Mardi 12 Juillet 2011: glande à Bergen (Krossneset > Eikedalen)

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(Dans les oreilles: Renaud, « Paris-Province Aller-Retour ». Son dernier CD écoutable? Oh et puis non, « Mon Amoureux » m’*******, je passe à « Ixnay on the Hombre », de The Offspring. Ohhhh yeaaah oooooh yeaaaah open wide and shove in their meaning of life!)

Une journée de glande urbaine. 83.8 km à 20.5 de moyenne, soit 4h05 en selle. 860 m de dénivelé quand même. (La balade en ville ne compte pas.) Belles rencontres, belle ville, beaux paysages, pas de pluie. Je ne suis plus fâché avec la Norvège!

Je quitte mon spot merdique, une sorte de décharge à gravats, vers 8h30. Cap sur Bergen! Je suis la route cyclable. Elle emprunte le joli pont de la E39, puis tortille le long de la côte, alors que les motoristes foncent dans les tunnels.

Je me doute plusieurs fois de mon chemin, surtout quand je suis paumé dans une sorte de grosse zone commercialo-industrielle toute moche. Allez, un petit coup de GPS.

Je roule tranquillement vers le centre-ville. L’agglomération est assez impressionnante. La recette pour en construire une chez vous, si ça vous tente:
-Prenez des grosses collines et des fjords,
-Posez dessus tout ce qu’il faut pour faire une ville: centre historique, banlieue, port, commerces, industries, tramway, trolleybus,
-Reliez tout par des ponts, et fignolez en creusant plein de tunnels transformant les collines en gruyère.
Et voilà Bergen!

Je ponctue ma route de récutaillements. Au top du jour: 1.5 kg de Twix, une quinzaine d’oeufs (ouai, j’en casse un par boîte pour être sûr…), des amandes.

Bergen est bien jolie, avec son quartier « vieilles maisons en bois toutes croches » classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Je me balade dans le centre ville, et squatte la connexion internet de Burger King.

Merci de tous vos commentaires et messages, auxquels je réponds bien trop brièvement. Alors que je geek sur le trottoir, une dame à qui je n’ai pas demandé son nom m’aborde, visiblement impressionnée par mon fidèle destrier. On jase de la région, de mon voyage, tout ça. Vraiment sympathique! If you read those lines, please comment, I’d like to know your name!

Posé sur un banc public dans le Central Park local, je profite d’un timide rayon de soleil pour me rassasier. Les moineaux sont peu farouches. Il y en a même un qui se permet un aterrissage sportif style « biplan sous la Tour Eiffel » en volant entre mes jambes.

Je glane une carte de l’agglomération au bureau d’information touristique. Me voilà ensuite parti pour un petit tour, en suivant une ancienne voie de chemin de fer reconvertie en piste cyclable. Je cherche un peu mon chemin, par endroits…le truc, c’est que je ne sais pas vraiment où je veux aller. C’est donc encore moins facile pour trouver où aller, en pratique.

Je regarde les cartes à une intersection quand un cycliste m’aborde. Je lui fais part de mon dilemme: soit je trace vers Stavanger en suivant la grosse E39, soit je fais un détour de quelques jours par le Hardangerfjorden. Après en avoir causé devant Burger King avec ma précédente rencontre, je penche pour la deuxième solution. Mon collègue me confirme que c’est très beau, et m’indique comment rejoindre la route qui y mène.

Je rencontre, quelques centaines de mètres plus loin, un couple de cyclotouristes allemands. On jase de nos voyages, de matos…ils viennent de la ville où sont faits les moyeux Rolhoff! La classe. Nice to meet you guys, enjoy your trip!

J’emprunte donc la (très) passante 580, cap au nord. Ah, tiens, un rouleur! J’essaye de m’accrocher…mais le mec s’enfile les faux-plats à 3% à plus de 30 km/h. Je fais pas le poids, c’est le cas de le dire.

Je rejoins la grosse E16…ou plutôt, l’itinéraire cyclable qui la longe. Toujours le même deal: tunnels/viaducs pour les fous du volant, grimpette/virages pour les propulsions musculaires.

C’est pas pour me déplaire: malgré les nuages, les vues sur les fjords sont bien jolies. Ici, ils ont été urbanisés: des maisons partout, une voie de chemin de fer, des routes, des tunnels, des ponts. On est loin du premier que j’ai admiré il y a quelques jours.

Je suis assez content de voir à nouveau un pont suspendu, à travers le Sorfjorden. Je ne l’emprunte pas, mais il me fait bien tripper quand même.

Alors que je remonte vers la route 7, qui m’emmènera vers Norheimsund, sur le beau Hardangerfjorden, je me fais encore doubler par un rouleur. Un triathlète, même, vus les deux porte-bidons sous la selle. Impossible de le coller dans cette côte, le mec est une vraie fusée sur son vélo de 7 kg.

Ma première gamelle depuis un moment: alors que sur une aire de repos je m’approche d’un panneau d’information, vlan, ma roue avant se plante dans une insoupçonnée mare de gravier. Pied droit clippé, je tombe à droite…et *****! Plus de peur que de mal, juste une erraflure…mais j’ai shooté les ****** de graviers pareil.

Je me monte un petit col à un peu plus de 200 m pour rejoindre le bout du Samnangerfjorden. Il fait plutôt bon, je sue à grosse gouttes, et croise le triathlète de tantôt, qui descend comme une balle. Pas super comme montée, pas de vue, du trafic…bof, quoi.

D’ailleurs, c’est à mon tour de foncer, pendant la descente. Je me fais doubler par un bus…allez, je le colle! À moi la descente dans le sillage du gros cul, et la pointe à 71.3, à travers les petits tunnels.

Instants « haine du monde »: depuis un moment mon cyclomètre fait des siennes, je crois que la pile de l’émetteur faiblit. C’est trop bizarre, il s’arrête d’un coup, et quand je le bouge, il remarche. Bref, c’est chiant quand je m’en rends pas compte tout de suite. Genre, la moitié d’une descente à 0 km/h au lieu de 40, c’est pas super pour la moyenne. Enfin, on s’en fout.

Ah, deux cyclotouristes…eh, mais…le mec a un cuissard Duvel! La marque de bière! Ceci est doublement cool:
-probablement un francophone!
-Duvel, quoi, la classe!

En effet, ils sont francophones! T. et son père Y. viennent de Bordeaux. T. roule seul depuis Dunkerque, et Y. l’a rejoint pour Stavanger – Trondheim. Ça fait plaisir de parler de nos voyages et du reste, en français! J’ai oublié de prendre une photo, par contre…boulet que je suis. Amusez vous bien, chers collègues, au plaisir de vous recroiser!

Bon, il est 17h30, j’ai pas trop avancé aujourd’hui, mais je suis un peu tanné…je roule encore quelques kilomètres, et prends une route secondaire. Ah, tiens, une centrale hydroélectrique! Et devant, une jolie pelouse. Ça le fait, je serai bercé par le ronron des cascades et des turbines.

Je m’installe et cuis les oeufs récupérés aujourd’hui, avant de vous écrire ces lignes. La vue sur la centrale m’est appréciable, tout comme les petits patches de ciel bleu entre les nuages.

Bonne soirée hydroélectrique!

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10 commentaires pour Mardi 12 Juillet 2011: glande à Bergen (Krossneset > Eikedalen)

  1. Mam dit :

    Quels exploits ! Mais t’as raison, la moyenne, c’est secondaire, le principo, comme disait je n’sais plus qui de ziczazou, c’est de prendre son pied ! (sans tomber de préférence) .
    Ici aussi on a eu du temps norvégien, ou londonien, au choix, mais nous on est abrité !
    Mais pourtant, pas de cyclotouristes amateurs de douche chaude en ce moment… dommage

  2. bouderlique dit :

    Une journée sans pluie et parler avec des français, tu dois apprécier.

  3. Juan Altitude dit :

    Tu aurais pu me le demander, je t’aurais dit le Hardangerfjorden aussi!

  4. Pap dit :

    Mais je comprends tes brèves réponses! En rentrant, il te faut bien des trucs à raconter… Spot planqué derrière les big bags(pleins de quoi?)… Qu’est-ce qu’ils se racontent? Hubba leur dit: »Mon affaire est dans le sac que je suis et je le suis partout; le matin il m’essuie, en échange il n’essuie pas les piqûres des insectes locaux, vous me suivez? Chacun sa spécialité; j’espère que vous n’êtes pas à usage unique, bâtis comme vous êtes… »
    Tu peux inviter des gens à bouffer avec tes victuailles ou gâter les petits norvégiens qui courent derrière toi en réclamant des cadeaux comme dans d’autres pays… Ah? Pas là-bas! Tant pis pour eux! ça te dit pas un tour en pédalo dans le port… Il ne font pas?

  5. Thierry dit :

    Coucou de Thierry et Yves, nous sommes maintenant a Trondheim. Journee de repos
    Je continue vers le nord tandis que mon pere repart sur Bordeaux… travailler.
    Nous avons reconnu la marre de gravier, nous avons du nous arreter au meme endroit sur une air de service.
    Bonne continuation pour la suite.
    A+
    Thierry & Yves

    • zboud dit :

      Hey, ça fait plaisir de vous lire!! :)
      Au choix, bon courage pour le boulot, ou bonne route vers le grand nord!
      À bientôt!

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