi (hohoho) ^^

  3. Cath dit :

    C’est vrai, cette vidéo n’était pas du tout rasoir !

  4. GOUJON dit :

    Eh eh merci pour la carte :-) je voulais te remercier via face mais ya un bugue je pense! je te suis …de loin. en tout cas merci, c’était un jour sans ca ma filé un pti smile!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s