Mercredi 6 Juillet 2011: un jour 100 (Liabø > Fræna)

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(Dans les oreilles: Iron Maiden, « Rock in Rio ». Le live-berceuse de mes trajets Saint-Quentin – Paris. Scream for me Brazillll!)

Une journée de glande! 100.8 km en 4h24, soit 22.8 de moyenne. Du gris, du beau, des gens cool, du magnifique, des poubelles de rêve, et une abrutie pour couronner la journée.

Épilogue d’hier soir: je checke l’usure de ma chaîne et constate que le 1% d’élongation est atteint. Damn, ma belle Dura-Ace/XTR s’autodétruit après 2500 km, alors que la SRAM que j’avais avant a tenu 3400. Bref, je la change sous le beau soleil de soirée.

Cette nuit, je suis réveillé par une humidité presque suffocante. Alors que je me suis endormi sous un beau ciel bleu, en ouvrant les yeux, je ne vois que brouillard. Inquiet d’une éventuelle pluie, je sors de la tente pour attacher la moitié du toit que j’avais laissée libre.

Je suis sur la route vers 9h. Ouai, j’ai fait un peu la grasse matinée, pour compenser ma nuit plutôt courte de la veille. Comme à Vilnius, j’ai eu un sale mal de genou dans la nuit, mais côté droit, cette fois. Bref, au matin, pas de problème.

Je roule lentement vers le traversier qui assure la liaison entre Halsa et Kanestraum. 30 Kr, soit environ 5€, la traversée de vingt minutes. C’est pas comme si je m’attendais à que ce soit pas cher, mais quand même. En plus, c’est l’arnaque, il y a un super brouillard, donc pas de vue superbe sur le Halsafjorden.

Je continue sur la belle E39, qui est aussi agréable qu’hier. Je traverse des petites vallées, longe l’eau sur des super ponts, passe dans des saignées taillées dans la roche.

Le temps semble parfois se dégager. En arrivant à proximité de l’intersection avec la route 70, ouah! La claque. Un super pont suspendu! Bon, c’est pas ma route…mais il vaut le coup que je monte dessus quand même, juste pour le trip.

Je redescends vers un instant redouté…un tunnel. Et *****, évidemment, comme il est long de 5 km et des, pas de trottoir, pas d’accotement, il est interdit aux vélos. Allez, on fait du stop!

Le stop le plus rapide de ma courte expérience d’auto-stoppeur, si on enlève la fois où je me suis fait ramasser avant même d’avoir levé le pouce (cf. article du 9 Février 2011). La cinquième auto qui me voit s’arrête! Deux petits papis dans un gros 4×4 acceptent de nous emmener, Tornado et moi. Trop bien! Recroquevillé à l’arrière pendant les quelques minutes de tunnel, je prends quelques photos floues. Je suis déposé à la sortie de l’infâme ouvrage d’art. Merci les amis!

Je suis maintenant à moins de vingt kilomètres de Kristiansund. C’est assez fou, toutes ces îles reliées par des ponts et tunnels qui forment une petite agglomération.

Kristiansund me rappelle un peu Halifax: une colline les pieds dans l’eau. Je demande dans un hôtel si je peux utiliser leur connexion… »sure, be my guest! ». ******, que les gens sont cool, ici.

Petit tour en ville, et dégustation de poubelles. Dernières trouvailles: de la marmelade framboise-pomme (miom), des pains au lait. Damn, il est passé 14h, déjà! Hop, direction la fameuse « route atlantique », dont le Guardian dit tant de bien.

Évidemment, pour la rejoindre, il faut…prendre un tunnel. Même topo, interdit aux vélos. Rebelote, Tornado attend appuyé sur le maudit panneau signifiant le bannissement des petites reines, et moi, casque sous le bras, plus beau sourire sur la face, tends le pouce quand un motoriste arrive.

Quelques sourires narquois, pas mal d’ignorance, quelques compassions. Un mec en berline Mercedes s’arrête…peut pas prendre Tornado, qu’il dit. Tant pis, merci quand même!

Ça a pris un peu de temps cette fois, genre une petite demi-heure, je pense. Mais au final, un mec dans une van VW s’arrête. Il parle à peine anglais mais comprend parfaitement mon problème. Super sympa, hop, vélo dans le coffre, et roule ma poule. Il me prend pour un sportif, je lui dis que je voyage juste à vélo. On parle de pêche, et de comment je pêche pas…ahah. Hop, le bout du tunnel! Merci l’ami!

À moi la route atlantique! La première partie est pas exceptionnelle, bien que sympathique. Mais dès qu’on arrive sur la partie côtière…ouah! C’est magnifique. Ça me rappelle un peu les îles de la Madeleine. Mais ici, il fait beau. Les seuls points noirs sur ce paysage idyllique sont les hordes de camping-cars. D’ailleurs, je croise des plaques françaises. V de la main…parler français me manque. :D

J’enchaîne les petits ponts, les digues, les petites îles. Il y a aussi un pont plus haut que les autres. Chargé de toutes les denrées récu-taillées, je misère un peu. (Trouvailles du jour encore non-citées: 5 paquets de biscuits, du pesto, des poires, du raisin.)

De retour sur le continent, j’ai le vent dans le dos sur quelques bornes. À moi les 25 km/h sans rien glander! Devant moi, une grosse montagne est dressée, et danse avec les nuages. Mais je ne la grimpe pas…et me contente de la contourner. (Je sais même pas si une route y monte, anyway.)

Derrière ladite montagne, le vent tourbillonne, et comme j’ai tourné vers le sud, je l’ai tantôt de face, tantôt de côté. C’est un peu sportif, je me bats tant bien que mal, en admirant la jolie vallée dans laquelle passe la route 663, que j’emprunte maintenant. Prés, lacs, comme d’habitude, quoi. Pas pire, comme routine…:)

Il est passé 17h et le vent me tanne. J’ai envie de m’arrêter relativement tôt…allez, on atteint le quota de 100 km, et on se pose au bord du premier lac venu.

Première tentative: je descends vers l’eau via un petit chemin, et arrive à un endroit enherbé, avec deux caravanes et quelques cabanes donnant sur le lac. Jolie place…ah, y’a des gens. Je demande si je peux camper dans un coin. « It’s private. There’s a camping up the road. » Pfff, je l’ai vu toncamping, je veux pas y aller! Bref, je sais pas, j’ai dû lui faire peur à la nana. C’est vrai que des mecs à vélo, avec des poires probablement ramassées dans une poubelle sur le porte-bagages, on peut pas leur faire confiance. Bref, je me casse.

C’est 500 m plus loin que je trouverai un endroit aussi bien. Ça a l’air privé aussi, mais abandonné, ou en tous cas, peu entretenu. J’ai planté Hubba sur une sorte de vieux plancher plein de fourmis.

Demain, direction Ålesund et/ou Geiranger, fjord classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Ouai, j’ai lu des infos pour touriste. Ça et les 100 km « seulement » aujourd’hui, je m’encanaille…

Allez, apéro-poubelle, pâtes-poubelle au pesto-poubelle, biscuits-poubelle, fruits-poubelle.

Bonne nuit sur le plancher!

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11 commentaires pour Mercredi 6 Juillet 2011: un jour 100 (Liabø > Fræna)

  1. bouderlique dit :

    Pour un ancien des Ponts, tu es servi. Merci pour les belles photos.

  2. nico dit :

    ouah, c’est beau… j’y fus jadis, mais j’étais tout ptit, je ne m’en souviens guère…
    depuis 2 jours, la chronique de 7h56 de P.Meyer sur France Cu est dédiée aux vélos, bicycles, et autres, je la conseille à tous, et particulièrement à toi, même si c’est pas forcément le moment !
    http://www.franceculture.com/emission-la-chronique-de-philippe-meyer.html
    (les chroniques des 5, 6 et 7 juillet)
    bise

  3. mathieu bou dit :

    Franchement magnifique ces fjords, tu doit t’en mettre plein les mirettes !!!

  4. merronquerra dit :

    wow, amazing landscapes and bridges!

  5. Mam dit :

    j’ai entendu à la radio, qu’un employé de Monoprix à Marseille aurait été mis à pied pour avoir pris des melons et des salades périmées dans la poubelle du magasin…

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