Jeudi 23 Juin 2011: insérer ici un autre titre que « soleil finlandais » (Vasankari > Varjakka)

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(Dans les oreilles: Iron Maiden, « Flight 666 OST ». Aces hiiigh!)

Une journée presque sèche. 138.2 km en 5h48, soit 23.8 de moyenne. Notons que j’ai aujourd’hui dépassé le 4000ème kilomètre depuis Montbrehain.

Je suis réveillé dans une relative fraîcheur, et par une plus forte luminosité qu’hier soir…et ouai, il fait beau!

L’armée de l’air attaque en masse, ce matin. Je me demande comment c’est possible qu’on n’ait pas pensé à éradiquer les moustiques avant d’aller sur la Lune. Franchement, ça aurait pas été plus utile? Je me suis même fait piquer en déféquant, ces saloperies n’ont vraiment aucun respect.

C’est un vrai plaisir de prendre la route en devant mettre les lunettes de soleil plutôt que les imperméables! Bon, le ciel n’est pas tout bleu non plus, faut pas trop en demander…mais les nuages sont clairsemés et pas menaçants, donc c’est cool.

Je reprends la monotone route 8 jusque Raahe, où je tombe sur une poubelle pas mal. Je ramasse un kilo et demi de pain périmé de la veille, et un paquet de huit beignets, bien gras et sucrés et plein de Exxx, avec xxx compris entre 1 et 999. Il y avait aussi plein plein d’oeufs, mais j’en ai encore d’hier, et je me suis fait virer à peu près en les découvrant.

Je demande à un hotel si je peux squatter leur connexion: ouai, pas de problème! Sympa. Je passe aussi à la poste, où les cartes postales sont toujours aussi chères, 1€ minimum…ahahahahahahahahah la bonne blague.

Je me paume en sortant du bled, au point de sortir le GPS. Perdu pas mal de temps avec ça: je laisse tomber l’idée d’être à Oulu en début d’après-midi. Après avoir enfin retrouvé mon chemin, me voilà sur la route 813. C’est une route secondaire, ça fait un gros détour par rapport à la 8, mais j’étais tanné des gros culs, de l’accotement misérable, etc. Et en plus, la section qui allait suivre semblait particulièrement chiante: toute droite, forêt-forêt, peu de bleds. À l’américaine!

Remarque, la 813 est un peu monotone aussi, mais il y a moins de trafic, et quand même un peu plus de villages et de virages.

Je m’arrête une vingtaine de bornes après Raahe pour manger, après 75 km depuis ce matin. Ça va devenir mon nouveau standard? En tous cas, il y a plein de mouches et quelques moustiques…rha, je vais pas traîner.

Ce midi, les seuls trucs que je bouffe qui ne viennent pas de la poubelle sont du chocolat, du concentré de tomates et de la pâte de crabe en tube bizarre. Tout le reste (pain, carotte, tomate, oeuf, beignets), c’était dans les ordures d’épicerie. « Le pain moisi contient de très bonnes bactéries », comme dans « J’suis Sale », des Fatals Picards. Sauf qu’il est pas moisi, mon pain!

Alors que je mange, une petite madame et sa gamine viennent me causer. Elles ont un cottage pas loin pour l’été, mais habitent sinon 200 km plus au sud. Sympa, elle m’offre le sauna dans sa maison! Et là…je sais pas ce qui m’a pris, j’ai super-craqué, j’ai refusé, disant que j’avais encore de la route. ******, le ***! Vraiment stupide, ******, la Finlande pour un premier sauna, ça aurait été pas pire. Bref. C’est peut-être que juste avant, elle m’a demandé où j’allais, et que je me suis dit alors que la route était encore longue.

J’ai trop bouffé! À pas payer la bouffe, je me fais (encore plus) péter la panse. Et puis, c’est périmé, vite, faut le manger!

Je reprends donc la route au rythme « obèse sur un vélo de spinning ». Lentement mais sûrement. Le problème, c’est quand le vent se lève, et contre moi…allez, un petit effort.

Un peu avant 16h, je suis à Liminka, à moins de 20 km d’Oulu. Dilemme: soit je continue jusqu’à la ville, et la vois vraiment vite avant d’aller camper un peu plus loin, soit je campe avant, et peux y prendre un peu plus de temps demain matin.

Ayant envie de prendre un peu mon temps à Oulu, je me dirige vers une petite péninsule repérée sur la carte, de l’autre côté de la baie sur laquelle donne la ville, pour camper. Je m’engage dans un petit chemin, prends quelques photos de la mer…et il se met à pleuvoir. Une pluie venue de nulle part, un vrai cheveu sur la soupe. Et puis c’est de la vraie pluie, pas de la petite bruine de *****.

Quelques centaines de mètres plus loin, la pluie se change en grosse drache…juste quand j’arrive à une école, dans la cour de laquelle il y a un petit abri. Ouf, je laisse passer l’averse abrité par ce toit providentiel. J’hésite à camper là, puis finalement, je me dis que même si ça semble être (déjà) les vacances, c’est bof.

Je roule ensuite jusqu’à un petit port. L’endroit est assez cool, il y a même un petit coin d’herbe avec une table de pique-nique. C’est assez fréquenté, il y a des moustiques…mais je trouve ça cool quand même, camper tout près des petits bateaux. Comme aux îles de la Madeleine, au bout de la route 199! Avec un temps un peu meilleur, quand même.

Demain, Oulu, et toujours cap au nord…

Bonne soirée portuaire!

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9 commentaires pour Jeudi 23 Juin 2011: insérer ici un autre titre que « soleil finlandais » (Vasankari > Varjakka)

  1. bouderlique dit :

    Aprés ton tour des poubelles de l’Europe du Nord, tu pouras postuler chez Véolia environnement.D

  2. Cath dit :

    ouhlà, on va avoir droit tous les jours à ce que tu trouves au rebut ! Non ! Pitié !
    J’aime beaucoup les ciels immenses, et les maisons rouges.
    J’aime aussi les ***** dans le texte !
    Quant au sauna refusé, là, oui effectivement c’est dommage !
    Et quand quelqu’un t’invite, mets-toi à sa place si tu dis non, il (ou elle) est un peu déçu !

  3. Cath dit :

    Bé…Roule, Dick (Anagramme homophonique de…)! ou Eugène le transmetteur d’ (rapport à « il a de qui tenir »…)
    Conteneurs de tous les pays, videz-vous! Et surtout ne vous remplissez pas! Pays développé la Finlande? à voir ou à sentir dans l’arrière boutique… Tant qu’un peuple enfouira pèle-mêle ses effluents quels qu’ils soient pour « faire propre » sans chercher à remettre les éléments constituants vers un devenir logique, il ne sera pas épanoui. Au Japon, un patelin a 35 récipients en apport volontaire pour ses rebuts… Non, le ne sais pas où ils rangent la radio-activité qu’on leur a distribué… A Prades, la biocoop dispose à l’entrée du magasin toutes les denrées limites de péremption… C’est anti-commercial mais c’est gentil comme air social. Alors quand d’aucuns allusionnent que cette pratique de regarder dans le dernier rayon du magasin est « particulière », que nenni! Elle est fondamentale pour tout être censé qui sait séparer le bon grain de l’ivraie sans vergogne quant à la médiocre qualité du présentoir et de la façon dont c’est disposé. Dites-le vous, commentateurs connus et inconnus! Enragerai-je?
    A propos des lecteurs assidus et discrets, j’en connais, osez commenter! Le bagage du voyageur ne sera pas plus lourd, et il vous emmènera volontiers dans ses pensées au long du chemin…
    Très bien la vue d’en haut du cycliste manchot! Chapeau! Il ne faut pas l’être pour randonner ainsi; mais, c’est marrant, il a le même équipement que toi!
    Comprend qui peut: puis-je demander à « tige filetée dans bâti plus écrou » d’ajuster son orthographe, onnépasurfSbouc ici!

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