Jeudi 14 Juillet 2011: à la Bastille! (Sandvin > Storasund)

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

(Dans les oreilles: Motörhead, « The Wörld Is Yours ». Outlawww!)

Une belle journée ensoleillée. Des paysages moins époustouflants qu’hier, mais bon, fallait s’y attendre. 133.3 km en 6h20, soit 21 de moyenne. 1576 m d’ascension.

Ce matin, tout est trempé de condensation, comme à chaque fois que le temps est clair et que le soleil n’a pas encore cogné sur Hubba. Enfin, c’est pas comme si j’avais jamais remballé la tente mouillée!

Je prends la route un peu avant huit heures. Il fait frais pour ma référence de 14 Juillet, genre 10°C. Telle une vieille locomotive, je crache des nuages en montant la côte.

J’ai vu aujourd’hui des cascades assez impressionnantes. Elles dévalent toute la montagne pour arriver dans le lac ou le fjord, selon le cas. Les embruns forment un gros nuage qui humidifie la route, qui semble bien ridicule devant la taille de certaines chutes d’eau.

Comme d’habitude, pas mal de passages des grosses routes que je suis sont interdits aux vélos. L’ancienne route, étroite, qui serpente le long de la montagne, est alors à moi: j’y croise rarement un autre véhicule. Malgré l’état de la chaussée laissant parfois à désirer (racines, roches, éboulis…), c’est vraiment cool d’y rouler.
Je monte et descends en surplombant l’eau, passe à travers des tunnels assez troglodytiques où ma sonnette résonne. La vue sur le fjord que je longe est plutôt agréable. Il est assez sauvage: peu de maisons, villages et autres parasitations humaines. Je suis bien content d’avoir de bons garde-boue quand je passe derrière un troupeau de moutons: la route est alors constellée de crottes, impossible de toutes les éviter.

Je m’arrête à Etne pour mes habituelles affaires, bouffe-internet-poubelles. Posé sur un banc public, j’ai mis Hubba à sécher pendant que je me nourris. Allez, flotte inutile, évapore-toi, que j’aie plus à te monter en haut des montagnes!

La grosse E134 est assez chiante, il y a du trafic. Mais j’ai pas trop le choix, de toutes façons. Et puis certains passages sont assez jolis. Mais aujourd’hui je me suis calmé sur les photos. Enfin, je ne pouvais pas ne pas immortaliser la construction d’une plate-forme offshore…assez impressionnant.

Ah, super instant-poubelles. Je débarque derrière l’épicerie et ouvre une benne alors qu’une employée prend sa pause juste à côté. Elle m’aboie littéralement dessus que c’est privé. Je lui réponds « ok, ok, relax! » en m’en allant. Quand je pense à la dame qui m’avait sorti des nectarines, ou à l’ado qui, ayant fini sa journée, sort du magasin et sourit d’un air complice en me voyant, je me dis que je devrais les féliciter. Ou alors, parler d’eux aux gens qui préfèrent gaspiller que nourrir quelqu’un. Bref!

Quelques bornes avant Haugesund, un bon vent de face me fait pester quand un dude me double. Ah, bah voilà! Le mec est assez lent, genre je pourrais le doubler en côte, mais pas beaucoup plus que moi. Alors je profite de son gabarit pour économiser quelques joules dans la bataille contre le vent. Merci l’ami!

Haugesund semble être relativement sympathique, mais quand même plus plate que les autres villes norvégiennes que j’ai traversées. À l’office de tourisme, je demande l’horaire du traversier qui m’emmènera demain vers Stavanger, et remplis mon outre. Je ne m’éternise pas en ville, on est déjà en fin d’après-midi et je voudrais camper tranquille.

Je passe un super-pont, vachement haut et venté. Je ralentis pas mal les motoristes, certains me klaxonnent et me montrent le trottoir, qui fait 50 cm de large, sans barrière avec la chaussée: impossible d’y rouler par ce vent. Et y marcher, plutôt mourir. Partagez la route, vous êtes pas à deux minutes près!

Je prends ensuite une petite route qui me mène jusqu’à une sorte de parc-nature-piste-de-marche-à-mémé. Un bout de la piste est relié aux installations sportives du bled…mais tous les vestiaires sont fermés, pas moyen de prendre une douche. Ouai, depuis Trondheim, je commence à en avoir envie.

Je campe donc dans ce parc, sur une sorte d’aire de pique-nique sympathique. Pas de vue, mais pas de moustiques, et a priori pas d’emmerdes.

Demain, l’île de Kvitsøy, Stavanger et les épées dans le sol!

Bonne soirée au parc!

Publicités
Cet article, publié dans Français, est tagué , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour Jeudi 14 Juillet 2011: à la Bastille! (Sandvin > Storasund)

  1. bouderlique dit :

    Aboyer c’est mieux que mordre! Va falloir prendre une nuit en camping pour une douche! Aprés ces jours de pluie, les rayons du soleil doivrent être appréciables. Merci pour les photos. Destination Oslo?

  2. Mam dit :

    Eh ! C’est fantastique ces cascades !
    Tu ne peux pas en profiter pour prendre une petite douche ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s