Vendredi 20 Mai 2011: le pas-plat pays (Soumoy > Saint-Hubert)

image

image

image

image

image

image

image

image

La Belgique, c’est définitivement pas plat: aujourd’hui, 1038 m de  dénivelé sur 102.7 km, le tout en 4h48, soit 21.3 de moyenne.

Comme dit je ne sais plus quel personnage de bédé (une bière belge à qui trouve!), « bordel, j’en ai chié ». J’ai perdu les jambes que j’avais en Corse, je sais pas, mais franchement j’ai un peu souffert.

La journée commence mal: à peine sur la route, je me prends une bonne grosse averse. Allez, je fais péter mes imper-pas-respirants, et c’est parti pour une vingtaine de bornes sous la pluie. Ça tombe bien, aujourd’hui j’ai pas envie de mettre de la crème solaire.

Comme en plus de ça, je me trompe de route, je finis sur une bonne grosse nationale, histoire de rattraper le temps perdu. Enfin ça va, y’a pas trop de trafic.

Première côte à 9% de la journée. Heureusement, la pluie a cessé…mais j’en fais quand même trois quarts en imperméables, histoire de se rappeler comment c’est chiant et on veut éviter ça. (Non, en vrai, y’avait pas d’endroit décent où s’arrêter pour remettre ces fringues à leur place préférée: sur le porte-bagages.)

Elle est pas désagréable, cette grosse route. Elle est bordée d’arbres, voire de forêts, pas trop passante ni monotone, ça va, je trippe.

Quelques kilomètres plus loin, hein, que vois-je?! Un panneau « France ». Bin zut alors, je me suis encore trompé de chemin? Ah non, en effet, un petit bout d’Ardennes pénètre la Belgique, et au bout du bout…une centrale nucléaire. Normal. Est-ce de mauvaise foi que de penser que le lobby nucléaire français, quand il a cherché à placer la centrale, s’est dit « Ah, check, là! Un bout de France entouré de Belgique…parfait! Si ça pète, c’est les Belges qui ramassent! Putain, on est trop forts, les mecs. » (Note: le Cotentin est, lui, entouré de mer. Le Cotentin est parmi les régions les plus nucléarisées au monde, si ce n’est la région la plus…vous m’avez compris.)

Bref, accessoirement, dans cette péninsule française baignant dans une mer de Belgique, y’a aussi un petit bled appelé Givet. Alors, j’y suis allé. Il y avait là un marché, ça sentait bon les fraises, alors j’en ai profité.

Pause-bouffe et internet rapide, puis je retourne en Belgique. Je pensais prendre maintenant des petites routes, mais la grosse roulait bien, et était pas désagréable malgré quelques chauffards, alors j’ai continué jusqu’au village de Wellin, à environ 30 km de Givet.

Alors, je sais pas si je mange pas assez ou quoi, mais là, je me suis retrouvé pas mal faible, alors que la route était pas très très physique, malgré une petite brise de face. Hop, pause goûter-fraises.

Ça n’a pas suffi à me rassasier jusqu’à la fin de l’étape du jour: une douzaine de kilomètres plus loin, je mangeais une vraie côte. Pas raide, pourtant, pas très longue non plus: genre 8 km entre 3 et 5%. De la rigolade à côté de bien des cols que j’ai franchis au guidon de Trekounet, mais là, ouah, le soleil et le manque d’entraînement et de glucose me terrassent, je suis obligé de faire une pause dattes-raisins secs en pleine ascension. Quelle honte!

Bon, j’ai quand même survécu, à 10 km/h sur un petit braquet et en gardant à l’esrit que tout ce qui monte finit par redescendre, on s’en sort.

Je descends ensuite un peu pour atteindre la ville de Saint-Hubert, où je m’achète une bouteille de jus d’orange. Ça semble pas intéressant, mais en fait si: la personne qui me dit pourquoi j’ai acheté ça gagne un point.

Ah, une belle grosse fontaine! Trop bien. Je me rince (ouai, je suis sacrément salé, avec ces côtes sous le soleil), et remplis mon outre. J’ai dû grimper sur la fontaine pour ça, ça devait être rigolo à voir. Elle est bien fraîche, c’est agréable!

En sortant de Saint-Hubert, je mets le cap sur Bastogne. Gee, ça monte encore…ah bah oui: je finis par arriver à un col à 525 m, quand même pas mal pour le plat-mais-en-fait-non-pays. Y’a même des pistes de ski de fond, alors hein, « le plat pays », faut arrêter la drogue, oui.

Bon, je suis mort, l’effet des dattes se dissipe. Ça tombe bien, un chemin part vers la forêt. Je trouve ici un spot vraiment pas pire, il y a un peu de soleil, les oiseaux chantent, c’est cool. J’ai même été accueilli par une biche.

Argh, panique à bord, il se met à pleuvoir! Ah, non, en fait c’est une blague: dès que je sors la tente en pensant l’installer en vitesse, ça s’arrête. Même si c’est la sécheresse, je vais pas m’en plaindre…

Allez, je m’en vais faire du riz au thon.

Bonne soirée dans les bous!

Publicités
Cet article, publié dans Français, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Vendredi 20 Mai 2011: le pas-plat pays (Soumoy > Saint-Hubert)

  1. Cath dit :

    la grosse blague, vendredi 19 mai, le plat pays collé entre le 2 et le 3 février…en Corse !
    n’y a que les abonnés qui liront tes aventures belges, les autres auront un trou entre jeudi et samedi !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s