Dimanche 26 Juin 2011: roule, ma poule (Påläng > Jävre)

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(Dans les oreilles: The Offspring, « Splinter ». J’aime bien et j’assume.)

Jolie journée. Du sport, du beau et mauvais temps (oui Maman, tu vas encore avoir droit à la météo. Il y a des photos de maisons et la description de la Suède sur Wikipédia…), une rencontre. 150.6 km en 5h53, soit 25.6 km/h de moyenne.

Je suis réveillé par de la belle lumière sur la tente…ça alors, il va faire beau? Je mets le nez dehors et vois qu’en fait, il fait supergris, mais le seul rayon de soleil disponible est tombé sur la tente. La lumière divine?

Bizarrement, il n’y a presque pas de moustiques ce matin. Je fantasme sur une apocalypse moustiquaire. (Oui, je parle encore de moustiques. Maman, tu peux aussi ne pas lire ce blog si t’es jamais contente, et aller voir le site de P.S., que j’avais oublié de linker, à la place. :D) Je déjeûne donc sur les marches de la maison inoccupée, admirant les nuages, plutôt que cloîtré dans Hubba, admirant comment je mets des miettes partout. (Et non, j’ai pas mon ramasse-manger…comprendra qui peut, héhé!)

Allez, on roule! Après une quinzaine de bornes de petite route, me voilà sur la E4, chaussée bien large à 2+1 ou 2+2 voies, ou 1+1 énormes voies, selon l’endroit. Un panneau indique que Luleå, le prochain bourg, est à 55 km. Je me lance alors un petit défi…les parcourir en moins de deux heures. Hue, Tornado!

Il n’y a pas de vent. Je cravache, mais pas trop: faut tenir la distance. Je maintiens le 30 de croisière. Ça roule bien, les faux-plats se montent en prenant Tornado pour un fixie à gros braquet. Allez les cuisses, on appuie, feignasses!

Argh! Quelques kilomètres avant Luleå, la route devient interdite aux vélos…je change donc le défi « Luleå en moins de deux heures », gagné à ce stade vue l’avance prise sur les 45 (ou plus) kilomètres en « la plus grosse distance sur les deux premières heures ». Et finalement, c’est 58 km pile que j’ai roulés…soit 29 de moyenne. Je suis assez content de ma connerie! :) (Et si on zappe les premiers kilomètres de petite route, ça monte à 29.6…objectif 30, un jour?)

Bref, désolé pour cet instant relativement geek cycliste. Faut dire que la route est relativement monotone: beaucoup de forêt, quelques lacs/rivières, quelques bleds. Ah si, bris de monotonie: un camping-car avec une plaque française arrêté pour la nuit sur un parking. (Super spot pour camper.) J’ai pas osé aller les réveiller en ce dimanche matin, malgré la plaque 59. Remarque, ça aurait été marrant, le retour de l’ami Ricorée cyclocampeur.

Arrivé à Luleå, il y a un macdo, je suis sauvé! Avouons que leurs hotspots gratuits sont bien pratiques pour se connecter. Ah tiens, on a changé d’heure…me revoilà à l’heure de Paris: cette journée sera donc une heure plus longue pour moi. Pas de quoi se plaindre!

Petit tour en ville, le bourg semble sympathique avec ses voies piétonnes et sa petite gare. Par contre, et c’est valable pour toutes les épiceries vues aujourd’hui, c’est super-aseptisé. Pas une benne à ordures à l’horizon. Je vais manger quoi, moi? :D

Je quitte l’agglomération par un joli pont levant. Et quelques kilomètres plus loin, c’est le drame…il se met à pleuvoir. Pleuvoir pour de vrai, bien fort et tout. Je prends des grosses douches à chaque dépassement, j’adore.

Moi qui pensais m’arrêter dans un coin peinard pour manger…alors qu’hier je prenais un bain de soleil en me nourissant, aujourd’hui, j’ai atterri dans un abribus dont la pluie fait résoner les tôles, vêtu de mes imperméables complètement rincés. Le tout en recevant des textos me souhaitant d’être au sec (merci!). Il faut de tout pour apprécier les bonnes choses.

La pluie finit par cesser un peu avant que je ne reprenne la route. Mais la tout est trempé et il fait pas mal frais: je garde mes agréables imperméables sur le dos.

Plus j’avance vers Piteå, l’autre bourg traversé aujourd’hui, plus le temps s’améliore. Il commence même à y avoir du ciel bleu, trop bien!

Une fois de plus, la route se change en autoroute, et est donc interdite aux vélos, quelques kilomètres avant la ville. Un itinéraire cyclable est suggéré, allez, je le suis…et quelques kilomètres plus loin, je croise un cyclotouriste! R. est allemand, parti il y a un mois, il va jusqu’au cap Nord, puis redescend par la Finlande et les pays baltes. Il est super-équipé, Ortlieb, Rolhoff, Magura, Tubus, tout le must! On jase de nos voyages, des moustiques et de la météo. OUI ce sont des sujets importants. Allez, salut R., bonne route!

Me voilà à Piteå, sympathique petite ville apparemment. Semblable à Luleå, en fait. Je ravitaille en eau et ne m’éternise pas trop, il fait maintenant super beau, avec plus de ciel bleu que de nuages: du jamais vu depuis un moment! Autant en profiter un peu. Je roule donc jusque Jävre. Tanné de la grosse route E4, dès que le quota du jour (150 km) est atteint, je prends une petite route qui descend jusqu’à un petit embarcadère, apparemment utilisé par des gens qui ont des maisons sur les îles toutes proches.

Une fois n’est pas coutume, je demande à des gens si je peux camper là…pas de problème! Merci bien, les copains.

Me voilà donc installé entre la mer et le parking de l’endroit, rempli de toutes les autos des gens qui prennent leur bateau pour rejoindre leur île. Il y a un peu de trafic, mais c’est un sympathique endroit.

Hop, je crève de faim, donc j’arrête là.

Bonne soirée à l’embarcadère!

Edit: je me rends compte que ce blog est assez monotone et peu intéressant, surtout en ce moment. Peut-être que l’inspiration/la motivation d’écrire reviendront…en attendant, merci de votre fidélité.

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13 commentaires pour Dimanche 26 Juin 2011: roule, ma poule (Påläng > Jävre)

  1. GOUJON dit :

    Pour moi il n’est pas monotome, il est ma pause journalière et je prend beaucoup de plaisir :-)

  2. Brançois Fouder dit :

    Les longs rubans des routes n’entrainent pas les tourments de la déroute mais forment le turban qui s’enroule autour de nos pensées voyageuse… météo, vélo, dodo, remplir le ventre pour manger le chemin, constantes occupations mais pas monotones. Sûr que les rencontres des mobiles ou des terriens du lieu agrémentent le parcours et par là le récit… Et c’était dimanche, repos du dactylo…

  3. Justine dit :

    On veut plus de photos des villages Mr Bouderlique…
    Et je m’en fou de Wikipédia (la plupart du temps)…

  4. fa dit :

    Réponse: Les Lofoten se trouvent entre Trondheim et Tromsö (le Paris arctique) et te voyant repartir vers le sud, je crois que tu n’en prends pas la direction…
    Nota: ce blog n’est ni monotone ni peu intéressant, mais il est sûr que tu ne prends pas le temps de faire bronzette….ni de prendre un sauna (quel dommage d’avoir raté ça!) et il me semble que tu fais 2 « super marathons » à la fois : le vélo -et- le blog…. les journées n’ont que 24heures…!! donc pas d’auto-dévalorisation !

  5. Brançois Fouder dit :

    non j’arrête pas de lire ce blog !
    En revanche, j’arrête les commentaires ! ouf pour toi !

  6. mathieu bou dit :

    En ce moment je préférerai être sous la pluie que dans une chambre dont la temperature est proche des 30° !!!

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