Lundi 13 Juin 2011: y vente en Eesti (Papsaare > Koiguste)

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(Dans les oreilles: Iron Maiden, « The Final Frontier ». El Doradoooo!)

Une journée de bataille, mais une bonne journée pareil, qui se termine probablement au spot le plus sympathique depuis que Tornado roule.

Je suis réveillé cette nuit vers 4h. Il fait jour, bien sûr. Hum, il fait gris, et j’entends le tonnerre. Je sors pour accrocher la deuxième moitié du toit de la tente…mais finalement, pas de pluie!

Un peu après 6h, le camping est supercalme. Je déjeune sur le muret séparant la plage des tentes, plutôt sympa comme endroit. Une bonne heure plus tard, la douche (seule douche du camping…même s’il est pas gros, tu m’étonnes qu’il y avait plus d’eau chaude hier soir!) est accessible. Pfiou, ça fait du bien d’être propre, même si j’étais pas si sale que ça.

Je suis miné et manque grandement de motivation en prenant la route. Le vent de face est partiellement responsable. Je suis bon pour batailler toute la journée!

Il fait pas mal gris, et plutôt frais. Ça faisait un moment que je m’étais pas dit « pédale, ça te réchauffera »…et ça fait du bien.

Je roule un peu sur la route 60, avant de tourner à gauche vers Virtsu, où je vais prendre le traversier vers l’île de Saaremaa. Et sur la petite route secondaire, je crois que je suis passé sur une sorte de piste d’aterrissage d’urgence, ou un truc du genre. Il devait y avoir la place pour six voies au total, sur quelques kilomètres de long. Jamais vu ça! À la fin de cette section XL, le panneau « attention, la route devient plus étroite » prend tout son sens!

Quelques kilomètres plus loin, l’asphalte est très rugueuse, avec des gravillons…ce qui devait arriver arriva: une crevaison! La première de mon Bontrager Race Lite Hard Case arrière, après environ 2400 km depuis le Nürburgring. Pas si mal! Allez, je répare, et repars.

Le vent est méchant, mais j’ai connu bien pire. (Remember « la claque du Ventoux »). Comme aux îles de la Madeleine, je maintiens tant bien que mal une vitesse de croisière supérieure à 20 à l’heure.

Quelques kilomètres avant Virtsu, on voit la mer! Ah, ça fait plaisir, après toute cette forêt et ces cultures. Et elle est très belle, surtout quand elle est bordée de turbines Enercon et que le soleil est de retour. Franchement, elles sont superbes, ces éoliennes. Techniquement et esthétiquement. Je trippe!

Je file au comptoir des billets pour la traversée: j’ai vu de loin un bateau à quai, et n’ai pas envie qu’il parte sans moi. Ouf, j’ai une petite demi-heure avant le départ! Je prends mon billet: 3€20. Ça va, c’est honnête je pense, pour une demi-heure de traversée vers une île pas si grande.

Je ravitaille dans la petite épicerie du coin avant le départ. J’avais plus grand chose à bouffer pour ce midi…ça s’imposait donc, afin de profiter du temps passé sur le bateau pour manger un morceau.

Je suis le dernier conducteur à rejoindre son véhicule: j’ai pris trop de temps pour manger! Ayant mal négocié la descente, je dois attendre que tous les véhicules qui attendaient sur le quai soient chargés pour pouvoir reprendre la route.

Toujours le vent dans le nez, je suis maintenant la grosse route 10. C’est pas plus mal d’être sorti « en retard » du bateau: la route est déserte. Hum, la bonne tartine de bitume!

Éole fait son possible pour me ralentir. J’ai les mains sur le bas du guidon, comme si je descendais un col, sauf qu’en fait je suis à 20 km/h et appuie fort sur les pédales. Une rafale plus forte, et je me mets en danseuse, plié à 90 degrés pour être un tant soit peu plus aérodynamique. Y’a des jours où le vélo couché aurait du bon. Ou pas, un vrai truc de feignants, ça, faire du vélo allongé. Ou un truc d’accros de la performance…il me semble que le record de vitesse sur une telle machine est dans les 120 km/h!

Cette île me semble bien agréable, surtout maintenant que le beau temps est installé. Le paysage ressemble un peu à celui du continent, mais on sent un peu plus l’influence marine. Il y a moins de forêt…

En fait, j’ai pas débarqué sur Saaremaa, mais sur Muhu, qui est bien plus petite. Les deux îles sont reliées par une super digue de quelques kilomètres de long. Assez impressionnant, de rouler entouré d’eau, avec un gros vent de côté qui donne l’impression de tourner en allant tout droit.

Au bout de cette digue, je m’arrête à Orisaare, où je ravitaille en eau avant de partir pour mes dernières dizaines de kilomètres de la journée. La petite route est vraiment sympathique. Très peu de trafic, super asphalte. Pas monotone, quelques petits bleds, de la forêt, des prés. Un joli coin.

J’avais repéré sur la carte un endroit où la route passe plus près de la côte, pour espérer camper au bord de l’eau. Je prends là une petite route en gravel, mais praticable. Un panneau indique qu’un petit port se trouve à 3.5 km: il doit y avoir la mer, là-bas!

Je roule jusqu’au bout de la route et arrive audit port. En fait, c’est abandonné, y’a plus de bateau, et juste une barrière pour dire de pas aller là. L’endroit est superbe. Entouré d’eau, une bonne grosse jetée balayée par le vent. Au bout, quelques bâtiments abandonnés pour m’abriter. Quelques oiseaux marins non-identifiés, mais jolis comme tout. Les seuls bruits sont leurs gazouillis, leurs « ploufs » de pêche et le vent. Vraiment, un super spot. Il fait frais. Aucun moustique. Personne à l’horizon. J’adore! Bon, peut-être que demain matin, quand je ne serai plus à l’ombre des ruines, je tripperai moins. Mais présentement, je suis bien content de m’être tapé un peu de gravel…

Aujourd’hui, 116.7 km à 21 de moyenne, soit 5h33 de selle.

Bon, je vais faire les pâtes.

Bonne super-soirée!

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2 commentaires pour Lundi 13 Juin 2011: y vente en Eesti (Papsaare > Koiguste)

  1. bouderlique dit :

    Coincidence heureuse: Cette semaine sur Arte, à 20h, on regarde une série documentaire sur les « côtes de la mer Baltique ». On a repéré le lieu où tu as dormi (sur la carte, pas dans le documentaire). Un lieu bien isolé apparement. T’as péché des crabes? Bonne suite de route.

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